Les feux du dedans
DES éléments, le feu appartient le plus au théâtre. Au Moyen Âge, on l’érige en principal terme pour désigner l’enfer et des maîtres-essecrets se disputaient les techniques des flammes à but spectaculaire et, explicitement, pédagogique. Plus tard, bien que pour des raisons autres, sa présence sera constante sur le plateau de même que dans la salle : il éclaire les visages et les décors. Les torches absentes chez Shakespeare font leur apparition dès qu’il y a abandon du plein air et enfermement dans les palais jacobéens. Le feu est le propre du théâtre d’intérieur.
On le sait, sur la scène classique, la durée des bougies détermine la durée des actes car leur remplacement impératif exige l’interruption. Bien que ce feu-là, le reproche semble légitime, ne soit pas perçu comme directement impliqué dans la représentation car seulement source d’éclairage, il se rattache à l’acte théâtral comme phénomène d’intérieur. Ensuite avec l’apparition de la rampe, les bougies qui y sont dissimulées projettent des reflets étranges sut les physionomies des protagonistes, êtres blafards surgis de « l’autre côté »… Le feu cesse dès lors d’éclairer uniformément salle et scène pour désigner des frontières, focaliser des regards, exalter des visages. Sa théâtralisation commence.
Mais le feu ne se laisse pas aisément maîtriser. Il préserve dans la clôture de la salle toute son imprévisibilité. Il se dérobe au contrôle et engendre des catastrophes. Deux siècles durant l’incendie ponctue avec obstination la destinée du théâtre comme édifice. Malgré des précautions et des consignes de prudence, le feu semble être inévitable comme s’il rappelait ainsi la fragilité de ses bâtiments qui l’ont accueilli dans leur sein pour éclairer les jeux des êtres imaginaires. Avec des structures en bois et des décors en toile, les théâtres à l’italienne seront une proie facile au point que les statistiques au XIXè siècle dénombrent en Europe tous les deux ans un théâtre calciné. Le feu qui les embrase explique l’importance que les traités d’architecture accordent aux prescriptions techniques concernant aussi bien la prévention que les solutions nécessaires pour assurer l’échappée rapide du public : on exige que les portes de la salle s’ouvrent toujours vers l’extérieur, on calcule la résistance des marches en fonction de l’encombrement que la panique du feu peut produire, on réclame le dégagement de larges couloirs, progressivement on imagine un système d’isolement de la scène qui s’avère être toujours le foyer premier de l’incendie. La scène c’est Le lieu des passions où les êtres, littéralement, jouent avec le feu. feu qui se propage ! D’abord on dresse un réseau métallique à mailles qui se révèle vite trop large pour éviter la traversée des flammes, ensuite, après d’autres essais sans succès, le rideau de fer s’impose. Désormais le feu peut être localisé : que la scène brûle pourvu que la salle soit sauve ! Le public sera rassuré et, à l’abri, il pourra jouir de la représentation sur laquelle le rideau métallique peut tomber à tout instant. Aujourd’hui encore chaque théâtre doit tester le bon fonctionnement du rideau de fer en début du spectacle car, on le sait, le feu ne sera jamais assagi. C’est aussi la raison pour laquelle le pompier de service a fini par appartenir à l’univers théâtral de même que le rideau métallique est devenu un accessoire indispensable, au point même de passer dans le vocabulaire de l’histoire contemporaine. Avec la découverte du gaz, et de l’électricité ensuite, le théâtre découvre la modulation des intensités, la possibilité de séparer la salle et la scène et en même temps de bénéficier de plus de sécurité car le feu réel, vivant, imprévisible sera expulsé. Plusieurs décennies durant, la scène se contentera de le représenter et le chef électricien va déployer, comme jadis les maîtresès-secrets, de véritables trésors d’imagination pour suggérer le feu. Il n’a plus droit de cité dans ce théâtre qu’il a si souvent consumé. Encore maintenant, en Angleterre, on ne déroge sous aucun prétexte à cette conduite précautionneuse.
Les feux du dehors
Banni de l’intérieur, chassé, traqué, le feu n’aura droit de retour que lorsque le théâtre redécouvre le plein air. Si à la Renaissance il a partie liée avec le dedans, au XXè siècle la réconciliation passe par la reconquête de l’extérieur. Dans les spectacles de Max Reinhardt et Jacques Copeau, dans les jardins et sur les places on observe ici et là la bougie des fellinares et la flamme des torches car le plein air, pareil aux salles, sera lui aussi nocturne. Le théâtre regagne l’extérieur, mais point le jour : il s’accomplit dans la nuit. Avec Vilar à Avignon le retour du feu sera pleinement consacré et alors, à la liberté du ciel étoilé s’ajoute la lumière vacillante des torches. Le feu appartient au projet visuel du spectacle — il est programmé — mais en même temps on fait tout pour dire qu’il s’en échappe. Et ainsi le feu, de même que jadis il fut synonyme d’expérience intérieure du théâtre, il consacre maintenant les retrouvailles avec le dehors. Ces feux qui illuminèrent le plateau d’Avignon ont eu une vocation prémonitoire : ils annonçaient ainsi l’‘amorce d’un combat, celui de la réhabilitation des liens directs du théâtre et de la nature. Ils fondent ce que Roland Barthes appelait « un imaginaire de participation » , celui que depuis les Grecs l’extérieur suscite.
Le feu archaïque
Chez Brecht, toute référence au feu s’absente, tandis que chez Artaud il y en a à foison. Ce contraste ne pouvait passer inaperçu aux metteurs en scène qui dans les années 60 se réclament de l’un ou de l’autre au point que les spectacles de filiation brechtienne l’interdisent de plateau tandis que les autres, de filiation artaudienne, en abondent, au point même de galvauder son usage : le feu échoue presque toujours en code de bonne conduite artaudienne. Sauf pour Grotowski, qui sait que l’incandescence doit surgir d’ailleurs, qu’elle est d’abord le fait du jeu. Il l’emploiera tout de même dans son dernier spectacle théâtral, APOCALYPSIS CUM FIGURIS.
Peut-être que nul usage des torches ne fut plus pertinent que celui adopté par Brook à Persepolis pour ORGHAST. Alors, dans ce spectacle des origines ayant Prométhée comme héros, dans ce spectacle qui débute au coucher du soleil pour traverser ensuite la nuit, le feu avait un double rôle. Il désignait la rébellion mythique du personnage et évoquait le contexte primordial des commencements. C’était le feu archaïque1. Nous allons le retrouver naturellement dans la TRILOGIE ANTIQUE réalisée par Andrei Serban de même que dans d’autres spectacles engagés dans la quête du corps comme expression primordiale de l’être originaire.
L’ensemble polonais Gardzienice dirigé par Wodek Staniewski érigea en partenaire privilégié le feu qui devait témoigner de la quête éperdue d’une relation originaire où la nuit, la forêt et la caverne apparaissent comme les foyers premiers de l’homme. Ce feu que l’on retrouve dans le spectacle sur Rabelais de même que dans LES AÏEUX intervenait aussi comme élément actif, à même de soutenir l’énergie du groupe, de lui répondre et de l’exalter. Dans ces spectacles on n’employait pas la terre ou l’eau et le feu apparaissait comme le seul élément apte à entretenir une relation noble, intense et dévastatrice entre l’homme et le cosmos. Le feu, intermédiaire privilégié ! Toujours, à l’extérieur ou dans des lieux non théâtraux, le feu s’érige en emblème d’un manque et en expression d’un vœu : le vœu du théâtre comme art où le corps nu d’un côté et le feu initial de l’autre furent les deux symptômes de l’excès cherché avec obstination dans les années 60.
Le feu domestique
Presque pour tempérer l’extension du feu archaïque, feu à l’écart du théâtre comme édifice, feu incendiaire, un autre feu, quotidien, familial, feu d’intérieur intervint sur les scènes des années 70. Alors des feux de cheminée commencent à se multiplier, des bougies et des lampes de nuit scintillent dans l’obscurité. On les retrouve dans les spectacles avec des textes du XIXè siècle, du CANARD SAUVAGE d’Ibsen mis en scène par Lucian Pintilié jusqu’aux TROIS SŒURS de Stein. Dans Strindberg ou Ostrovski, d’Oslo à Moscou et de Prague à Bucarest, le feu vient accomplir l’intérieur bourgeois, le parfaire, car ces feux sont le plus souvent les feux de l’intimité. Feux bachelardiens du repli sur l’enfer casanier, simulacre d’un bonheur toujours dénoncé. À ces feux fin de siècle, à ces feux des bâtisses nobles s’ajoutent plus tard les feux des cuisines, des réchauds, du butagaz de l’univers de Krœtz et Tilly. Les feux de l’hyperréalisme contemporain. Feux médiocres, feux de l’amertume assumée et de la solitude banalisée. Du feu de bois au feu à gaz la mise en scène développe la variation d’un même motif : le feu domestique. Il apparaît comme un élément vivant dans un intérieur livré au mensonge ou au silence car s’il accomplit la vérité globale de l’image scénique, il apparaît aussi, à l’œil du public, comme une preuve de vérité, un refus du faux semblant, un déni d’illusion. Dans l’univers familial le feu domestique conteste l’irréalité des mots et dénonce leurs jeux. Quand les gens se trompent les flammes seules ne mentent pas. C’est pourquoi l’intuition de Jacques Lassalle au Vè acte de TARTUFFE fut merveilleuse : apeurée, la famille d’Orgon se réunit autour d’un brasero. Là elle se ressoude ; le feu guérit du froid de l’intérieur. Dans LE RETOUR DE LA VILLÉGIATURE de Goldoni, mis en scène par Strehler, le froid et l’obscurité viennent s’ajouter à l’échec des passions sur fond de feux faibles, impuissants, inaptes à maintenir en vie un amour défunt. C’est l’ultime combat avant que la nuit tombe et la douleur l’emporte. Le feu domestique, irrémédiablement, sera lié à la psychologie. Entre eux il y a échange, dialogue, accompagnement constant.
Le feu politique
Outre les feux des origines et les feux de l’intimité un autre terme se fait jour : c’est le feu politique. Feu provocateur. Le feu qui ne renvoie pas aux commencements et qui abhorre les intérieurs. Ce sont les feux de la théâtralité exacerbée, assumée, clamée, feux allumés contre un monde réduit aux clichés, un monde détruit par la consommation et endormi par le confort. À Nancy, lieu de nos nostalgies soixante-huitardes, il y avait surenchère du feu. Dans la rue, de même que dans les salles, le feu devenait de plus en plus métaphore du refus et d’un inextinguible besoin d’authenticité. Il y eut même des manifestations mémorables comme dans ce spectacle du Théâtre Stu où une femme nue traversait l’écran des journaux enflammés. La presse peut brûler si le sexe reste sauf. Alors l’effervescence politique de l’époque se retrouvait dans l’incandescence, littérale, de la scène. Et quand Brook dans US brûlait des papillons comme substituts des autos-incendies auxquelles se livraient, à l’époque, les partisans du Vietnam il rattachait lui aussi le feu à un combat politique. Le théâtre échappait ainsi au règne des simples mots dénonciateurs pour affirmer ses choix politiques grâce à des solutions qui parvenaient à sauvegarder un plaisir sensuel fondé sur l’étonnement et l’excitation. Le feu, sous le signe de Jan Pallach qui s’était immolé au cœur de Prague, fut intégré par le théâtre dans son exercice politique le plus direct. Il apparaissait comme un appel à la consommation de soi. Mais assez rapidement l’esthétique l’emporta et le feu échoua en un cliché. Du feu comme résistance on passait au feu comme complaisance.
Le feu philosophique
À ce modèle se rattachent certaines des meilleures utilisations du feu chez Daniel Mesguich ; elles s’inscrivent dans un registre où le plaisir de la théâtralité s’affirme avec évidence bien qu’il opère sur fond d’image qui fait sens. Ainsi le livre en flammes de TITUS ANDRONICUS, solution plusieurs fois reprise, ne saura pas être perçu seulement sous l’angle de la performance pyrotechnique car là, une belle métaphore surgit : celle de la passion du livre, du mot et non pas du corps et de l’acte. Souvent la poésie au théâtre vient de ce type de Littéralité2. Ainsi rendu concret, le culte mesguichien du livre parvient à atteindre l’impact de certaines images surréalistes. Ailleurs Mesguich embrase des maquettes de théâtre qui se consument sous nos yeux. La volonté du recours au feu philosophique est indéniable. Mais chez lui, ces solutions apparaissent souvent comme autonomes, ayant un rapport éloigné avec la fable qu’il casse, agresse ou bouleverse. De là, sans doute, la facilité avec laquelle Mesguich parvient à faire circuler ses trouvailles d’un spectacle à l’autre. Mais à force de chercher la performance il bascule parfois du goût pour la pensée à celui pour le spectacle, où seul l’exploit compte.
Deux spectacles des années 80 se sont mis d’emblée sous le signe du feu. SCHLIEMANN de Bruno Bayen et LE LIVRE DE JOB d’Engel. Le premier imagine une chambre en flammes où la performance pyrotechnique cède le pas à la signification philosophique : pour l’homme du pari insensé — trouver Troie — l’espace brûle. Comme si les flammes de la vision qu’il porte en lui accédaient physiquement à la scène. Feu de la quête intérieure. Feu sans trace. Feu de l’archéologue habité par une combustion de longue durée.
Le second spectacle fait d’emblée, littéralement, flamber le décor. Engel met ainsi le spectacle tout entier sous le signe de l’incendie préliminaire, de l’excès hyperbolique, de la dévastation… après, il n’y a plus que des pierres, qu’un désert de souffrance, qu’une complainte éternelle.
Ce feu philosophique n’accompagne ni le spectacle, ni le héros. Mais il les place également sous le même signe, celui de l’excès premier qui, une fois accompli, appelle au combat avec la résignation et à la sauvegarde de soi. Le feu sert de préface rimbaldienne à laquelle succède la prose de l’effort et le poids du programme. Après avoir connu l’expérience du feu, héros et spectacle ne font qu’un dans une même quête de vérité autant que de survie. Chez Artaud, le feu est un horizon, ici il est un début. Entre les deux, toujours, la déception.
Le feu ludique
Le développement de la technique, on le sait, a des incidences sur le théâtre. Et ainsi dans cet espace humain, forcément limité, ces dernières années, des performances de la pyrotechnie vont déferler : de romantique le feu devient alors baroque. Il perd le lien avec les origines pour se rattacher au spectaculaire performant où la surprise devient prioritaire. Feu qui éblouit et séduit.
Dans des espaces non théâtraux, une véritable poésie des flammes et des étincelles se déploie. Elle fascine et enchante les spectateurs. Ainsi elle se déploie dans les spectacles du groupe catalan Els Comediants. Le feu se rattache chez eux à l’univers de la fête, du carnaval, il anime ces spectacles conçus comme actes communautaires. C’est un feu hautement technologisé et ses performances sont le résultat du travail des artificiers experts. Royal de luxe produit lui aussi du feu, un feu ludique mais il se réclame moins de l’esthétique du carnaval que de l’esthétique naïve où le plaisir provient du grossissement des effets. Ici ce que l’on montre c’est le rapport particulier entre l’ampleur du feu déclenché et la maîtrise affichée. Le Royal de luxe ne joue pas avec le danger tandis que le groupe Fura Del Baus, lui, exacerbe le sentiment de danger. Le feu, un instant, se rattache à une esthétique du choc et du péril.
À l’intérieur, le recours au feu ludique fait aussi école. Ainsi dans BLACK RIDER de Bob Wilson, le personnage du démon a Les ongles en flammes, chez Mesguich, dans LUCRÈCE BORGIA, une boule de feu danse au-dessus des spectateurs comme un feu follet du théâtre, dans LA DUCHESSE D’AMALFI mise en scène par Matthias Langhoff les flammes des chandeliers s’allument selon Le bon souhait du metteur en scène. Ce feu-là se théâtralise et ainsi la scène nous confronte au maniement ludique du feu. Feu stupéfiant, mais feu sans danger ni enjeu, feu de théâtre où ce qui compte c’est toujours l’étonnement. De l’éthique des profondeurs à l’esthétique des éblouissements.
Le feu dramaturgique
De loin, c’est la catégorie la plus difficile à cerner. Et cela d’autant plus que, de manière diffuse, à des pourcentages variés, elle se retrouve dans les autres classes. On peut désigner comme feu dramaturgique le feu qui affirme la moindre autonomie — elle ne sera jamais intégralement absente — pour se présenter comme appelé légitimement par l’univers du spectacle et les exigences de l’histoire. Ainsi dans LA TRAGÉDIE DE CARMEN, le spectacle de Brook, il y a quatre feux qui délimitent le campement gitan de même que le cercle clos dessiné par une sorcière pour les amants qui s’enlacent. Les feux ici s’inscrivent dans la continuité de la terre rougeâtre qui recouvre le plateau : ils viennent compléter l’image essentielle de l’Espagne proposée par Brook. Le recours au feu semble être aussi déterminé par la logique dramatique du spectacle et par la cohérence de l’univers constitué. Par contre, lors du MAHABHARATA le feu aura une existence plus à part et la ligne des flammes qui zèbrent le plateau séduira surtout pour ses vertus plastiques. Les torches qui éclairent au début le palais caverne du ROI LEAR, mis en scène par Grüber, participent au climat initial de même que le brasero, déjà cité, qui clôt le TARTUFFE de Lassalle. Le feu dramaturgique serait donc le feu qui apporte sur le plateau ses attributs particuliers mais qui en même temps apparaît comme immergé dans l’action, comme appelé par la logique des événements. Dépourvu de toute velléité spectaculaire évidente sa première raison d’être c’est de servir à la narration.
Le feu mnémonyque
Miniaturale et épisodique, cette septième catégorie réunit les usages du feu comme élément citationnel des représentations de jadis. Elles sont sans doute évoquées par un ensemble de procédés mais parmi eux, le feu trouve aussi sa place, place « culturelle ». Lorsque Strehler refait la rampe avec des bougies pour ses dernières versions d’ARLEQUIN, il évoque un spectacle du XVIII siècle et un certain mode historique de présence du feu. Celle-ci produit chez Strehler un effet de mémoire avec tout ce qu’il suppose comme séduction nostalgique. Dans ses Shakespeare, Ariane Mnouchkine réhabilite aussi la rampe tant décriée afin de joindre au travail sur une forme orientale du théâtre, le Kabuki, la référence à l’espace où celle-ci se forgea. La fonction citationnelle ne fait pas de doute. Le feu participe maintenant à l’effort général de résurrection des expressions défuntes du spectacle sur fond de mémoire théâtrale sauvegardée. Ce feu-là rappelle, bien entendu, le théâtre comme phénomène d’intérieur où public et comédiens baignent dans la lumière vacillante des bougies. Il n’a plus rien à voir avec les torches du théâtre rituel des années 60, torches dont on constate aujourd’hui la disparition presque généralisée. Au feu des origines succèdent depuis 30 ans toutes les autres déclinaisons du feu. Les feux du théâtre.
- Bien qu’il inscrivait Prométhée dans un univers moderne, André Engel, lui aussi, utilisait abondamment le feu dans son spectacle de Nancy, donné dans un lieu abandonné. ↩︎
- Dans un spectacle récent, le groupe Rafaele Sanzio procédait à l’embrasement du lit de Desdémone. Le lit/le livre : la passion dite à l’aide des flammes. ↩︎

