Avant-propos
Le sujet sur lequel Aternatives théâtrales me demandait d’écrire ne m’inspirait pas énormément. Du reste, je travaille actuellement sur un autre projet et j’ai toujours eu du mal à « diversifier » mes activités, comme pourtant toute petite entreprise devrait le faire. Enfin, je suis aussi très lent. J’ai donc profité de ces petites excuses pour réaliser une idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps.
Mon cousin est médecin. Il a été envoyé en mission par le gouvernement en Afrique centrale. En même temps qu’il pratique son métier, il coordonne les activités des différentes O.N.G. présentes sur place.
Mon cousin et moi, nous avons le même âge, et une grande complicité. Il voyage beaucoup et nous avons pris l’habitude de communiquer par courrier. J’ai toujours été très impressionné par ses lettres. Ce qu’il raconte, il le raconte sans fioritures, sans effets de style, sans commentaire, sans complaisance. Ça avance tout droit, c’est rapide. Et j’aime ça. Je lui ai dit assez vite que j’étais jaloux de sa capacité à rédiger ses expériences. Il ne me croyait pas. J’ai essayé de l’encourager à écrire en dehors du cadre épistolaire, mais il n’a pas voulu.
J’ai donc pensé que cette fois, le prétexte était tout trouvé. Je lui ai demandé d’écrire un texte que je signerais. Je pensais réellement le signer, mais lorsque je l’ai lu, j’ai préféré ne pas y toucher et vous le livrer tel quel. Voici donc le témoignage de mon cousin, Léon Pfefer.
Serge Kribus

