78-79 Festival d’Avignon 1980 — 2003
Festival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives Théâtrales

Festival d’Avignon 1980 — 2003

Événements, fidélités, découvertes

#78-79
juillet 2003
63 articles
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FESTIVAL D’AVIGNON 1980 – 2003 Événe­ments, fidél­ités, décou­vertes Coédi­tion Fes­ti­val d’Avignon Bernard Faivre d’Arcier et Alain Crombecque ont dirigé suc­ces­sive­ment le fes­ti­val d’Avignon de 1980 à 2003. Chris­tianne Bour­bon­naud les a accom­pa­g­nés dans cette aven­ture placée sous le signe de la fil­i­a­tion vilar­i­enne et du renou­veau néces­saire. Ce numéro témoigne du chapitre de l’histoire du théâtre qu’ils ont écrit. Evéne­ments, fidél­ités, décou­vertes — autant de repères pour retrou­ver l’alliance du poli­tique et du poé­tique dévelop­pée en Avi­gnon durant presque un quart de siè­cle. Le Fes­ti­val, mytholo­gie vivante du théâtre mod­erne

AU SOMMAIRE

Au sommaire

Avignon, l’hiver

C’EST donc d’Avignon, l’hiver, que tout a ger­mé : de rien, de la pierre, du silence, d’un arbre, et voilà le théâtre adulte fondé. Ce qu’Avignon a don­né à Vilar, ce n’est pas un lieu priv­ilégié, un site pres­tigieux, suant de spir­i­tu­al­ité. Heureuse­ment non : c’est un lieu sim­ple, froid, naturel, disponible au point que l’homme pou­vait enfin y installer le tra­vail de l’homme, et le sur­gisse­ment du spec­ta­cle hors d’une matière sans voix et sans com­plic­ité. Ce lieu exigeait que l’on…

Par Roland Barthes

Le Festival, mythologie du théâtre

AVIGNON est un chapitre man­quant des Mytholo­gies de Barthes. À tra­vers le temps, il est par­venu à répon­dre point par point à l’acception que Barthes accorde au terme.…

Par Bernard Debroux et Georges Banu

Filiation et renouveau

ALTERNATIVES THÉÂTRALES : Com­ment le fes­ti­val d’Avignon a‑t-il évolué ces 25 dernières années ? Quel regard peut-on porter sur vos deux direc­tions dans leur dif­férence et leur com­plé­men­tar­ité ? Alain…

Par Bernard Faivre d'Arcier et Alain Crombecque
Bernard Faivre d'Arcier,
photo Tristan
Jeanne-Valès I Enguerand.

Nous sommes faits de l’étoffe des spectacles que nous avons vus …

Jorge Lavelli, LELE CONTE D’HIVER 1980

Tout LE CONTE D’HIVER pour Maria Casarès dans le Temps ! Jorge Lavel­li entraîne l’actrice que Genet aimait tant vers cette théâ­tral­ité de l’excès dont l’oeuvre de celui-ci est…

Par Georges Banu
LE CONTE D'HIVER de Shakespeare, mise en scène Jorge Lavelli, avec Maria Casarès, photo Marc Enguerand.

Ariane Mnouchkine, LES SHAKESPEARE, 1982

Par crainte, sem­ble-t-il, que le Théâtre du Soleil ne se sub­stitue au TNP de Chail­lot, il fut rarement invité . Mais lorsqu’il arri­va avec LES SHAKESPEARE, la Cour…

Par Georges Banu
RICHARD Il de Shakespeare, mise en scène Ariane Mnouchkine, photo Marc Enguerand.

Jean-Pierre Vincent, DERNIÈRES NOUVELLES DE LA PESTE, 1983

Depuis ce spec­ta­cle, je ne crois pas avoir vu un théâtre aus­si « choral », flux et reflux de mass­es en mou­ve­ment, bal­let pop­u­laire d’un corps social saisi par l’épidémie,…

Par Jean-Pierre Vincent et Jean-Loup Rivière

Georges Lavaudant, LES CÉPHÉIDES, 1983

Vers trois heures du matin, le fidèle chat noir qui tra­verse paresseuse­ment le plateau de la Cour du palais des Papes et puis dis­paraît dans les dessous Les…

Par Colette Godard, Antoine Vitez et Georges Lavaudant
LES CÉPHÉIDES de Jean-Christophe Bailly, mise en scène Georges Lavaudant, avec de gauche à droite Annie Perret et Philippe Morier-Genoud, photo Michel Sartil Enguerand.

Peter Brook, LE MAHABHARATA, 1985

La Car­rière Boul­bon, d’entrée, et cela, sans doute, grâce au MAHABHARATA, se con­sti­tua en l’autre cen­tre du Fes­ti­val qui ain­si se dilatait au point de trans­former en ellipse…

Par Georges Banu
LE MAHABHARATA de Jean-Claude Carrière, mise en scène Peter Brook, avec, de gauche à droite Andrej Sewerin, Sotigui Kouyaté, Bruce Myers, photo Brigitte Enguerand.

Alfredo Arias, Roberto Plate, LA TEMPÊTE, 1986

Sur les murs de la Cour du palais des Papes les spec­ta­cles ont lais­sé leurs empreintes, elle n’est pas restée indemne. Certes, la Cour a servi d’assise pre­mière…

Par Georges Banu
LA TEMPÊTE de Shakespeare, mise en scène Alfredo Arias, photo Brigitte Enguerand.

Bruno Bayen, OEDIPE À COLONE, 1987

Bayen pour­suiv­ait ici le des­sein des grands met­teurs en scène du vingtième siè­cle : inter­roger, percer, retrac­er la ligne gui fonde le théâtre, celle qu’on appelle tou­jours, mal­gré son…

Par Jean-Loup Rivière

Joël Jouanneau, L’HYPOTHÈSE, 1987

Pour le Fes­ti­val, l’espace des Péni­tents blancs est, en mineur, ce que la Cour est en majeur. Aux déploiements épiques du palais répon­dent ici les spec­ta­cles de for­mat…

Par Georges Banu

Bartabas, CABARET EQUESTRE, 1987

C’était l’époque où Bartabas et son dou­ble, le fri­son Zin­garo à robe noire, rejouaient en toute com­plic­ité l’antique faire sem­blant inquié­tant et cocasse du domp­teur et du domp­té.…

Par Odile Quirot
CIRQUE ZINGARO, Bartabas, photo Marc Enguerand.

Antoine Vitez, LE SOULIER DE SATIN, 1987

Tout est clos encore bien qu’à ciel ouvert. Les proues de Rodrigue et Prouhèze, comme les deux grandes lèvres de la bouche d’ombre, s’entrouvrent sur l’inconnu. Et j’entends…

Par Éloi Recoing

Patrice Chéreau, HAMLET, 1988

Patrice Chéreau, comme son maître Gior­gio Strehler, n’affectionne pas le plein air. Le théâtre, pour eux, est plutôt affaire d’espace clos où les corps n’affrontent rien d’autre que…

Par Georges Banu
HAMJ.ET de Shakespeare, mise en scène Patrice Chéreau, avec Gérard Desarthe et W. Yordanoff, photo Marc Enguerand

Sami Frey, JE ME SOUVIENS, 1988

« Tu te laiss­es aller, tu te laiss­es entraîn­er ; il suf­fit d’un dos gris qui te précède de quelques mètres et tu obliques dans la rue grise…

Par Bernard Debroux

Thierry Salmon, LES TROYENNES, 1988

Devant les fenêtres occultées du cloître, le cimetière de la Char­treuse de Vil­leneuve, aux pieds d’une gar­rigue dom­inée par des rem­parts qu’éclairent des brûlots, est le lieu clos…

Par Jacques Hislaire

Jean-Luc Courcoult, LA VÉRITABLE HISTOIRE DE FRANCE, 1990

Deux sil­hou­ettes, non moins recon­naiss­ables au pre­mier coup d’oeil : l’une, celle de Napoléon, con­tem­plant son rêve, Moscou, découpé telle une carte postale chro­mo dans les pages d’un fab­uleux…

Par Odile Quirot
LA VÉRITABLE HISTOIRE DE FRANCE, Royal de Luxe, mise en scène Jean-Luc Courcoult, photo festival d'Avignon.

Tadeusz Kantor, O DOUCE NUIT, 1990

Après avoir présen­té QU’ILS CRÈVENT LES ARTISTES, spec­ta­cle migra­teur, Tadeusz Kan­tor, à l’initiative de l’Académie Expéri­men­tale des Théâtres, fut invité à Avi­gnon pour ani­mer un stage avec de…

Par Georges Banu
Ô DOUCE NUIT, création et mise en scène de Tadeusz Kantor, photo Monique Rubinel / Enguerand.

Bruno Meyssat, AJAX, 1990

Dans un décor de pierre, sans mots, grâce aux déplace­ments silen­cieux et à une ter­ri­ble, obstinée fix­a­tion sur image, Bruno Meyssac parvient à l’éternité de l’instant trag­ique. La…

Par Georges Banu
AJAX, FILS DE TELAMON de Sophocle, mise en scène Bruno Meyssac, avec Philppe Cousin, Marie-Ève Edelstein et Éric Rondepierre, photo Monique Rubinel I Enguerand

Jean Jourdheuil, Jean-François Peyret, LE CAS MÜLLER, 1991

Jean Jour­d­heuil et Jean-François Peyret, séparé­ment ou ensem­ble, ont imposé Hein­er Müller sur la scène française. Et cette rela­tion priv­ilégiée avec son écri­t­ure con­nut son accom­plisse­ment grâce à…

Par Georges Banu
MÜLLER II: RIVAGE À L’ ABANDON, mise en scène Jean-François Peyret et Jean Jourdheuil, avec Benoît Regent et Christian Collin, photo Marc Enguerand.

Jean-Louis Martinelli, CALDERÓN, 1992

Il est des spec­ta­cles dont la mémoire a gardé juste une image. Forte.Prégnante. Obsé­dante. Du CALDERON présen­té par Jean-Louis Mar­tinel­li, c’est la reprise d’un tableau de Vélasquez :…

Par Jean-Louis Martinelli
CALDERÓN de Pier Paolo Pasolini, mise en scène Jean-Louis Marcinelli, avec Christine Gagnieux, Martine Schambacher et Régis Laroche, photo Marc Enguerand.

Didier-Georges Gabily, ENFONÇURES, 1993

Le Tinel chez Gabi­ly. Hold­er­lin avait vu loin, si loin qu’il n’en était jamais revenu. Son poème du voir lui avait brûlé les ailes, et la langue, cal­cinée…

Par Bruno Tackels

Philippe Caubère, LE ROMAN D’UN ACTEUR, 1993

LE ROMAN D’UN ACTEUR « Les âmes sont ces petits êtres qui me don­nent la réplique et pouf­fent avec moi de rire ou d’horreur. » Antonin Artaud. Ce n’est…

Par Bernard Debroux et Eloise Tabouret

Jacques Lassalle, DOM JUAN, 1993

L’essence du théâtre, peut-être : deux se sont arrêtés là pour par­ler de ce qui leur tient à coeur. Deux sont là, un peu de lumière, un siège. Tout…

Par Jacques Lassalle et Jean-Loup Rivière
DOM JUAN de Molière, mise en scène Jacques Lassalle, avec Roland Bertin et Andrzej Sewerin, photo Marc et Brigitte Enguerand.

Stuart Seide, HENRI VI, 1994

Pas tout à fait cinquante ans après la créa­tion inau­gu­rale de RICHARD II par Jean Vilar dans cette même Cour d’honneur du palais des Papes dont l’architecture goth­ique…

Par Yannic Mancel
HENRI VI de Shakespeare, mise en scène Stuart Seide, photo Marc Enguerand.

Alain Françon, PIÈCES DE GUERRE, 1994

L’espace est vide. Juste délim­ité par les palis­sades de bois qui le recon­stru­isent au rythme des villes et des ter­res sans vie. Sept heures pour dire l’apocalypse au…

Par Didier Méreuze
PIÈCES DE GUERRE d'Edward Bond, mise en scène Alain Françon, photo Enguerand.

Stanislas Nordey, VOLE MON DRAGON, 1994

Le Tinel chez Nordey. Les mots glis­sent, s’infiltrent, pren­nent les vieilles pier­res, envahissent tout, sans relâche, occu­pent la nuit, redonnent vie et force à nos vieux principes mon­u­ments-…

Par Bruno Tackels

Jacques Nichet, ALCESTE, 1994

Dans la cabane-théâtre en bois qui réu­nit salle et scène, Jacques Nichet révèle un Euripi­de inat­ten­du. Celui d’un Alces­te qui n’est pas homme mais … femme. La mise…

Par Jacques Nichet et Didier Méreuze
ALCESTE d'Euripide, mise en scène Jacques Nichet, avec Émile Abossolo-M'Bo, photo Marc Enguerand.

Emilie Valantin, J’AI GÊNÉ ET JE GÊNERAI, 1995

Une dou­ble décou­verte : celle d’un auteur russe mau­dit — Dani­il Harms — et celle des mar­i­on­nettes d’Émilie Valan­tin. Naïves. Beauf. Butées. Stu­pides. Fan­tasques. Frag­iles. Manip­ulées. Fig­ures grotesques aux…

Par Didier Méreuze
J'AI GÊNÉ ET JE GÊNERAI, textes de Daniil Harms, mise en scène Émilie Valantin, photos Marc et Brigitte Enguerand.

Olivier Py, LA SERVANTE, 1995

Aubanel chez Py. ÇA NE FINIRA JAMAIS. La fête du théâtre a con­quis le monde entier, le jour comme la nuit étoilée, ciel et terre mêlée. Face à…

Par Bruno Tackels
L'ARCHITECTE ET LA FORÊT d'Olivier Py, avec Céline Chéenne et Michel Fau, photo A. Fonteray / festival d'Avignon.

Jérôme Deschamps, Macha Makeieff, LES PIEDS DANS L’EAU, 1995

Dans un labyrinthe étriqué de petits cabanons ver­ti­caux, cab­ines de plages, chalets, appen­tis ou remis­es à out­ils de jardins ouvri­ers, toute une sur­pop­u­la­tion s’agite et s’affaire. Pour tuer…

Par Yannic Mancel
LES PIEDS DANS LEAU de Jérôme Deschamps et Macha Makeieff, photo Marc et Brigitte Enguerand.

Heiner Müller, ARTURO UI, 1996

Arturo Ui, pos­sédé et cabotin, offre sa peau, sa gorge, sa voix. Et sa graine de respectabil­ité. Son cos­tume strict ressem­ble à celui des nota­bles qui l’observent à…

Par Odile Quirot

Piotr Fomenko, LOUPS ET BREBIS, 1997

Il fait encore jour et on entendrait une mouche vol­er dans le Jardin du Lycée Saint-Joseph. Pour­tant, à quelques rires qui tombent juste, je sens que seules deux…

Par Jean-Loup Rivière et Béatrice Picon-Vallin
LOUPS ET BREBIS d'Alexandre Ostrovski, mise en scène Piotr Fomenko, photo Armelle Paranthoen/ Marc Enguerand.

Didier Bezace, PEREIRA PRÉTEND … , 1997

Sur le plateau nu, posé comme un radeau, les comé­di­ens ont pour seule arme l’évidence de leur présence. Après LE PIÈGE de Bove et LA NOCE CHEZ LES…

Par Bernard Debroux et Didier Méreuze
PEREIRA PRÉTEND ... d'après Antonio Tabucchi, mise en scène Didier Bezace, avec Daniel Delabesse et Thierry Gibault, photo Brigitte Enguerand.

Romeo Castellucci, GIULIO CESARE, 1998

Aubanel chez la Socié­tas. JULES CESAR. Tragédie du pou­voir et pou­voir de la tragédie — qui reste notre cri essen­tiel, faible mais vital. César, toi qui vas mourir,…

Par Romeo Castellucci et Bruno Tackels

Eimuntas Nekrosius, HAMLET, 1998

Eau et feu, fer et glace. Dans une atmo­sphère de nuit noire, trouée en per­ma­nence d’une pluie fine, le Litu­anien Nekro­sius mul­ti­plie les visions infer­nales et oniriques. Inter­prétée…

Par Didier Méreuze

Joseph Nadj, LE CRI DU CAMÉLÉON, 1999

LE CRI DU CAMÉLÉON de Joseph Nadj, l’oeuvre est aujourd’hui con­nue. Et sa révéla­tion, un soir heureux, au Théâtre de la Ville, sem­ble bien loin. L’univers, pro­gres­sive­ment, a…

Par Georges Banu
LE CRI DU CAMÉLÉON, mise en scène de Josef Nadj, photo festival d'Avignon.

Valère Novarina, L’ORIGINE ROUGE, 2000

Quand le théâtre est rompu, épuisé dans les avant-gardes vieil­lis­santes et les nou­veaux brechtismes, lui, Nova­ri­na, invente, au début des années soix­ante-dix, le théâtre inin­ter­rompu. Per­pétuel retour du…

Par Jean-Pierre Sarrazac

Iouri Lioubimov, MARAT/ SADE, 2000

Inter­dit de mise en scène par la cen­sure bre­jnevi­enne, revu et cor­rigé par Lioubi­mov, ce MARAT/ SADE est le spec­ta­cle le plus jeune du Fes­ti­val de cette année-là.…

Par Béatrice Picon-Vallin
MARAT/SADE d'après la pièce de Peter Weiss, mise en scène Iouri Lioubimov, photo Vincent Pontet/ Enguerand.

Declan Donnellan, BORIS GODOUNOV, 2001

C’est à Moscou que Declan Don­nel­lan a mis en scène BORIS GODOUNOV, la pièce de Pouchkine, pièce qui a tou­jours agité le théâtre russe. Sans doute parce qu’avec…

Par Georges Banu

Thomas Ostermeier, LA MORT DE DANTON, 2001

Tableaux d’une exé­cu­tion … Machiner­ie déglin­guée d’un grand théâtre des idées, épuisé, dépe­nail­lé. Un sem­blant de cadrages presque pornographiques sur des instants « pris sur le vif ». l’Histoire…

Par Odile Quirot
LA MORT DE DANTON (DANTONS TOD) de Georg Büchner, mise en scène Thomas Ostermeier, photo Pascal Geley / Engtterand

Frédéric Fisbach et Bernardo Montet, BÉRÉNICE, 2001

Une ques­tion d’équilibre( s ), de glisse­ments, d’entre-deux : Fis­bach / Mon­tet, théâtre/ danse, acteurs/ danseurs, inter­prètes / per­son­nages, alexan­drins / corps, mon­u­ment clas­sique / moder­nité plas­tique … De…

Par Christophe Triau

Oskaras Korsunavas, VISAGE DE FEU, 2001

Ren­con­tre inat­ten­due entre un écrivain de l’Ouest et un met­teur en scène de l’ancien Est, entre von Mayen­burg et Oskaras Kor­sunavas. Le spec­ta­cle par son éton­nante vital­ité con­firme…

Par Georges Banu

Bernard Sobel, UBU ROI, 2001

Posé dans la paume de l’énorme main aux doigts brisés, Denis Lavant est un Ubu lutin et tri­om­phant, frère du Jar­ry de 15 ans. Igno­ble, retors, sale égoïste…

Par Bernard Sobel et Didier Méreuze
UBU ROI d'Alfred Jarry, mise en scène Bernard Sobel, photo Enguerand.

Krzysztof Warlikowski, PURIFIÉS, 2002

« C’est un chef‑d’ oeu­vre » — pre­miers mots mur­murés au terme de ce spec­ta­cle avec la cer­ti­tude d’avoir par­ticipé aux fiançailles excep­tion­nelles entre un auteur con­tem­po­rain et son…

Par Georges Banu
PURIFIÉS ( OCZYSZCZENI) de Sarah Kane, mise en scène Krzysztof Warlikowski, photo festival d'Avignon.

Eric Lacascade, PLATONOV, 2002

PLATONOV a la grandeur de cer­tains débuts célèbres. Débuts dont la portée ne s’éclaire gu’ultérieurement, car oeu­vres de l’origine et non pas du par­cours. Il leur mangue ou…

Par Georges Banu
PLATONOV d'Anton Tchekhov, mise en scène Eric Lacascade, photo Philippe Delacroix/festival d'Avignon.

Jean-François Sivadier, LA VIE DE GALILÉE, 2002

Et si le savoir, le plaisir de la décou­verte était aus­si gai, enfan­tin et léger que ce bal­lon en sus­pens dans les airs qu’arbore le Galilée de Nico­las…

Par Odile Quirot

Rodrigo García, AFTER SUN, 2002

Des corps gui tombent, et gui résis­tent à la chute, gui voudraient bien rester droit, penser, vivre, sim­ple­ment, digne­ment — et gui tombent mal­gré tout. Pour se main­tenir…

Par Bruno Tackels
AFTER SUN de Rodrigo Garía, photo Philippe Delacroix / festival d'Avignon.

Denis Marleau, LES AVEUGLES, 2002

Impres­sions d’Av­i­gnon Retour dans cinq lieux de la ville-théâtre. Cinq lieux que j’ai investis avec mes spec­ta­cles et mes équipes.Des lieux où j’ai vécu ver­tige et jubi­la­tion ; doute…

Par Georges Banu et Denis Marleau
LES AVEUGLES de Maurice Maeterlinck, mise en scène Denis Marleau, photo jean-Max Tremblay.

Anatoli Vassiliev, MÉDÉE-MATÉRIAU, 2002

Valérie Dréville, seule en scène, toute à sa quête exigeante des lim­ites du théâtre qui l’a menée de Vitez à Vas­siliev. Elle exerce son art « en présence…

Par Béatrice Picon-Vallin et Anatoli Vassiliev

Les scènes de l’ailleurs

Inde, Japon, Chine

Année de l’Inde, 1985 Japon, 1994 Chine, 1998

Par Eloise Tabouret

Le corps de la danse

Témoignages d’artistes et textes de Georges Banu, Bernard Debroux Yan­nic Man­cel est con­seiller artis­tique et lit­téraire au Théâtre du Nord. Il enseigne l’histoire du théâtre à l’université de Lille. Il est mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Alter­na­tives théâ­trales. Didi­er Méreuze est cri­tique dra­ma­tique au jour­nal Let Croix et col­la­bore à !’Ency­clopédie Uni­ver­salis. Béa­trice Picon- Vallin dirige le lab­o­ra­toire de recherche sur les arcs du spec­ta­cle au CNRS Édi­tions et la col­lec­tion th XX aux édi­tions l’Âge d’Homme. Odile Quirot est cri­tique de théâtre au Nou­v­el Obser­va­teur depuis 1992. Elle a été con­seil­lère au cab­i­net de Jack Lang de 1990 à 1992. Elle a pub­lié ROYAL DE LUXE ( éd. Acres Sud). Jean-Loup Riv­ière est maître de con­férences à !’École nor­male supérieure, pro­fesseur au Con­ser­va­toire nation­al supérieur d’arc dra­ma­tique et a pub­lié dernière­ment COMl­MENT EST LA NUIT ? ESSAI SUR L ‘AMOUR DU THÉÂTRE, L’Arche édi­teur, 2002. Jean-Pierre Sar­razac est auteur dra­ma­tique, pro­fesseur d’études théâ­trales à la Sor­bonne Nou­velle et au Cen­tre d’ÉTudes Théâ­trales de Lou­vain-la-Neuve. Bruno Tack­els est essay­iste et dra­maturge. Il enseigne l’esthétique et l’histoire du théâtre à l’université de Rennes. Christophe Tri­au est enseignant en études théâ­trales à l’université de Poitiers, mem­bre de l’équipe de recherche « Représen­ta­tions » ( Paris X — Nan­terre) et du comité de rédac­tion d’Al­ter­na­tives théâ­trales.

État des lieux

LA DANSE à Avi­gnon … Cer­tains, bien sûr, diront que ce n’est que la cinquième roue du car­rosse, une sorte de sac­ri­fice oblig­a­toire à l’air du temps. Et…

Par Jean-Marie Wynants
DAPHNIS ET CHLOÉ, chorégraphie Jean-Claude Galocca, 1982, photo Marc Enguerand.

Le Vif du sujet

FAIRE SE RENCONTRER un danseur et un choré­graphe ! Quoi de plus banal a pri­ori. Et pour­tant, avec ce sim­ple pos­tu­lat de départ, le fes­ti­val d’Avignon s’est trou­vé un…

Par Jean-Marie Wynants

La danse flamande

ANNE Tere­sa de Keers­maek­er, Jan Fab­re, Alain Pla­tel : la danse fla­mande a con­quis Avi­gnon tout en sec­ouant les habi­tudes des fes­ti­va­liers. La pre­mière de MOZART CONCERT ARIAS fut…

Par Jean-Marie Wynants

Les spectateurs, le public

Le public du festival d’Avignon

De l’invention d’une communauté imaginaire à la constitution d’une audience fidèle et assidue

À L’ORIGINE, le pro­jet du fes­ti­val d’Avignon s’est bâti en affichant une volon­té orig­i­nale dans la manière de « fab­ri­quer » son pub­lic. Cette part du con­trat élaboré en direc­tion…

Par Emmanuel Ethis, Jean-Louis Fabiani et Damien Malinas
Saluts du SOULIER' DE SATIN, mise en scene Antoine Vitez, photo Marc Enguerand.

Voir, recevoir, réfléchir ensemble

En quar­ante-trois ans d’existence, l’association Cen­tres de jeunes et de séjours du fes­ti­val d’Avignon dirigée pat les Ceméa, a per­mis à plus de cent mille per­son­nes, ado­les­cents et…

Par Jac Manceau
Rencontre « Théâtre de jeunes», cour du Petit Mistral, photo Éric Paul.

Itinéraires de spectateurs

AU FESTIVAL D’AVIGNON, les Ceméa agis­sent depuis plus de cinquante ans et con­stru­isent une rela­tion nou­velle entre le pub­lic et le théâtre. Exigeant et exal­tant, encom­brant et nour­ris­sant,…

Par Jean-Noël Bruguière
Saluts du SOULIER DE SATIN, mise en scène Antoine Vitez, photo Marc Enguerand.

Chronologie de la programmation

Cette chronolo­gie reprend les spec­ta­cles de théâtre et de danse, les expo­si­tions et les événe­ments poé­tiques du Fes­ti­val. Il n’est pas fait men­tion des débats, lec­tures, con­certs, pro­jec­tions…

Par Alternatives théâtrales
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coeur des arts de la scène.
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