Pour Antoine, un signe de la main
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Pour Antoine, un signe de la main

Le 7 Juil 1994
Charlotte Clamens dans ELECTRE, 1986. Photos Lionel Fourneaux.
Charlotte Clamens dans ELECTRE, 1986. Photos Lionel Fourneaux.
Charlotte Clamens dans ELECTRE, 1986. Photos Lionel Fourneaux.
Charlotte Clamens dans ELECTRE, 1986. Photos Lionel Fourneaux.
Article publié pour le numéro
Antoine Vitez, la fièvre des idées-Couverture du Numéro 45 d'Alternatives ThéâtralesAntoine Vitez, la fièvre des idées-Couverture du Numéro 45 d'Alternatives Théâtrales
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Pierre Vial dans LE SOULIER DE SATIN, 1987.
Pierre Vial dans LE SOULIER DE SATIN, 1987.

LE SÉDUCTEUR des planch­es — des corps, des voix, des lumières — pen­sait que « La Tragédie c’est l’histoire des larmes ». Le grand com­mu­ni­ca­teur était donc un homme du secret, un poète dont le secret pre­nait forme du côté de l’ex­il. Nous n’avons que des frag­ments d’un livre rêvé, au titre superbe : LA CHRONIQUE DU GRAND EXTÉRIEUR, qui évoque un ter­ri­toire étranger dont le lieu ne peut être que notre pro­pre cœur à jamais exilé dans sa patrie com­mune. D’où L’ESSAI DE SOLITUDE.
C’est de ce ter­ri­toire que monte sa voix blanche, telle­ment silen­cieuse dans sa fièvre qu’elle sem­ble sur­gir au-dedans de nous. Et en même temps séparée, hors, loin­taine. 

Jan Gastaldy dans LE SOULIER DE SATIN, 1987.
Jan Gastaldy dans LE SOULIER DE SATIN, 1987.

« — comme une voix d’homme, som­bre, sous une voix de femme, dans la nuit, on ne com­prend pas ce qu’ils dis­ent, on les entend, la femme très vite, et lui sou­vent, pen­dant qu’elle par­le sans l’interrompre — ain­si l’écri­t­ure, con­tin­ue, com­pagne de la vie, plus pro­fonde, som­bre, comme la voix d’homme dans la nuit ». L’his­toire, bien sûr, est présente, avec son masque ;l’en­fer du temps, sa douceur, ses cris ; l’en­fant, la femme ; la chair blessée, et sa gloire noc­turne ; le soleil sans chaleur de la mort ; les miettes du quo­ti­di­en sur la table (elles s’in­crus­tent dans la paume); tout est là, insai­siss­able, sans prix. « Tu meurs et le temps est court ». Mais il y a eu l’amour. 

Dominique Valadié dans LE SOULIER DE SATIN, 1987.
Dominique Val­adié dans LE SOULIER DE SATIN, 1987.

« Aimer
c’est aimer
à l’in­fi­ni
à l’in­fi­ni
tif
absolu ».

Le mourant, à l’in­stant de par­tir, songe « au bais­er de la femme pour couper avec ses dents le fil cousu ». Un prodi­ge a eu lieu dans le théâtre des ombres. 

Maïté Nahyr et Evelyne Istria dans ELECTRE, 1986.Photos Fourneaux.
Maïté Nahyr et Eve­lyne Istria dans ELECTRE, 1986.Photos Fourneaux.
Portrait de Murray Grünwall (1931 - 16 avril 1994). Photo Ortrud.
Por­trait de Mur­ray Grün­wall (1931 — 16 avril 1994). Pho­to Ortrud.
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Écrit par Jean Mambrino
Jean Mam­bri­no Écrivain et col­lab­o­ra­teur à la revue Etude. Dernier ouvrage paru : CASSER LES SOLEILS, éd. José Cor­ti,...Plus d'info
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Antoine Vitez, la fièvre des idées-Couverture du Numéro 45 d'Alternatives Théâtrales
#46
mai 2025

Antoine Vitez, la fièvre des idées

8 Juil 1994 — VITEZ. J'ai de la sympathie pour cet homme — et son théâtre d'idées — la même sympathie que j'aurais pour…

VITEZ. J’ai de la sym­pa­thie pour cet homme — et son théâtre d’idées — la même sym­pa­thie que…

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