NÉ À BRUXELLES en 1952.
Comme comédien, il aime jouer Anouilh, Decau, Guitry, Montherlant, Roblès, Sardou : le théâtre selon son cœur, c’est celui qui fait claquer Les répliques historiques entre cour et jardin. Et de grands auteurs lui en savent gré, puisque Julien Green, dont il a monté L’‘ENNEMI, lui exprima sa reconnaissance d’avoir « si vaillamment défendu sa pièce ». Lui aussi, lorsqu’il prend la plume, jette son dévolu sur de grandes figures auxquelles il rend vie sur la scène du théâtre. C’est ainsi qu’à 42 ans, il met lui-même en scène à Montmartre, avec la bénédiction de Michel Galabru, sa pièce MICHEL-ANGE OU L’ABATTOIR DES CORBEAUX, et Henri Troyat lui écrit qu’il en admire « à la fois la construction, l’élan et l’écriture ». Il peut aussi trouver son bien dans des œuvres contemporaines, pour autant qu’elles aient l’ampleur mythique qui le satisfasse : il a tiré une pièce du PONT DE LA RIVIÈRE KWAÏ, le roman de Pierre Boulle. Au Festival de Pau, dont Roger Hanin est le directeur-fondateur, il exerce Les fonctions d’administrateur.
Louis II de Bavière, fou
EN QUELQUES tableaux, en resserrant à l’essentiel les protagonistes, l’auteur met l’accent sur le drame de Louis de Wittelsbach, né trop tard dans un monde qui s’embourgeoise tragiquement, et marche droit vers les abîmes du siècle suivant. Ses ministres n’entendent rien à ses rêves d’absolu, sa nature l’empêche de vivre son amour pour sa cousine Elisabeth. Il voit cependant clair dans les égarements de son époque : il met en garde contre les rêves expansionnistes de la Prusse, dont il pressent qu’ils ne se limiteront pas à l’ensemble allemand. Mais il est inéluctablement renvoyé à sa solitude, et en fin de compte réduit à consentir à sa fin, mystérieux suicide déguisé qui est l’effacement d’un être hyper-sensible face à l’histoire qui broie aveuglémént les consciences. Le texte a l’allure d’un livret attendant, comme l’écrivit Jean-Claude Idée, « le Wagner qui, peut-être un jour, viendra le féconder. »
JDD
MICHEL-ANGE OÙ L’ABATTOIR DES CORBEAUX
Écrit en 1990.
Distribution : 2 hommes
LOUIS II DE BAVIÈRE, FOU
Création dans une mise en scène de Jean-Claude Idée au Théâtre royal du Parc à Bruxelles, le 25 avril 1996.
Distribution : 1 femme, 5 hommes

