U‑Utopie
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Le 9 Avr 2011
Catherine Bady et Annick Detollenaere dans L’HOMME QUI AVAIT LE SOLEILD ANSS A POCHE de Jean Louvet, décor Jean-Claude De Bemels, lumières et mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre du Crépuscule, 1982. Photo Danièle Pierre.
Catherine Bady et Annick Detollenaere dans L’HOMME QUI AVAIT LE SOLEILD ANSS A POCHE de Jean Louvet, décor Jean-Claude De Bemels, lumières et mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre du Crépuscule, 1982. Photo Danièle Pierre.
Catherine Bady et Annick Detollenaere dans L’HOMME QUI AVAIT LE SOLEILD ANSS A POCHE de Jean Louvet, décor Jean-Claude De Bemels, lumières et mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre du Crépuscule, 1982. Photo Danièle Pierre.
Catherine Bady et Annick Detollenaere dans L’HOMME QUI AVAIT LE SOLEILD ANSS A POCHE de Jean Louvet, décor Jean-Claude De Bemels, lumières et mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre du Crépuscule, 1982. Photo Danièle Pierre.
Article publié pour le numéro
Couverture du numéro 108 - Philippe Sereuil - Les coulisses d'un doute
108
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On n’a tou­jours pas trou­vé les com­man­di­taires du crime. Lanci­nante con­stata­tion. Péti­tion pour ren­dre jus­tice à Julien Lahaut.
Re-péti­tion.
Dans L’HOMME QUI AVAIT LE SOLEIL DANS SA POCHE, il y avait les per­son­nages de Lou­vet, il y avait les per­son­nages de Sireuil.
Ce sont ces derniers qui revi­en­nent.
Les fig­u­rants, comme on dit.
Telle­ment fig­u­rants ?
La jeune mar­iée en robe blanche : elle vient et revient télé­phon­er à la cab­ine de la gare où les trains ne passent plus.
L’enfant au skate­board : il tra­verse, il retra­verse la scène, sans fin.
Le jeune marin. Il revient d’un long voy­age ? Il repart ?
Ils sont là tous les trois.
Rêve, espoir, utopie, va-t-en savoir ce qu’ils veu­lent dire.
Ils passent devant les yeux clairs de Philippe, le même Sireuil qui regarde mon­ter à l’assaut du ciel la let­tre d’amour au-dessus d’un immense Jeusette qui se redresse dans son désert à la fin du mono­logue DEVANT LE MUR ÉLEVÉ. Marin, enfant, jeune femme : per­son­nages hors-texte, con­tre-per­son­nages, avatars;,
Arrivés par le train des excur­sions, le train des vacances dans une pièce noire des années qua­tre-vingt qui annonçait une crise tous azimuts.
C’est sans doute pour respir­er dans cette crise que Philippe jette un regard bien à lui en invi­tant ses « petits » per­son­nages muets avec leurs corps livrés au jeu, à l’amour, à l’ailleurs.
On lui a reproché d’avoir « osé » (c’est le mot) nour­rir sa mise en scène d’une galerie de fig­u­rants à telle enseigne que lorsqu’il reprend le spec­ta­cle pour le Fes­ti­val de Lille il va assa­gir son tra­vail. D’aucuns diront : glacifi­er. Très beau sans doute, mais la pro­fu­sion de la pre­mière ver­sion m’a man­qué.
- Allô Mon­sieur Lahaut, c’est Viviane, la jeune mar­iée. On ne vous a plus oublié. Amnésie, fini. Oui, j’ai la parole, les temps changent.

Jean Lou­vet

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mai 2025

Philippe Sireuil, les coulisses d’un doute

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