L’ivresse des sommets
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L’ivresse des sommets

Le 15 Mai 1992
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DE tous les paysages naturels, la mon­tagne, « la grandiose ennuyeuse » , est le plus irri­tant parce qu’il démesure l’homme, dis­ait Michaux qui avait une cer­taine expéri­ence des cimes (« L’at­taque de la mon­tagne » in LA VIE DANS LES PLIS). Le relief mon­tag­neux est l’un des clichés favoris de l’opéra et du bal­let — y com­pris sous sa forme japon­isante : échap­pée com­mode vers un hori­zon illim­ité qui invite à la rêver­ie ou à la médi­ta­tion. Ce décor est rarement fonc­tion­nel. Sur cette pho­to de GISÈLE, la danseuse juchée sur un rocher est man­i­feste­ment per­chée sur un escabeau. Je cit­erais pour­tant un bal­let d’alpinistes — inti­t­ulé GRAVITATION (Opéra comique, 1988) — dont le décor, dû au sculp­teur Bernar Venet représente une mon­tagne géométrique : entrelacs d’angles et d’arcs, fig­urés par des câbles, sur lesquels un groupe de danseurs encordés se déplace comme des notes sur une portée. Car c’est bien le défi auquel doivent répon­dre scéno­gra­phie et mise en scène : restituer à la mon­tagne son énor­mité et sa dimen­sion ver­ti­cale. « S’il te plaît, des­sine moi une mon­tagne » sem­ble réclamer Calderon. Et le déco­ra­teur (Alain Cham­bon) doit trou­ver une idée pour que le mas­sif se déplace dans les airs, comme un oiseau « dont les plumes sont des branch­es » ou comme un vais­seau « dont les rochers sont les grée­ments » (LE MAGICIEN PRODIGIEUX). Trop sou­vent le plateau sert de base de départ ou de retour à une expédi­tion dont tout le dan­ger ou le pit­toresque sont rejetés en hors scène. La mon­tagne n’est plus qu’une avalanche de mots. 

Il faut dis­tinguer au moins deux types de paysages alpestres : la mon­tagne apprivoisée, prop­ice à la prom­e­nade ou à l’ex­ploita­tion touris­tique (hôtel, bar­rage, sana­to­ri­um) et la mon­tagne malé­fique qui invite à la lutte, à l’ex­ploit et à la mort. La pre­mière appar­tient plutôt à la comédie (LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON), la sec­onde engen­dre le drame.
Le décor de Johannes Grützke pour la mise en scène de Zadek de MESURE POUR MESURE à l’‘Odéon (1990) est une cita­tion kitsch des toiles peintes du théâtre tra­di­tion­nel. L’hiv­er (la Rigueur) et le print­emps (la Douceur) souf­flent alter­na­tive­ment le chaud et le froid sur la mon­tagne et dans les cœurs. Les per­son­nages se détachent superbe­ment dans ce cadre déréal­isé — au prix il est vrai d’un obscur­cisse­ment du dis­cours : ver­tu et dérè­gle­ment sem­blent ren­voyés dos à dos. 

L’arché­type de la mon­tagne se déploie en majesté dans. TERRE ÉTRANGÈRE de Schnit­zler, révélé en France par Luc Bondy (1984). Dans l’ex­cel­lent « Guide de Vienne » édité par le Théâtre des Amandiers avec le texte de la pièce1, un chro­mo de la belle époque super­pose à la chaîne alpine un corps de femme dénudée arpen­té par un quar­teron de mon­tag­nards. Dans l’imag­i­naire ger­manique, la mon­tagne est spé­ci­fique­ment une vierge (die Jungfrau). On ne peut donc la vain­cre qu’une fois, comme le laisse enten­dre à mots cou­verts au troisième acte de la pièce le poète Rhone qui fait allu­sion à son épouse :
«Ce doit être étrange : on se trou­ve au pied d’un pic, on l’a con­quis le pre­mier, on ne peut plus l’escalader… Je pour­rais ris­quer une com­para­i­son…»
Une fois con­quis le som­met auquel il a don­né son nom, Aign­er, le directeur de l’hôtel, renonce aux ascen­sions et se con­sacre à ses con­quêtes féminines. De même le lieu­tenant Gus­tel qui a gravi l’Hi­malaya, reste au bas de la pente en com­pag­nie de Mme Rhone. Erna est la pre­mière femme à affron­ter le pic, mais son exploit que le précurseur Aign­er salue d’un bais­er sur le front « comme le vieux Liszt à la jeune pianiste », reste unique et sa vic­toire stérile. Le mont Aign­er est égale­ment le champ-clos où s’af­fron­tent les cheva­liers des temps mod­ernes : com­péti­tion du doc­teur Mauer et de Hofre­it­er pour l’amour d’Erna, pré­fig­urée ‑sept ans plus tôt- par une lutte meur­trière dont l’en­jeu reste mys­térieux, entre le même Hofre­it­er et le mal­heureux Bern­haupt qui a dévis­sé.
L’as­cen­sion de la mon­tagne est d’ailleurs le châ­ti­ment que s’inflige Aign­er pour avoir trompé sa femme, la comé­di­enne Mina Mein­hold, une sorte de juge­ment de Dieu où il cherche une abso­lu­tion méta­physique à défaut d’un par­don impos­si­ble. C’est l’intransigeance de sa femme, « son sen­ti­ment trag­ique de la vie », qui le mène à cette expédi­tion sui­cidaire. C’est cette même intran­sigeance, la ver­tu inac­ces­si­ble de Génia, la femme de Hofre­it­er, qui a con­duit au sui­cide Le pianiste Kor­sakov. Hofre­it­er le lui reproche et pousse dia­bolique­ment Génia dans les bras du lieu­tenant Otto (le fils de son ami Aign­er) auquel il règlera égale­ment son compte de peur d’être ridi­culisé.
La mon­tagne con­dense toute la sym­bol­ique de la glis­sade, de la dérive. C’est par vénéra­tion qu’Aigner a bafoué l’amour unique, rongé par une sorte decan­cer spir­ituel qui lui fait saccager son Bien et mécon­naître son vrai Lieu :
«L’âme est une terre étrangère, une terre étrangère, comme l’a dit un poète ou peut-être un directeur d’hôtel… » Frédéric Hofre­it­er est aveuglé par la prox­im­ité de la mon­tagne et de cette jeune fille qui s’of­fre à lui :
« Frédéric : Elle était attachée, maman Wahl, nous l’étions tous, à la même corde.
Mme Wabl (la mère d’Er­na) : Une corde. une camisole je dirais plutôt, oui ».
Les per­son­nages sem­blent tous hap­pés par un ver­tige, une psy­chose col­lec­tive qui les prive mutuelle­ment de leur rai­son et les pré­cip­ite hardi­ment dans les ténèbres, comme le déclare Erna.
Curieuse­ment, cette présence mag­né­tique de la mon­tagne qui ori­ente tout le dia­logue se traduit par la plus extrême dis­cré­tion sur le plan déco­ratif. Le glac­i­er n’ap­pa­raît qu’au troisième acte, à tra­vers les baies d’une véran­da, de façon assez con­ven­tion­nelle. Le hall de l’hôtel est la plaque tour­nante de divers­es excur­sions qui se croisent, le lieu d’une activ­ité fébrile où le comique l’emporte sur le trag­ique et le jeu de mots sur l’aphorisme philosophique, comme si Le secret de l’âme ne pou­vait se dire que sur fond d’indifférence et de futil­ité, dans l’agitation et la mas­ca­rade. Dans la mise en scène de Nan­terre, ce n’est d’ailleurs pas ce décor qui pré­vaut et qui occupe les affich­es et la mémoire du spec­ta­teur. On se sou­vient en effet de ce court de ten­nis grandeur nature lit­térale­ment ouvert sous les pieds des acteurs, comme une image inver­sée, une mise en abîme de la mon­tagne. Par­ti pris spec­tac­u­laire mais sans doute exces­sif, un peu comme si dans LA CERISAIE le bil­lard invis­i­ble envahis­sait l’espace de la pro­priété. Le ter­rain de ten­nis est effec­tive­ment l’autre champ-clos où les rap­ports de force entre les parte­naires doivent être défini­tive­ment clar­i­fiés, comme le répète à satiété le plus stu­pide et le plus acharné des joueurs. Le match rit­u­alise l’af­fron­te­ment entre Hofre­it­er et ses rivaux, son appétit insa­tiable de dom­i­na­tion. À l’ivresse des som­mets alléguée par la jeune fille, suc­cède bien­tôt l’in­stinct du meurtre. 

Une immense mon­tagne aux belles couleurs changeantes ferme l’hori­zon de LA TRAVERSÉE DE L’HIVER de Yas­mi­na Réza au Théâtre de la Colline (1989), un peu à la manière du port imag­iné par Kokkos pour l’ELEC­TRE de Vitez. Les nuances atmo­sphériques appelées par le dia­logue et les didas­calies ser­vent d’ac­com­pa­g­ne­ment aux états d’âme et les régis­sent en secret : brumes mati­nales, chaleur d’or­age, cré­pus­cule rosé, nuit sans étoiles. Le décor per­ma­nent est ici parte­naire à part entière. Pour­tant la scène, de l’aveu de l’auteur, aurait pu s’ou­vrir sur un hori­zon mar­itime où même s’accommoder du plateau nu. La ter­rasse en sur­plomb sur la mon­tagne est un promon­toire où des per­son­nages de ren­con­tre échangent des pro­pos fur­tifs, des­tinés moins à éclair­er qu’à préserv­er la « pénom­bre des âmes ». Schnit­zler n’est ici cité que pour invo­quer un cli­mat spir­ituel, fausse­ment dés­in­volte où des vacanciers en quête de racines, de con­tact et d’au­then­tic­ité se cherchent, se fuient, se mentent ou se provo­quent pour $€ Mas­quer la fuite du temps, l’ex­il et la mau­vaise con­science de ceux qui sont passés à côté de l’his­toire et de leur des­tin.
«Nous vivons des restes de ce que nous avOPS man­qué et le temps s’é­coule comme une pente lisse ».
Bal­ançant entre un jeune écrivain mal­adroit et un séduisant homme d’affaires sur le retour, Ari­ane n’est pas sans rap­pel­er l’héroïne de TERRE ÉTRANGÈRE. Comme Erna, elle est vic­time de l’ap­pel de la mon­tagne et accom­pa­gne l’in­trépi­de alpin­iste. Mais Avn­er n’a pas l’in­con­science crim­inelle de Hofmeis­ter et repousse les avances de la jeune fille.
«Le mon­sieur Mil­stein que tu as devant toi aspire au calme, au petit bon­heur plat de se repos­er ».
La fin de la pièce ménage toute­fois l’am­biguïté et ramène le loup dans la berg­erie. Revient-il pour ces femmes ou pour ce Heu mag­ique, en dehors du temps qui lui pro­cure un sen­ti­ment d’éternité, de réc­on­cil­i­a­tion avec lui-même ? Les pho­tos ren­dent jus­tice au décor de Stephano Piere­si qui est l’âme de la pièce : une mon­tagne sculp­tée, sur fond de cyclo­rama, séparée de la ter­rasse par un voile de gaze qui laisse ray­on­nef la lumière. 

Ce n’est plus la mon­tagne com­plice ou témoin de l’homme, mais un mon­stre dévo­rant qu’af­fron­tent les per­son­nages de L’ORDINAIRE de Vinaver (1983), vic­times d’un acci­dent d’avion dans la Cordil­lère des Andes. Les sur­vivants ten­tent de s’or­gan­is­er pour trou­ver du sec­ours ou une issue. La pièce relate en sept tableaux (ou « morceaux » ) la lente ago­nie du petit groupe con­fron­té à l’hos­til­ité de la nature, aux préjugés de classe et à la crainte des rebelles hos­tiles au cap­i­tal­isme améri­cain.
Le titre est un énon­cé para­dox­al. Le sujet de la pièce est rien moins qu’or­di­naire puisque les rescapés, comme les pas­sagers du Radeau de la Méduse doivent se livr­er au can­ni­bal­isme pour sur­vivre. La sit­u­a­tion est le reflet exac­er­bé de la vie dans l’entreprise où les parte­naires sont con­damnés à se manger les uns les autres. C’est aus­si la pro­jec­tion fan­tas­ma­tique des rela­tions famil­iales. La jeune fille Nan qui a vu son père éjec­té de la car­lingue racon­te une étrange his­toire de bouche où elle se voit broyée entre les dents pater­nelles :
«J’é­tais mas­tiquée, mâchée je me fai­sais engloutir de la tête aux pieds. »
La mort du père, éjec­té de la cab­ine, est pour elle une sec­onde nais­sance :
«La petite Nan est morte à ce moment-là et je suis dev­enue
Nan­cy di San­to une femme qui ne se lais­sera plus jamais manger par per­son­ne
tant qu’elle vivra ».
La femme de Bob, le directeur, est égale­ment trans­for­mée par l’épreuve :
« J’ai l’im­pres­sion que c’est ici la vie que je suis arrivée ».
Le car­ac­tère épique de l’aventure est souligné par le mes­sage que ces vain­cus de la mon­tagne adressent à la postérité comme un témoignage de leur per­sévérance. 

Le décor hyper­réal­iste du pein­tre Gérard Schloss­er est fidèle à l’esprit de Vinaver dont l’in­ten­tion poé­tique reste dis­crète­ment voilée sous le pseu­do-réal­isme de la sit­u­a­tion, l’hu­mour des dia­logues par­al­lèles, les famil­iar­ités d’un lan­gage coupé de refrains obses­sion­nels et de sourds déra­pages. La car­lingue éven­trée, coincée entre deux blocs de glace, prend tour à tour l’air ras­sur­ant d’un camp­ing impro­visé où l’on prof­ite du soleil ou d’un piège métallique qui se referme sournoise­ment sur sa proie. Dans l’ob­scu­rité, une avalanche envahit brusque­ment l’habita­cle, engloutis­sant trois des cinq sur­vivants. Des voix angois­sées font l’ap­pel des morts. On ne peut sig­ni­fi­er plus sobre­ment la cat­a­stro­phe. 

Le sym­bol­isme de QUAND NOUS NOUS RÉVEILLERONS D’ENTRE LES MORTS, la dernière pièce d’Ib­sen (1904) atteint à un sché­ma­tisme d’épure. Les trois décors con­duisent suc­ces­sive­ment d’un espace ouvert et chaleureux mais étouf­fant (une sta­tion bal­néaire), à de hauts plateaux près d’un sana­to­ri­um où l’e­spoir d’une régénéra­tion revient et en dernier lieu à un pic neigeux envelop­pé de nuages comme un linceul où l’Être coïn­cide enfin avec sa vérité. Il n’y a pas d’intrigue à pro­pre­ment par­ler entre les per­son­nages mais un échange qui se prête admirable­ment à l’analyse struc­turale.
Le sculp­teur Rubek est déchiré entre deux aspi­ra­tions con­tra­dic­toires, L’Art et la Vie, la sub­li­ma­tion et la jouis­sance, cha­cune exigeant en retour un sac­ri­fice : celui de la jeunesse et de l’amour ou celui de l’œuvre. C’est en vain que l’artiste rêve un com­pro­mis — une sorte de ménage à trois avec la Muse et l’épouse. Il ne peut que bless­er ses deux com­pagnes suc­ces­sives : Irène, la femme de mar­bre qui a dû sac­ri­fi­er le désir char­nel à la con­cep­tion de la stat­ue qu’elle appelle son enfant ; Maja, la femme de chair que Rubek a tenue à l’é­cart de sa créa­tion. Aux yeux de l’une et l’autre, l’artiste a fail­li à sa promesse de leur faire con­naître toute la splen­deur de la terre. Maja cassera délibéré­ment son mariage pour échap­per à sa cage dorée en com­pag­nie d’un rude chas­seur d’ours. Quant à Irène, la femme de glace, pour bris­er le car­can de sa folie, elle entraîn­era Rubek dans la splen­deur lumineuse des som­mets pour y assou­vir ses fan­tasmes de Noces immac­ulées.
L’af­fiche du Théâtre Nation­al de Stras­bourg pour la créa­tion de la pièce (1990) passe par le biais de la pein­ture. L’épi­logue est évo­qué par le détail d’un paysage du dix-huitième siè­cle de Jacque­sPhilippe de Louther­bourg, UNE AVALANCHE DANS LES ALPES, représen­tant un chalet dis­lo­qué, un per­son­nage qui s’en­fuit, un autre englouti dans l’abîme. Il est dif­fi­cile, sans tomber dans le ridicule, de porter à la scène une cat­a­stro­phe naturelle : érup­tion, tem­pête ou trem­ble­ment de terre. Le glac­i­er à pic est ici indiqué par l’inclinaison du plateau, de la neige car­bonique et des pan­neaux dis­joints qui fig­urent les crevass­es. Une nuée masque les per­son­nages et c’est la sur­veil­lante d’Irène qui témoigne de leur dis­pari­tion. 

Dans SIT VENIA VERBO de Michel Deutsch (1988), inspiré par l’af­faire Hei­deg­ger2, la mon­tagne est pure­ment allé­gorique. C’est un dia­logue faustien entre Meis­ter et Lern­er où le Maître s’élance vers les hau­teurs de la parabole pour échap­per à l’interrogatoire de son dis­ci­ple qui attend vaine­ment du philosophe un mot de reniement ou de regret sur son engage­ment poli­tique.
La fable est illus­trée par une dou­ble métaphore : le théâtre qui sert de prison au penseur témoigne de son erreur fon­da­men­tale ; la mon­tagne de car­ton-pâte, véri­ta­ble acces­soire théâ­tral, lui sert de refuge idéologique. Le philosophe escalade sous les yeux du spec­ta­teur un som­met minia­ture en se don­nant l’il­lu­sion de plan­er au faîte de la pen­sée et d’échap­per à la jus­tice. L’emphase et le pathos dis­simu­lent l’en­jeu du dis­cours. 

En feuil­letant les archives pho­tographiques, on ren­con­tre d’in­nom­brables décors de mon­tagnes ou de collines sans aucun rap­port avec le texte, comme si le met­teur en scène avait peur du plateau vide. Je n’ai choisi ici — en dehors du pre­mier exem­ple, retenu pour le para­doxe — que des cas où la mon­tagne fai­sait véri­ta­ble­ment le sujet de la pièce. On s’aperçoit alors qu’elle n’appelle pas for­cé­ment à la représen­ta­tion, que sa puis­sance sym­bol­ique est inverse­ment pro­por­tion­nelle à la fig­u­ra­tion. Si la nature est le miroir de l’homme, c’est à la nature humaine qu’elle ren­voie. La vraie mon­tagne est intérieure. 

  1. TERRE ÉTRANGÈRE, un guide pour Vienne, Edi­tion Beba / Nan­terre-Amandiers, 1984.  ↩︎
  2. Voir Farias, HEIDEGGER ET LE NAZISME, Verdier, 1987. ↩︎
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