Bernard Renan
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Bernard Renan

Le 1 Jan 1997
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NÉ À BRUXELLES en 1952. 

Comme comé­di­en, il aime jouer Anouilh, Decau, Gui­t­ry, Mon­ther­lant, Rob­lès, Sar­dou : le théâtre selon son cœur, c’est celui qui fait cla­quer Les répliques his­toriques entre cour et jardin. Et de grands auteurs lui en savent gré, puisque Julien Green, dont il a mon­té L’‘ENNEMI, lui expri­ma sa recon­nais­sance d’avoir « si vail­lam­ment défendu sa pièce ». Lui aus­si, lorsqu’il prend la plume, jette son dévolu sur de grandes fig­ures aux­quelles il rend vie sur la scène du théâtre. C’est ain­si qu’à 42 ans, il met lui-même en scène à Mont­martre, avec la béné­dic­tion de Michel Gal­abru, sa pièce MICHEL-ANGE OU L’ABATTOIR DES CORBEAUX, et Hen­ri Troy­at lui écrit qu’il en admire « à la fois la con­struc­tion, l’élan et l’écri­t­ure ». Il peut aus­si trou­ver son bien dans des œuvres con­tem­po­raines, pour autant qu’elles aient l’ampleur mythique qui le sat­is­fasse : il a tiré une pièce du PONT DE LA RIVIÈRE KWAÏ, le roman de Pierre Boulle. Au Fes­ti­val de Pau, dont Roger Hanin est le directeur-fon­da­teur, il exerce Les fonc­tions d’ad­min­is­tra­teur. 

Louis II de Bav­ière, fou 

EN QUELQUES tableaux, en resser­rant à l’essen­tiel les pro­tag­o­nistes, l’auteur met l’ac­cent sur le drame de Louis de Wit­tels­bach, né trop tard dans un monde qui s’embourgeoise trag­ique­ment, et marche droit vers les abîmes du siè­cle suiv­ant. Ses min­istres n’entendent rien à ses rêves d’absolu, sa nature l’empêche de vivre son amour pour sa cou­sine Elis­a­beth. Il voit cepen­dant clair dans les égare­ments de son époque : il met en garde con­tre les rêves expan­sion­nistes de la Prusse, dont il pressent qu’ils ne se lim­iteront pas à l’ensemble alle­mand. Mais il est inéluctable­ment ren­voyé à sa soli­tude, et en fin de compte réduit à con­sen­tir à sa fin, mys­térieux sui­cide déguisé qui est l’ef­face­ment d’un être hyper-sen­si­ble face à l’histoire qui broie aveuglémént les con­sciences. Le texte a l’allure d’un livret atten­dant, comme l’écrivit Jean-Claude Idée, « le Wag­n­er qui, peut-être un jour, vien­dra le fécon­der. » 

JDD

MICHEL-ANGE OÙ L’ABATTOIR DES CORBEAUX
Écrit en 1990.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes

LOUIS II DE BAVIÈRE, FOU
Créa­tion dans une mise en scène de Jean-Claude Idée au Théâtre roy­al du Parc à Brux­elles, le 25 avril 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 5 hommes

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