Une fois abolies les frontières imposées par la censure (en 1974) et dépassées les périodes de préjugés politiques et idéologiques, la scène portugaise put enfin redéfinir ses options et ses investigations esthétiques. En matière de théâtre, les projets les plus durables sont en général issus du rôle novateur joué par la renaissance du théâtre amateur et universitaire dans les années 60. C’est de cette époque que date la restructuration de la célèbre Casa da Comedia — née prophétiquement l’année de la mort d’Artaud et intimement liée au grand agitateur moderniste que fut Almada Negreiros. De ces compagnies novatrices reste le Teatro Experimental de Cascais. Du Grupo 4 émergèrent des fondateurs du Novo Grupo et du Centro Intermunicipal Almeida Garrett et le metteur en scène controversé Filipe Là Féria. Ce numéro passe en revue encore bien d’autres projets marquants, tels que la Comuna (1973), la Cornucópia (1973), le Grupo Teatro Hoje (1975) etc.
L’enfant qui défie la mort
L’ouvrage collectif L’Enfant qui meurt, sous la direction de Georges Banu – membre inspiré de notre comité de rédaction et ancien directeur de thèse –, traite de la mort de l’enfant, victime d’une tragédie insoutenable et d’une destinée implacable. L’enfant, figure impuissante, livré à la fureur des dieux, désigne en vérité le…
Par Leyli Daryoush











