Bernard Houssiau
Non classé

Bernard Houssiau

Le 1 Jan 1997
Article fraîchement numérisée
Cet article rejoint tout juste nos archives. Notre équipe le relit actuellement pour vous offrir la même qualité que nos éditions papier. Pour soutenir ce travail minutieux, offrez-nous un café ☕

NÉ À BRUXELLES en 1948.

Vrai ket­je de Brux­elles, Bernard Hous­si­au nav­igue entre divers­es voca­tions, avant qu’un atten­tat à la bombe, non dirigé con­tre lui, mais dont il est la vic­time, l’enjoint de définir ses pri­or­ités. L’écri­t­ure lui sem­ble le meilleur exu­toire, mais il est plutôt « tout ter­rain » dans un pre­mier temps, avant qu’une ren­con­tre déci­sive ne l’oriente vers la dra­maturgie. Au cours d’un séjour provençal, vers 1982, il ren­con­tre l’auteur suisse Robert Rudin. Jour­nal­iste, romanci­er, scé­nar­iste de ban­des dess­inées, biographe, il a tout pour être le plus stim­u­lant des parte­naires d’écritoire. Et voilà que le tan­dem Bernard Hous­si­au-Robert Rudin se con­stitue. Ils volti­gent d’un genre à l’autre avec une dex­térité joueuse, mais c’est dans le théâtre que leurs vir­tu­osités alliées s’en don­nent à cœur joie. Ils tra­vail­lent de con­serve, se décochent les répliques. « II y a des moments galopants, des impass­es, des rires, des angoiss­es » dis­ent-ils. Mais à deux, ils sur­mon­tent bien­tôt les obsta­cles : la sol­i­dar­ité a rai­son des épreuves soli­taires de la créa­tion. Et le seul tan­dem bel­go-helvé­tique des let­tres théâ­trales ne compte pas s’ar­rêter en si bon chemin. 

La folie Van Gogh 

Écrit avec Robert Rudin. 

COMMENT EST-IL CONCEVABLE que ce Vin­cent, occupé à pein­dre d’il­lus­tres TOURNESOLS, cite quelques-unes des con­fi­dences que fit effec­tive­ment Van Gogh à son frère Théo, comme s’il venait de lire leur cor­re­spon­dance ? Et qui est ce Paul qui fait irrup­tion dans son ate­lier, ressem­ble à un autre pein­tre non moins célèbre, exhibe soudain son télé­phone portable et a des con­ver­sa­tions des plus con­tem­po­raines avec une inter­locutrice aux préoc­cu­pa­tions résol­u­ment mod­ernes ? En pra­ti­quant un sub­til mélange du passé et du présent, les auteurs fomentent un nœud d’étranges énigmes de plus en plus intri­g­antes au fil de la pièce, qui fustige bien plus une « folie Van Gogh » qui s’est emparée de la postérité de l’artiste que celle dont le pein­tre lui-même a pu être affec­té. Comédie à mul­ti­ples fonds, qui se joue des rap­ports entre la réal­ité et la légende, entre la rai­son et la dérai­son, ce défi à la maîtrise de deux acteurs est une plaisante mise en abîme. 

JDD

Œuvres théâ­trales

LA DATCHA À GORBI
Coécrit avec Robert Rudin.
Pub­lié aux Édi­tions de l’Aire, 1991.
Créa­tion au Théâtre Para-Surbeck à Genève, en 1992, puis par la Com­pag­nie du Ter­rain vague (Bel­gique), en 1996.

LA FOLIE VAN GOGH
Coécrit avec Robert Rudin.
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man, col­lec­tion Noc­turnes Théâtre, n°33, Carnières, 1997.
Créa­tion par le Théâtre Para-Surbeck à Genève, en 1993, puis dans une mise en scène de Jean-Paul Lan­dresse au Théâtre roy­al du Parc en 1997.

Inédits

LA COUR EN DÉLIRE, 1995.
UNE FEMME À JETER, 1996.
L’’ARBRE À PALABRE, 1996

Non classé
1
Partager
Partagez vos réflexions...

Vous aimez nous lire ?

Aidez-nous à continuer l’aventure.

Votre soutien nous permet de poursuivre notre mission : financer nos auteur·ices, numériser nos archives, développer notre plateforme et maintenir notre indépendance éditoriale.
Chaque don compte pour faire vivre cette passion commune du théâtre.
Nous soutenir
Précédent
Suivant
1 Jan 1997 — YVES HUNSTAD se veut simple artisan, cultivant son art comme un sculpteur de masque, avec patience. Comédien sorti de PINSAS…

YVES HUNSTAD se veut sim­ple arti­san, cul­ti­vant son art comme un sculp­teur de masque, avec patience. Comé­di­en sor­ti…

Par Thierry Debroux
Précédent
1 Jan 1997 — NÉ À NAMUR en 1961. Pierre Hupet aime les auteurs contrastés, excessifs et trouve la langue française idéale pour la…

NÉ À NAMUR en 1961. Pierre Hupet aime les auteurs con­trastés, exces­sifs et trou­ve la langue française idéale pour la per­ver­sion et le cynisme. Voilà déjà de bonnes raisons pour se met­tre à écrire. Il…

Par Nancy Delhalle
La rédaction vous propose

Bonjour

Vous n'avez pas de compte?
Découvrez nos
formules d'abonnements

Mot de passe oublié ?
Mon panier
0
Ajouter un code promo
Sous-total