« C’est toujours cela que j’ai voulu donner sur scène : faire voir la force violente des idées, comment elles ploient et tourmentent les corps ».
Antoine Vitez

Antoine Vitez aimait écouter le réel, l’interpréter et l’animer. De même que la politique au jour Le jour, la littérature et le mouvement de la pensée ne lui étaient pas étrangers. Du Le monde où il plongeait quotidiennement engendrait la fièvre des idées, force motrice d’un théâtre dont il avait toujours rêvé, le théâtre des idées. Cette relation rend unique sa présence.
Il a entretenu la dynamique de son rapport à l’extérieur grâce à des rencontres, sous aucun prétexte sacrifiées, avec des écrivains, des politiques, des philosophes. Nous nous sommes adressés à eux afin de dégager ensemble l’identité de cet artiste pour qui le théâtre n’avait rien d’un monastère. S’il a cherché obstinément’à s’y enfermer, c’était pour mieux en sortir, afin de toujours se trouver au carrefour et ne jamais rester d’un seul coté.
Les idées, toujours elles, ont alimenté cette combustion et déterminé l’extension de ses relations à des cercles d’amis, autres que théâtraux. Ils se retrouvent ici afin d’ajouter au portrait du metteur en scène celui d’un Vitez tourné vers la pensée du dehors. Ces deux faces réunies constituent sa singularité.
Georges Banu, Marie Etienne.
Le 19 juillet 1994 à 10 heures à la salle Franchet à Avignon, l’Académie Expérimentale des Théâtres, le Festival d’Avignon et France Culture invitent certains des participants au dossier pour un débat autour d’ANTOINE VITEZ, LA FIEVRE DES IDÉES.
Présentées par ordre chronologique, les photos de spectacles illustrant ce dossier sont toutes de mises en scène d’Antoine Vitez.

