Adolphe Nysenholc
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Adolphe Nysenholc

Le 1 Jan 1997
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LINGUISTE, his­to­rien, cinéphile, il a d’abord con­sacré des années de recherch­es à Chap­lin, qu’il est arrivé à faire entr­er par la grande porte à la Sor­bonne, où il organ­isa en 1989, le pre­mier col­loque uni­ver­si­taire inter­na­tion­al con­sacré à l’illustre clochard méta­physique. Il avait, dans l’in­ter­valle, pub­lié deux essais à son pro­pos. À l’Université libre de Brux­elles, il a con­tribué à faire au ciné­ma la place qui lui reve­nait. Il a con­sacré des études au ciné­ma d’André Del­vaux, dont il a analysé l’adaptation de Mar­guerite Yource­nar dans L’ŒUVRE AU NOIR. Mais son pro­pre univers, fan­tas­magorique et han­té, il le fréquente par le recours au spec­ta­cle vivant. Son écri­t­ure théâ­trale est à la fois inscrite dans la tra­di­tion juive, ce que l’on mesure à la place qu’occupe LE DIBBOUK dans son univers imag­i­naire, et imprégnée par l’im­agerie belge, qui l’incite à situer sa PASSION DU DIABLE par­mi les toiles d’Ensor et de Bosch. À sa façon, Nysen­holc est un héri­ti­er de Ghelderode qui d’ailleurs, on aurait tort de l’ou­bli­er, était lui aus­si un admi­ra­teur éper­du de Chap­lin. 

Sur­vivre ou La mémoire blanche 

C’EST À UNE POIGNANTE et hila­rante vari­a­tion sur LE DIBBOUK que se livre Nysen­holc dans cette pièce « en dix-huit tableaux >. Un homme y reçoit la vis­ite de sa mère. Rien d’extraordinaire à cela, sauf que cette mère est morte depuis longtemps, qu’elle fut gazée à Auschwitz, et qu’elle lui appa­raît à l’âge où elle lui fut arrachée, âge qu’il a lui-même dépassé depuis longtemps. Le voilà pra­tique­ment en sit­u­a­tion d’être le père de sa pro­pre mère. Sauf qu’elle n’a renon­cé à aucune de ses prérog­a­tives. Qu’elle se fait si insis­tante que l’amie du fils le laisse plan­té là. Mais com­ment se débarass­er d’une mère qui n’eut jamais de sépul­ture, qui s’en alla en fumée ? Et qui, de sur­croît, se met en tête de trou­ver une com­pagne de rem­place­ment à son fils ? Texte éton­nant de cohérence phan­tas­ma­tique, qui replace la Shoah dans Le cadre d’une légende de mort, de résur­rec­tion, d’incarnation et d’exorcisme, cette pièce n’a pas fini de creuser en ceux qui la décou­vrent son sil­lon révéla­teur et trou­blant. 

JDD 

Œuvres théâ­trales

À LA VIE COMME À LA MORT
Pièce en 1 acte.
Pub­lié dans Revue et cor­rigée en 1986.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, 13 hommes

KAMMERSPIEL
Pièce en 1 acte.
Pub­lié aux Édi­tions Noc­turnes, coll. Pre­mières Noc­turnes, Brux­elles, 1989.
Lec­ture scénique au Cen­tre cul­turel Le Botanique, en mars 1989.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 2 hommes

L’AMOUR DIVIN OU À QUELQU’UN, L’AUTRE.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 2 hommes
Durée : 2h

SURVIVRE OÙ LA MÉMOIRE BLANCHE
Pub­lié aux Édi­tions de l’Ambedui, Brux­elles, 1995.
Créa­tion radio­phonique dans une mise en ondes de Jean-Louis Jacques dif­fusée sur la RTBF, le 17 avril 1993.
Prix Louis Musin.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, 6 hommes
Durée : 1h30

LA PASSION DU DIABLE
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man, coll. Théâtre à Vif, n° 53, Carnières, 1995.
Lec­ture scénique, dans le cadre des Troisièmes Noc­turnes, au Cen­tre cul­turel Le Botanique, en mai 1991.
Grand Prix du pub­lic au con­cours inter­na­tion­al Val en scène de Valen­ci­ennes en 1990.
Dis­tri­b­u­tion : 30 per­son­nages joués par 5 acteurs
AMPHITRYON OÙ L’AMOUR DIVIN.
Nou­velle ver­sion de L’AMOUR DIVIN, 1996.

LES NUITS DE MA MÉMOIRE
Lec­ture-spec­ta­cle dans une mise en voix de Jacques Her­bet à la Mai­son de la Cul­ture du Sud-Lux­em­bourg, en 1997.

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