Dans un décor de pierre, sans mots, grâce aux déplacements silencieux et à une terrible, obstinée fixation sur image, Bruno Meyssac parvient à l’éternité de l’instant tragique. La malédiction qui frappe Ajax, dont l’on ne restitue plus que la situation, consiste justement dans son infinie immobilité, dans son exil sans merci. Muet de désespoir, le héros, projeté dans un désert de cailloux, se confronte à un ciel vide et à un monde sans échos. Enfermement absolu. Et ainsi, dans cet AJAX, Sophocle rejoignait Beckett.
Après avoir présenté QU’ILS CRÈVENT LES ARTISTES, spectacle migrateur, Tadeusz Kantor, à l’initiative de l’Académie Expérimentale des Théâtres, fut invité…



