Lucie Van de Walle
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Lucie Van de Walle

Le 1 Jan 1997
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NÉE À GAND en 1949. 

Elle préfère écouter plutôt que par­ler. Sa for­ma­tion musi­cale, la pra­tique de la musique, ont dévelop­pé son souci de l’écoute. Écoute de l’autre, dans ses préoc­cu­pa­tions les plus insignifi­antes, les plus sim­ples, donc les plus essen­tielles : ses secrets, ses besoins, ses désirs. L’autre dans ses « aspérités », celles qui con­stru­isent ou qui con­trari­ent, bref qui façon­nent la vie. Et une fois le sujet ciblé, quand l’idée se fait jour, com­ment ne pas dévelop­per mais au con­traire trou­ver la for­mule la plus ramassée et la plus con­cise pos­si­ble pour l’exprimer ? Voilà ce qui séduit cette amoureuse des gens, cette obser­va­trice invétérée, der­rière une appar­ente réserve. Voilà ce qui la rend atten­tive à toute parole enten­due et à sa bonne resti­tu­tion. Alors à par­tir du moment où, échap­pant à l’ag­i­ta­tion de la « vie de con­cert », le désir de faire quelque chose d’individuel, de per­son­nel, de soli­taire s’est fait sen­tir, l’écri­t­ure s’est imposée comme une évi­dence. Pour la radio tout d’abord, qui per­met de mieux con­trôler l’u­nivers sonore, puis pour le théâtre. Quant à la pos­si­bil­ité de lier les deux en imag­i­nant une forme visuelle inté­grant le tra­vail sur le son et l’écoute, c’est un rêve qui reste à écrire. 

Légère brume au sol 

C’EST LE DÉBUT de la fin. Et comme toute fin est un début, alors com­mence la pièce.
La terre descend. Ou l’eau monte. Enfin il y a rétré­cisse­ment du ferme et du sec. Et comme témoins du mou­ve­ment, il y a qua­tre égarés pour qui l’absence de référence s’ex­prime par l’ef­face­ment de tout repère ter­restre, même de celui qui sub­siste quand tout a dis­paru : l’hori­zon. Plus de berge, de rivage où s’échouer. Sauf la butte du Lion de Water­loo, au pied du Stylite séjour­nant sur la colonne. Et on a beau être un ermite, on n’en est pas moins homme qui tient à ses priv­ilèges : sa qual­ité de « pre­mier arrivé », d’unique sur­vivant. Alors quand arrivent les autres, uniques eux aus­si, com­men­cent les inévita­bles fric­tions sig­nifi­ant que de nou­velles règles sont en train de se chercher. Avec humour, l’auteur en exprime les con­tra­dic­tions par la dialec­tique : le seul qui se soit puri­fié, et donc soit digne d’être sauvé pour une human­ité meilleure, est aus­si le seul sac­ri­fice val­able pour calmer les forces en colère. Sac­ri­fié il sera donc. Mais comme si la seule chose impor­tante était qu’ils parvi­en­nent à se met­tre d’ac­cord, aus­sitôt la déci­sion prise, l’eau com­mence à descen­dre. L’au­teur fait s’af­fron­ter ses per­son­nages par la parole, dans des échanges, qui, sous une appar­ente légèreté, inter­ro­gent les com­posantes et la den­sité de l’être humain à tra­vers une sit­u­a­tion bien con­crète.

VT 

Œuvres théâ­trales

LÉGÈRE BRUME AU SOL
Pub­lié dans le cahi­er lit­téraire Archipel en 1994.
Lec­ture publique par le Mag­a­sin d’Écriture théâ­trale dans une mise en espace de Hen­ri Rud­er à l’E­space Sen­g­hor, Brux­elles, en 1993.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 4 hommes
Durée : 1h10

POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE
Écrit en 1993.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 2 hommes, voix off

Music HALL
Écrit en 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 2 hommes, voix off
Durée : 1h30

Pièces radio­phoniques

DÉFILÉ ET COMMENTAIRES
Créa­tion sur France-Cul­ture, dans une réal­i­sa­tion d’Étienne Val­lès, en 1990.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 10 hommes, voix off
Durée : 50 min­utes

LE CONGÉ DU PAPE
Créa­tion sur France-Cul­ture, dans une réal­i­sa­tion de Mar­guerite Gateau, en 1991.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, voix off
Durée : 50 min­utes

GRAND PAS DE TROIS
Créa­tion sur la RTBE, dans une réal­i­sa­tion de Jean-Claude Idée, en 1992.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 2 hommes
Durée : 50 min­utes

DÉFILÉ ET COMMENTAIRES,
LE CONGÉ DU PAPE et GRAND PAS DE TROIS sont regroupés sous le titre LA MÉCANIQUE DE L’OMBRE.
Lucie Van de Walle a reçu le prix SACD de la créa­tion radio­phonique 1993.

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