Ce numéro rassemble de nombreux textes et témoignages d’artistes et de critiques africains pour que, de cette multiplicité de points de vue, se dégagent les grandes tendances du théâtre africain contemporain. Ce théâtre cherche sa voie et veut s’affirmer, entre repli sur soi et ouverture au monde, entre recherche de sa propre identité et universalisme, entre théâtre “d’art” et théâtre utile à vocation sociale et politique, entre proclamation de son autonomie et de sa maturité et incapacité économique. Un numéro qui informe sur quelques formes et écritures théâtrales africaines particulièrement denses et intéressantes parce que révélatrices d’une réalité et d’une identité propres au théâtre africain.
Nous remercions Geneviève François, directrice du Centre Wallonie/Bruxelles à Paris, pour son précieux concours. Ce fut elle qui nous incita à « aller voir du côté du théâtre africain » et qui nous fit rencontrer, outre Caya Makhele et François Campana qui coordonnent ce cahier, Françoise Ligier, Annick Beaumesnil et Michèle Rakotoson de Radio France Internationale. Celles-ci nous aidèrent à appréhender ce dossier sur le théâtre africain, ainsi que Monique Blin, directrice du Festival international des Francophonies à Limoges qui nous accueillit lors de l’édition 93 du festival. Nous y eûmes l’occasion de rencontrer nombre d’artistes africains. Notre gratitude va aussi à Marc Quaghebeur grâce à qui nous publions dans ce dossier les articles sur la dramaturgie zaïroise et notamment sur deux auteurs du Shaba ; à Alain Ricard pour ses conseils et son aimable collaboration, ainsi qu’à Évelyne Villemazet (Centre Wallonie/Bruxelles) et Catherine Bolanga (Kyrnea international).
Ce dossier a été publié avec le concours du Ministère français de la Coopération et de l’A.C.C.T. (Agence de Coopération Culturelle et Technique),et avec le soutien du C.G.R.I. (Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique). Nous’remercions Bernard Baños-Robles, Jacques Deck, Michel Janin, Fabienne Reuter et Jean-Louis Roy pour l’attention qu’il ont portée à ce projet.