Des évocations…

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Le 6 Juin 1995

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Théâtre d'Afrique Noire-Couverture du Numéro 48 d'Alternatives ThéâtralesThéâtre d'Afrique Noire-Couverture du Numéro 48 d'Alternatives Théâtrales
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LES ACCIDENTS font bien les choses. Je me trou­vais muet. L’é­tat si bien con­nu de latence d’où tout peut jail­lir, mais d’où rien ne pour­rait tout aus­si bien venir. L’é­tat de végé­ta­tion. Quand se bous­cu­lent dans la tête à la fois trop de fra­cas et trop de silence. Le temps où l’on doute de la sig­ni­fi­ca­tion de chaque mot et où la déf­i­ni­tion des émo­tions est un con­glomérat de pen­sées et de sen­sa­tions épars­es. Vide. Je me sen­tais vide.
Et puis voilà que je tombe sur une série de signes que je tiens pour par­tielle­ment liés au spec­ta­cle que je pré­pare sur la sécu­rité sociale : la vision de plusieurs spec­ta­cles très dif­férents, mais cha­cun exem­plaire, divers­es lec­tures, et la redé­cou­verte sai­sis­sante des pein­tres et pho­tographes de la « nou­velle objec­tiv­ité ». Vous savez ? Des signes que l’on croit liés au mir­a­cle et qui ne sont en fait que des infor­ma­tions pour vous sig­naler que vous êtes bien dans l’air du temps ou pire que vous êtes l’ab­solu et banal fruit de votre époque. Je com­pris que cette péri­ode de latence était pré­cisé­ment l’état indis­pens­able de spec­ta­teur du réel. C’est un sen­ti­ment étrange qui mêle l’en­nui à la disponi­bil­ité totale. On réag­it à peine à ce qui se passe, on boit le monde, on se rem­plit l’en­veloppe.
Dès lors, cet état m’a don­né les moyens de m’in­ter­roger sur cer­taines angoiss­es et j’ai envie de me promen­er à tra­vers elles quelque peu avec vous. Au détour de ces évo­ca­tions, vous vous retrou­verez peut-être. 

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Théâtre d'Afrique Noire-Couverture du Numéro 48 d'Alternatives Théâtrales
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