MATHIEU FALLA (1943, Liège) se plaît à rappeler que tout petit déjà, devant sa famille réunie, il cabotinait, récitait, dansait. Aussi, tout naturellement, il deviendra comédien et écrira des histoires pour le théâtre. Pendant ses études de philologie romane, il fait jouer ses pièces par le Théâtre Universitaire de Liège, ce qui lui vaut ses premiers articles, ses premiers succès. Fort de ces encouragements, il continue à écrire jusqu’à ce que son métier de professeur dévore la presque totalité de son temps. Il lui faudra près de douze ans, par exemple, pour écrire ALIÉNOR D’AQUITAINE OÙ L’AIGLE SE RÉJOUIRA. En 1978, lorsqu’il rencontre Francis Sourbié, le théâtre reprend la première place. Il collaborera avec ce metteur en scène français à plusieurs reprises, comme auteur et comme comédien. En 1983, il remet l’écriture au placard pour au moins dix ans. Il n’écrira ni pièce ni rien d’autre. D’ailleurs il reconnaît que seul lui convient le théâtre, le roman demandant un travail de trop longue haleine, de trop longue solitude. Depuis 1993, il écrit à nouveau régulièrement.
Aliénor d’Aquitaine ou L’aigle se réjouira
ALIÉNOR D’AQUITAINE a quatre-vingts ans. Elle vit et dort avec, en elle, à côté d’elle, les femmes qu’elle a été aux périodes clés de son existence : la reine de France, la reine à la croisade, l’épouse divorcée de Louis VII et remariée à Henri II, La prisonnière à Salisbury, la veuve devenue reine mère. Ces six femmes parlent entre elles du pouvoir et des hommes. Parce que l’écuyer Geoffroy représentait l’amour pour Richard Cœur de Lion, son fils défunt, Aliénor le laisse dormir à ses pieds. Elle tentera de le délivrer de la nostalgie qui le ronge depuis la mort de son amoureux, en lui affirmant que Richard ne l’a pas aimé, pas même mentionné pendant son agonie. Cinq ans plus tard, elle Le rappelle pour lui dire que Richard n’avait aimé que lui. Entre-temps, il s’est retiré au couvent…
Mathieu Falla puise le plus souvent ses sujets dans l’histoire ou dans la littérature. Cela lui permet de parler du monde d’aujourd’hui de manière détournée car il n’aime ni le théâtre qui traite frontalement de l’actualité, ni celui qui privilégie le discours à l’histoire.
MZ
Œuvres théâtrales
SATIRICON
Création par le Théâtre de Novembre dans une mise en scène de Francis Sourbié à Avignon, en juillet 1979.
Distribution : de 15 à 43 personnages
Durée : entre 1h15 et 1h40
TRICOTER À PONTOISE
Création dans une mise en scène de Dominique Poulange au Théâtre Marie Stuart, Paris, en janvier 1980.
Distribution : 1 homme
Durée : 1h
PETITE SUITE TOLOSANE
Création dans une mise en scène de Francis Sourbié à Avignon, en juillet 1981.
Distribution : 2 hommes
Durée : 1h15
ORDALIE OÙ LA MISE EN ABÎME
Création dans une mise en scène de Francis Sourbié à Avignon, en juillet 1981.
Distribution : 2 femmes, 2 hommes
Durée : 1h30
LES PRINTEMPS DÉROBÉS
Création dans une mise en scène de Marcelle Dambremont au Théâtre-Poème, Bruxelles, en avril 1983.
Distribution : 2 femmes
Durée : 1h30
ADRIENNE MARTHE PÉLOUAGNE 1933 – 1982
Création dans une mise en scène de Francis Sourbié au Centre culturel de Compiègne et Valois, en février 1984.
Distribution : 2 femmes, 8 hommes
Durée : 5h
ALIÉNOR D’AQUITAINE OU L’AIGLE SE RÉJOUIRA
Création dans une mise en scène de Francis Sourbié au Nouveau Théâtre Mouffetard, Paris, 1992
Prix de littérature dramatique de la Province de Liège 1967.
Distribution : 6 femmes, 1 homme
Durée : 1h30
Pièces créées dans le cadre du théâtre amateur de la Cornue, à Liège.
LES AMOURS DE MARIANA, 1986 ;
GILLES OU L’ÉTRANGER, 1994 ;
L’EMPORTE-PIÈCE, 1995.

