Espaces de certitude
Non classé

Espaces de certitude

Le 24 Mai 1992
Article publié pour le numéro
Le théâtre de la nature-Couverture du Numéro 40 d'Alternatives ThéâtralesLe théâtre de la nature-Couverture du Numéro 40 d'Alternatives Théâtrales
40
Article fraîchement numérisée
Cet article rejoint tout juste nos archives. Notre équipe le relit actuellement pour vous offrir la même qualité que nos éditions papier. Pour soutenir ce travail minutieux, offrez-nous un café ☕

À pro­pos de l’utilisation des élé­ments naturels dans L’ANNONCE FAITE À MARIE de Paul Claudel, mise en scène de Philippe Adrien, au Théâtre de la Tem­pête, décem­bre 90, reprise octo­bre et novem­bre 91. 

Celui qui regarde la terre

IL y a chez Claudel un rap­port évi­dent, essen­tiel, et cepen­dant sin­guli­er à la nature et en par­ti­c­uli­er à la terre. Dans L’ANNONCE FAITE À MARIE comme un mou­ve­ment cir­cu­laire entre le sacré, le divin, et la terre rythme le texte. Ce n’est pas une logique, argu­men­taire ou non, qui mène de l’un à l’autre, mais plutôt l’un fait écho à l’autre, et par­fois, dans ce tour­bil­lon­nement, on ne dis­tingue pas la voix orig­inelle de son écho. Il s’agit de la terre végé­tale, celle qui nour­rit l’homme, celle à laque­lle est rat­tachée la vie humaine et plus man­i­feste­ment celle des paysans, et c’est cette dernière que la pièce abor­de. La terre y est donc présente dans son élé­men­tar­ité, en tant qu’élé­ment au sens ancien du terme, c’est-à-dire sub­stance essen­tielle, pre­mière. Elle serait à l’origine, ou l’o­rig­ine même. La terre-mère qui a dû don­ner nais­sance à la vie. La terre donc orig­inelle, élé­men­taire et fon­da­men­tale. Cette pro­fonde obses­sion de l’élémentaire rend celui-ci plurivoque et l’invoque dans une représen­ta­tion qui esquive le cliché et le pon­cif. L’élé­ment n’est à aucun moment sim­ple médi­a­teur ou référence, et, l’au-delà ne survient pas dans un mou­ve­ment de divi­sion, de sépa­ra­tion de la terre, mais par excès de prox­im­ité. « Se con­tentera-t-il donc d’une appro­pri­a­tion spir­ituelle, pos­sé­dant chaque chose dans sa forme ou n’en touchant que la sur­face ? Il lui faut plus : il ne veut pas seule­ment voir, mais avoir, pos­séder par son être tout entier l’être tout entier jusque dans sa sub­stance. Il devient alors le poète de l’élémentaire », dit Blan­chot1. On ne peut, ici, par­ler d’une rela­tion arbi­traire entre la matière et le sacré, ni même les con­sid­ér­er comme deux pôles prin­ci­paux du texte. Cette vision a évidem­ment pour source abon­dam­ment avouée les textes religieux dont Claudel fut un lecteur pas­sion­né2. L’évo­ca­tion de la terre se fait au tra­vers de sa vis­i­bil­ité, de sa con­cré­tude, de ce qu’elle a de pal­pa­ble. Il n’est pas indif­férent que Blan­chot par­le de « voir » : il y a une extrême atten­tion portée à la terre, à la nature en tant que vis­i­ble, et de ce vis­i­ble sur­git l’invisible. Cette sorte d’u­nité du matériel et du sacré donne à penser une autre unité comme sa pro­pre tra­duc­tion : le vis­i­ble et l’invisible. L’un ne ren­voie pas à l’autre mais les deux se ren­con­trent en per­ma­nence, même s’il y a au départ le défi­ni, la matière. « Plonger au fond du défi­ni pour y trou­ver de l’inépuisable »3. Le regard atten­tif, et déjà ent­hou­si­aste, porté sur Le vis­i­ble, peut ren­dre pos­si­ble l’accès à l’invisible. C’est donc une vision naïve par l’objet qu’elle regarde (l’élé­men­taire, l’im­mé­di­at) et à la fois pro­fonde par l’in­ten­sité de son regard. La pos­ses­sion de « l’être tout entier jusque dans sa sub­stance » s’opère dans une expéri­ence de regard qui ne se con­tente pas de voir. Jusque-là il n’a été ques­tion que du texte, des mots de Claudel, et alors la visu­al­ité prend un sens par­ti­c­uli­er qui néces­site pré­ci­sion. Le rap­port à la terre existe par le lan­gage, c’est-à-dire par l’ab­sence de la terre, par détour, par évo­ca­tion. Elle n’est pas là, mais elle est évo­quée dans son lien à l’homme, telle que celui-ci peut la regarder. Claudel par­le de la terre ailleurs, notam­ment dans ses pros­es non des­tinées au théâtre, avec autant de fer­veur. Mais L’ANNONCE FAITE À MARIE est une pièce, et porte en elle la promesse ou le désir d’une représen­ta­tion théâ­trale. Le théâtre entre­tient avec l’image une rela­tion essen­tielle : il donne à voir et s’ex­prime, selon des manières par­fois très dif­férentes, entre autres, par images. Promesse d’une représen­ta­tion est donc vœu de regard. Si, au théâtre, on peut par­ler plus aisé­ment du voir et du regard, néan­moins les options de chaque mise en scène peu­vent chang­er, à chaque fois et fon­da­men­tale­ment, ce qui est don­né à voir s’agis­sant d’un même texte. On essaie d’ap­procher les inter­ro­ga­tions aux­quelles mène la mise en scène de Philippe Adrien, dans sa rela­tion à l’image et surtout aux élé­ments naturels présents sur scène. 

L’en­vers du signe 

Une didas­calie de la pre­mière ver­sion de la pièce (celle qu’u­tilise ce spec­ta­cle) indique le lieu : « La grange de Comber­non.…. »4. Dès son entrée dans la salle, le spec­ta­teur est invité à regarder puisque Le décor est vis­i­ble : il n’y a pas de lev­ée de rideau au début du spec­ta­cle. Aux deux côtés de la scène, se tien­nent ver­ti­cale­ment des branch­es d’ar­bres aux feuilles sèch­es. Le sol est recou­vert d’une terre brunâtre et Le décor représente un intérieur de Moyen-Age en pier­res romanes. Au couts de la pre­mière scène une porte s’ou­vre au milieu sur un espace extérieur représen­té par quelques mon­tic­ules et un ciel qui change sou­vent de lumière. Quand on entre dans la salle il y a donc le sen­ti­ment d’une exis­tence antérieure, pro­duit par la vis­i­bil­ité du décor avant le com­mence­ment du spec­ta­cle. Le spec­ta­teur fait irrup­tion dans le lieu même s’il n’y est pas tout à fait étranger ; aus­si loin qu’il puisse se sen­tir des pier­res romanes comme signe d’une autre époque his­torique et surtout parce qu’il peut devin­er leur faus­seté et y voir la volon­té d’une recon­sti­tu­tion, il recon­naît aux élé­ments naturels leur famil­iar­ité. Il y a effec­tive­ment la réso­lu­tion de représen­ter une époque avec pré­ci­sion et dans sa total­ité, « un Moyen-Âge de con­ven­tion »5, et qui va dans le sens de cette « exi­gence des choses vis­i­bles et de l’univers présent »6 pro­pre à Claudel. Ce qui aboutit à une image close sans échap­pa­toire pos­si­ble, sans faille : le regard s’y heurte et ne trou­ve pas de fuite. Ce n’est pas un lieu délabré ou aban­don­né, comme des ves­tiges d’un passé qui per­dure, au con­traire tout « est demeuré intact »7 et il n’y a pas empreinte d’un vécu loin­tain. C’est un lieu habité avec ses mar­ques : de la terre battue qui cou­vre uni­for­mé­ment le sol (et cette uni­for­mité dit ordre et vie) et des branch­es aux feuilles sèch­es. Ces élé­ments naturels ser­vent la recon­sti­tu­tion dans la mesure où ils s’op­posent à une pure archéolo­gie pic­turale, en lui don­nant une vie pro­pre, une actu­al­ité, et à la fois ils vien­nent la con­tredire par ce qu’ils imposent d’immédiat, d’év­i­dent. Immé­di­ateté qui se dis­loque de l’ancienneté his­torique, et qui exalte la dis­tance de cette anci­en­neté par sa dis­lo­ca­tion même. Le car­ac­tère fer­mé de l’image est causé par la fini­tude du décor, par sa minu­tie et son aspect très achevé ; même l’ou­ver­ture d’une porte sur un extérieur (un champ avec des mon­tic­ules) ne fait pas d’ou­ver­ture dans l’image. Visuelle­ment, il y a « la sta­bil­ité ras­sur­ante du paysage immé­di­at »8, et les comé­di­ens s’intègrent dans cet espace qui les encadre. La terre battue et les branch­es, puis l’eau (une fontaine appa­raît vers le milieu du spec­ta­cle) don­nent, pour­rait-on dire au pre­mier abord, une cer­taine réal­ité à la scène, une réal­ité a pri­ori dif­férente de celle du jeu, de la réal­ité théâ­trale, puisque la sim­u­la­tion y est absente. On peut par­ler d’un rap­port physique réel entre les corps des comé­di­ens et ces élé­ments, qui est celui de tout homme à l’eau et à la terre, et qui n’est pas le même avec les acces­soires fab­riqués, les mon­tic­ules et la toile blanche qui représente le ciel. Et pour le spec­ta­teur, ni la terre qui cou­vre le sol même si on sait qu’elle cou­vre les planch­es d’une scène de théâtre, ni les vieilles branch­es même si on sup­pose qu’elles sont là sous l’ordre du met­teur en scène ou du scéno­graphe, ni l’eau même si la fontaine est fausse, ne trou­vent leur sens visuel grâce à la déné­ga­tion. Leur présence se jus­ti­fie par leur matéri­al­ité réelle, par ce qu’elles sont. On voit les comé­di­ens marcher et la terre salir leurs pieds, une comé­di­enne se laver le vis­age avec l’eau de la fontaine. La réal­ité de ce rap­port non simulé aux élé­ments naturels rap­pelle au spec­ta­teur le présent d’une représen­ta­tion en couts, en créant une affinité iden­ti­fi­ca­toire dans sa rela­tion, non pas aux per­son­nages, mais aux comé­di­ens, c’est-à-dire au corps res­pi­rant qui marche dans la boue, s’anime et s’ar­rête dans la fragilité de sa présence, du présent, et qui ressem­ble au « moi » qui regarde. Autrement dit, cela crée une inter­rup­tion, une dis­con­ti­nu­ité dans la con­ti­nu­ité du spec­ta­cle qui est fon­da­men­tale­ment celle de la recon­sti­tu­tion artic­ulée avec un réc­it, une his­toire. Il y a un arrêt, un doute qui est l’ef­fet même de l’év­i­dence de l’élé­ment naturel en dia­logue avec les corps des comé­di­ens. Alors la dis­tance de pure con­tem­pla­tion n’est plus la même : ces élé­ments inter­ro­gent la tem­po­ral­ité du spec­ta­cle en mod­i­fi­ant la dis­tance qu’il préserve avec le spec­ta­teur pour assur­er la recon­sti­tu­tion du réc­it dans sa con­ti­nu­ité, recon­sti­tu­tion qui doit, en dis­sim­u­lant la puis­sante fragilité d’un présent qui peut à tout moment l’in­ter­rompre, faire par­venir le réc­it à son bout. Dans leur vérité, ces élé­ments sem­blent devenir autonomes. Ils se dis­so­cient de l’artifice du théâtre pour l’affirmer et s’af­firmer dans leur soli­tude. Ils sont présents sur scène dans leur dif­férence, donc dif­férem­ment et peut-être plus forte­ment, et don­nent une cer­taine den­sité à l’image. Ils s’intègrent dans le jeu des corps qui les intè­grent à leur tour dans un lan­gage néces­saire­ment ani­mal, prim­i­tif, char­nel. Par cet excès de vérité, de présence, ils se détachent de la scène, refu­sant, dans une cer­taine mesure, de jouer le jeu d’une re-présen­ta­tion, de se dédou­bler, de sig­ni­fi­er, de porter sens et devenir signes, ils résis­tent au jeu pour demeur­er pure présence. Ain­si, par leur sou­veraineté, ils ressor­tent de l’image, comme à la fois au-dedans et en dehors du spec­ta­cle. Cette terre si proche du spec­ta­teur, revê­tant la scène jusqu’au bord et entre­tenant un rap­port vis­i­ble­ment sen­si­ble avec les sil­hou­ettes, cette terre évi­dente qui récuse le men­songe, devient l’espace de con­nivence entre le spec­ta­cle (dans l’il­lu­sion de l’histoire qu’il relate) et le spec­ta­teur. Elle garde trace des pas, de chaque déplace­ment effec­tué sur la scène, et enreg­istre les instants comme une mémoire de la représen­ta­tion à l’image de celle du spec­ta­teur.
De la terre il est beau­coup ques­tion et le texte se tisse d’un vocab­u­laire agri­cole qui s’y rat­tache directe­ment : la terre, le blé, la récolte, la mois­son, etc. Cette terre exposée sur la scène, quels liens main­tient-elle avec le texte ? La prose claudéli­enne ne puise pas sa vigueur et sa com­mu­ni­ca­bil­ité dans le voir de la terre qu’elle nomme, la terre et la pluie y demeurent mots. L’é­coute du texte est pos­si­ble sans rela­tion directe au vis­i­ble, et ce n’est pas celui-ci qui rendrait l’é­coute plus acces­si­ble (on peut même se deman­der si le vis­i­ble ne per­turbe pas l’é­coute du texte….). L’ex­pres­sion du texte ne se définit pas par celle de la visu­al­ité, elle pos­sède ses pro­pres modes. On ne peut donc « visu­alis­er » un texte, un mot, il est invi­su­al­is­able et sa voix n’est pas celle du vis­i­ble. On par­le sou­vent d’il­lus­tr­er un texte. « Illus­tr­er », qui veut dire éclair­er, quand il s’agit d’un texte, ne peut se faire en faisant appel au visuel dans un rap­port qui ferait venir la chose quand le mot est dit. Toute­fois, selon la pièce, il y a réc­it et son lieu cor­re­spond plus ou moins aux normes d’une réal­ité existée. Les didas­calies don­nent des pré­ci­sions sur l’espace de jeu et pos­tu­lent une recon­sti­tu­tion des lieux. Le visuel sem­ble plutôt apporter un espace par­al­lèle au texte. Ce que voit Le spec­ta­teur, objets et corps, réels et pal­pa­bles, n’en­tre pas dans la prose de Claudel. Le mot terre dans le texte n’est autre que mot, mais il peut sug­gér­er (avec toute l’am­biguïté et l’ou­ver­ture de ce verbe) un envi­ron­nement vis­i­ble. De la terre battue sur la scène peut don­ner lieu à la cer­ti­tude de sa pro­pre réal­ité, mais cette réal­ité, per­ver­tie par le texte, perd de son évi­dence et devient prob­lé­ma­tique par une sorte de con­tra­dic­tion entre la présence pos­i­tive de la matière et l’ab­sence par laque­lle et où le mot se fait exis­ter car « Le mot me donne l’être, mais il me le donne privé d’être. Il est l’absence de cet être, son néant, ce qui demeure de lui lorsqu’il a per­du l’être, c’est-à-dire le seul fait qu’il n’est pas… »9 . Par ailleurs, le réal­isme du réc­it est assuré­ment équiv­oque : il y a résur­rec­tion, sub­li­ma­tion des per­son­nages, et une parole mag­nifiée qui s’op­posent à un réal­isme du quo­ti­di­en. 

De la cita­tion du réel à la réal­ité de la cita­tion 

Il a été dit plus haut que l’élé­ment naturel se dif­féren­cie de l’artifice du théâtre et apporte une réal­ité autre. On serait même ten­té de dire qu’il est « le réel»sur la scène, puisqu’il n’est ni trans­for­mé ni déguisé pour simuler autre chose, qu’il est là tel quel et règne comme la seule trace de la réal­ité, entouré d’ar­ti­fices. Ce qui con­duit à oppos­er le naturel à l’artifice comme le réel à l’irréel est l’antagonisme du vrai et du faux. C’est égale­ment cet antag­o­nisme qui mène à penser le théâtre en ter­mes d’ar­ti­fice, de sim­u­lacre, d’illusion. Mais l’artifice n’est-il pas un autre réel, ayant sa pro­pre réal­ité ? La faus­seté d’un ciel représen­té par une toile ne dis­pense pas pour autant d’in­ter­roger la matéri­al­ité de la toile. Il serait plus per­ti­nent de penser l’artifice plutôt comme une réal­ité autre, se dif­féren­ciant de celle du naturel. Ces deux réal­ités présentes dia­loguent, se con­fondent et se sépar­ent. Il est pos­si­ble à son tour, de s’in­ter­roger sur la réal­ité de l’élément naturel mal­gré la cer­ti­tude qu’il sem­ble engen­dr­er. Il est comme un extrait de la nature qui existe en dehors du théâtre. Il est comme une cita­tion et acquiert à ce titre une étrangeté : s’il a été apporté sur la scène tel quel, s’il n’a pas été trans­for­mé à pro­pre­ment par­ler, il est néan­moins sur scène l’objet d’une méta­mor­phose, celle que subit tout objet de cita­tion une fois qu’il est cité et donc for­cé­ment arraché de son lieu d’origine, celle qu’opèrent la dis­tance et la sépa­ra­tion. L’eau est comme en exil dans une fausse fontaine, de même que la terre venue d’ailleurs et les branch­es d’ar­bres qui n’au­raient pu sur­vivre dans une salle enfer­mée de théâtre. Dans un espace qui lui est étranger, et en expo­si­tion, l’élé­ment naturel se mod­i­fie dans sa vis­i­bil­ité : sous le regard du spec­ta­teur, il n’est ni ce que l’on voit de sem­blable ailleurs, ni une pure fab­ri­ca­tion déco­ra­tive. Tout en se dis­tin­guant d’élé­ments non naturels, sa réal­ité habituelle est aliénée dans l’image. Il devient invis­i­ble dans sa matéri­al­ité ordi­naire pour être regardé comme cita­tion, pour ren­dre vis­i­bles les guillemets que l’on met à toute cita­tion. Ain­si, dans sa nou­velle réal­ité, celle de la cita­tion, hors de son con­texte, il devient arti­fice.
Mal­gré la cer­ti­tude à laque­lle il peut don­ner lieu par son authen­tic­ité matérielle (au cas où le spec­ta­teur ne doute pas de cette même authen­tic­ité), l’élé­ment naturel est créa­teur d’un espace, celui pré­cisé­ment de cette cer­ti­tude, où il préserve sa dif­férence, sa soli­tude, et où, en même temps, il se méta­mor­phose, engen­dre doute, méfi­ance et incer­ti­tude. 

  1. Mau­rice Blan­chot, « Claudel et l’infini»in LE LIVRE À VENIR, Gal­li­mard, 1959.  ↩︎
  2. « L’écri­t­ure judéo-chré­ti­enne s’ex­prime entre autres dans une imagerie agri­cole et le chris­tian­isme est une reli­gion du pain et du vin.….», écrit Albert Loran­quin dans son livre CLAUDEL ET LA TERRE, Sang de la terre, 1987.  ↩︎
  3. Paul Claudel, cité par Mau­rice Blan­chot, op. cit. ↩︎
  4. Paul Claudel, L’ANNONCE FAITE À MARE, Théâtre II, Bib­lio­thèque de la Pléi­ade. ↩︎
  5. Paul Claudel, L’ANNONCE FAITE À MARIE, Théâtre II, Bib­lio­thèque de la Pléi­ade.  ↩︎
  6. Mau­rice Blan­chot, op. cit. ↩︎
  7. Paul Claudel, L’ANNONCE FAITE À MARIE, Ver­sion défini­tive, Théâtre II, Bib­lio­thèque de la Pléi­ade.  ↩︎
  8. Jean Starobin­s­ki, « Parole et silence de Claudel », in Nou­velle Revue Française, Gal­li­mard, sep­tem­bre 1955.  ↩︎
  9. Mau­rice Blan­chot, « La lit­téra­ture et le droit à la mort»in DE KAFKA À KAFKA, Gal­li­mard, 1981.  ↩︎
Non classé
Partager
Partagez vos réflexions...

Vous aimez nous lire ?

Aidez-nous à continuer l’aventure.

Votre soutien nous permet de poursuivre notre mission : financer nos auteur·ices, numériser nos archives, développer notre plateforme et maintenir notre indépendance éditoriale.
Chaque don compte pour faire vivre cette passion commune du théâtre.
Nous soutenir
Précédent
Suivant
Article publié
dans le numéro
Le théâtre de la nature-Couverture du Numéro 40 d'Alternatives Théâtrales
#40
mai 2025

Le théâtre de la nature

25 Mai 1992 — Le caillou énigmatique LE noir épais reste obstinément opaque tandis que côté cour une jeune femme assise dans un fauteuil…

Le cail­lou énig­ma­tique LE noir épais reste obstiné­ment opaque tan­dis que côté cour une jeune femme assise dans…

Par Georges Banu
Précédent
23 Mai 1992 — L’IRRUPTION de la nature au théâtre survient soit de façon symbolique (toiles peintes, objets détournés de leur sens premier dont…

L’IRRUPTION de la nature au théâtre survient soit de façon sym­bol­ique (toiles peintes, objets détournés de leur sens pre­mier dont on a sans doute trop abusé dans les années 70) soit par la présence des…

Par Bernard Debroux
La rédaction vous propose

Bonjour

Vous n'avez pas de compte?
Découvrez nos
formules d'abonnements

Mot de passe oublié ?
Mon panier
0
Ajouter un code promo
Sous-total