Bruno Belvaux, Jean Lambert, Benoît Poelvoorde
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Bruno Belvaux, Jean Lambert, Benoît Poelvoorde

Le 21 Août 1997
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Benoît Poelvoorde
Benoît Poelvo­orde

DEPUIS LE SUCCÈS du film C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS, Benoît Poelvo­orde a Le vent en poupe. On le voit régulière­ment sur Canal +, au ciné­ma et, depuis 1994, il se pro­duit sur les planch­es, en Bel­gique et en France, avec un mono­logue coécrit avec deux com­plices de longue date, Bruno Bel­vaux, pro­fesseur de français et ani­ma­teur-théâtre de la Province de Namur, et Jean Lam­bert qui dirige le Théâtre de la Com­mu­nauté de Seraing et les Ate­liers de la Colline où il développe un théâtre à voca­tion sociale avec des ado­les­cents en dif­fi­culté. Lorsque Poelvo­orde, après la pro­mo­tion de son pre­mier film, a souhaité tra­vailler un one-man-show, c’est tout naturelle­ment qu’il s’est adressé à eux. L’écri­t­ure, sur une idée de base de Bruno Bel­vaux, s’est faite pat couch­es suc­ces­sives, pas­sant d’improvisations du comé­di­en autour de sit­u­a­tions qui le fai­saient rire à un tra­vail plus struc­turé qu’assuraient les deux autres. 

Mod­èle déposé 

« L’HUMOUR est la politesse du dés­espoir » sem­ble nous dire à chaque phrase le brave René Altrus. Chercheur phil­an­thrope et amoureux dis­trait, il attend en notre com­pag­nie, dans un bistrot sans âme, la fin du tour de chant de sa femme, propul­sée au som­met des hit-parades, avec « Je m’en vais », une ritour­nelle sans intérêt qu’un voisin vague­ment artiste lui a écrite. René par­le. René ne cesse de par­ler et der­rière ses petites phras­es anodines, il dis­simule mal­adroite­ment ses blessures. Il s’adresse à nous, vient s’asseoir à notre table, nous par­le avec pas­sion de sa dernière inven­tion des­tinée aux borgnes, de ses dossiers envoyés et per­dus au min­istère, des notes de frais exagérées de sa femme en tournée. Obser­va­teur métic­uleux, il jette un regard caus­tique sur le monde et ses futil­ités.

TD 

MODÈLE DÉPOSÉ
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man,
col­lec­tion Théâtre à Vif, n°39,
Carnières, 1994. Deux­ième édi­tion revue en 1995.
Créa­tion dans une mise en scène de Bruno Bel­vaux au Théâtre de Blocry, Lou­vain-la-Neuve, en jan­vi­er 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 1 homme

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