À côté de la critique journalistique traditionnelle et de la critique universitaire, il existe une troisième parole, produite par un spectateur « intéressé, à la lisière du théâtre, à la fois en dedans et en dehors du spectacle… mais les plus grands textes sur le théâtre, d’après Bernard Dort, sont ceux d’écrivains : Mallarmé, Musil, Zola ; mais ils ont aussi été écrits par des praticiens : Stanislavski, Meyerhold, Jouvet… aujourd’hui Brook, Vitez… ou mieux encore, par des hommes de plateau qui étaient aussi, d’abord peut-être, des écrivains : Brecht ou Artaud. C’est à partir de ces réflexions que ce numéro a été conçu : écrit uniquement par des praticiens du théâtre : écrivains, metteurs en scène, scénographes, comédiens.
L’enfant qui défie la mort
L’ouvrage collectif L’Enfant qui meurt, sous la direction de Georges Banu – membre inspiré de notre comité de rédaction et ancien directeur de thèse –, traite de la mort de l’enfant, victime d’une tragédie insoutenable et d’une destinée implacable. L’enfant, figure impuissante, livré à la fureur des dieux, désigne en vérité le…
Par Leyli Daryoush











