NÉE À SERAING le 15 décembre 1954.
Dominique Rathmès passe son enfance dans les coulisses des théâtres. Elle y suit son père, Jean Rathmès, auteur wallon, figure théâtrale en soi qui fut successivement mineur, ouvrier d’usine, maçon et policier. Alors, des séances de maquillage aux répétitions, des spectacles du Théâtre National à la vie de la cité où elle habite, le théâtre s’impose comme une évidence et l’écriture bientôt comme une obsession. Une écriture qui, tout naturellement, s’enracine dans les conditions de travail, les anecdotes que racontent les ouvriers et les immigrés. En 1973, elle participe à la fondation du Théâtre de la Renaissance, compagnie de théâtre-action où l’écriture collective se fonde sur l’improvisation (LA CRISE EST LÀ QUI NOUS PREND PAR LE BRAS, RUE DES ITALIENS… ). Peu à peu, Dominique Rathmès rend sa plume indépendante de la création collective. Ainsi, depuis OUT, UNE VILLE AU BORD DE L’AMER, son écriture se déploie également dans des scénarios (L’AMOUR SANS TOIT, ANAÏS 1990…), une traduction-adaptation (ÉDOUARD Il) et des pièces pour jeune public. Attachée à la Compagnie Maritime, elle anime de nombreux ateliers et participe à des spectacles d’intervention. Tous ses textes répondent à une commande.
Doriana et Valentino

PEUT-ÊTRE sont-ils artistes ? Peut-être ont-ils eu leur heure de gloire dans tous les théâtres de l’Italie ? Peut-être connaissent-ils le grand impresario De Santis ? Pourtant, en ce moment, Doriana et Valentino vieillissent dans un appartement misérable et se nourrissent souvent du souvenir des paillettes. Avec au ventre, le besoin vital d’un public, besoin d’être vus, de jouer la comédie. Et quand Alducio, le revendeur un peu minable, se présente, on l’accueille et aussitôt, on l’installe. À trois, pour tromper le temps en attendant le retour de la gloire, ils répètent le prochain show. Le temps d’un wir, leur réalité se profile : leurs ratages, leur insignifiance, leur misère. Mais, semble nous dire l’auteur, la culture italienne, c’est aussi une bonne dose d’insouciance, de joie de vivre et un sens inné de la fête, du théâtre. Alors, main dans la main, Doriana et Valentino reprennent le chemin de leurs rêveries.
ND
Œuvres théâtrales
OUT, UNE VILLE AU BORD DE L’‘AMER
Création collective au Théâtre de la Place à Liège, en mai 1985.
Distribution : 4 femmes, 7 hommes
Durée : 1h
L’ÉPAVE
Création dans une mise en scène de Jean-Louis Colinet au Centre culturel de Seraing, en 1986.
Distribution : 2 femmes, 6 hommes
Durée : 1h30
DORIANA ET VALENTINO
Création dans une mise en scène de Jean-Louis Colinet au Théâtre de la Place, en 1987.
Adapté pour la télévision pa Jean-Pierre Grombeer et diffusé sur la RTBF Liège en mai 1988.
Distribution : 1 femme, 4 hommes
Durée : 1h30
L’AVOCAT DU DIABLE
Dialogue d’appartement.
Création par le Centre de théâtre-action de la Communauté française de Belgique, à Combs-la-Ville, en 1989.
Distribution : 1 femme, 1 homme
Durée : 1h
Adaptation et traduction
ÉDOUARD II
de Christopher Marlowe
Création dans une mise en scène de Jean-Louis Colinet au Théâtre de la Place, en 1990.
Distribution : 1 femme, 18 hommes
Durée : 2h30
Théâtre jeune public CAROLE, création par la Compagnie Maritime dans une mise en scène de l’auteur, 1988 ; OPS ET SIEGFRIED REVIENNENT DE GUERRE, création dans une mise en scène d’Enzo Righès, 1991.
À consulter
THÉÂTRE-ACTION DE 1985 À 1995, ITINÉRAIRES, REGARDS, CONVERGENCES,
Éditions du Cerisier, Cuesmes, 1996.

