Le Théâtre de la Vie
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Le Théâtre de la Vie

Le 6 Oct 1998
Article publié pour le numéro
Théâtre en images-Couverture du Numéro 58-59 d'Alternatives ThéâtralesThéâtre en images-Couverture du Numéro 58-59 d'Alternatives Théâtrales
58 – 59
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Le théâtre de la Vie c’est d’abord une affiche. Celle de Jean-Michel Folon. Un soleil rond se lève entre deux pans de rideaux bleu clair. C’est la pupille d’un œil.
Mais le théâtre de la Vie c’est aus­si un lieu. Un bâti­ment de brique et d’acier. Un bâti­ment noble et franc, fier de ses poutres et de son his­toire. A l’origine on y vendait fer, fontes et tôles. Puis une banque y instal­la un garage pour ses cadres. Enfin, le régis­seur de la com­pag­nie le trou­va, à ven­dre : la banque démé­nageait place Stéphanie.
C’était il y a dix ans. Le théâtre de la vie, après sept années d’errance, neufs autres passées à Joli­bois, puis au Botanique, s’y installe fort d’artisans et de bricoleurs doués. Le lieu est rapi­de­ment réamé­nagé : en mars 1988, on y crée le pre­mier spec­ta­cle Bri­tan­ni­cus.

Aujourd’hui l’œil de Folon trône sur la façade de la rue Tra­ver­sière, mais sous lui, s’étale tou­jours les let­tres de la firme de métal­lurgie : UTIL. Des let­tres qui trompent l’œil en feignant le pro­filé de poutres d’acier. Un œil, un soleil, du métal. C’est un théâtre pour pas­sion­nés de « Mécano », ce jeu de con­struc­tion jaune et bleu, plein d’écrous et de boulons.

L’intérieur du lieu ne dément pas cette impres­sion. Les escaliers sont droits, raides et larges, les pla­fonds lais­sent appa­raître les planch­ers, le grad­i­nage est en pente sèche, les fau­teuils sont en strict métal bleu. Mais le foy­er abrite un ange de proue, des ser­pentins d’or glis­sent sur un mur de brique bleu, et le dernier étage sous les toits qui mélange jardin sus­pendu, loges et bureaux, nous plonge dans l’univers de Fred, le dessi­na­teur.

La vie four­mille dans ce théâtre.

Julie Bir­mant.

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Théâtre en images-Couverture du Numéro 58-59 d'Alternatives Théâtrales
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