AU SORTIR de l’Institut des arts de diffusion où il a suivi une formation d’acteur, Éric de Staercke fonde le Théâtre Loyal du Trac1. Première création, premier succès : La CANTATRICE CHAUVE d’Eugène Ionesco qui a obtenu, lors des Rencontres du théâtre jeune public à Huy, la mention spéciale du jury pour l’interprétation et la mise en scène. Malgré cela, le Théâtre Loyal du Trac décide de s’engager dans une autre voie, celle, plus difficile, de la création collective. L’entreprise commence bien avec une mention spéciale de la SACD pour la pièce TWO FOR ETERNITY. Tout est bien qui ne finit pas puisque le Théâtre Loyal du Trac fonctionne toujours et produit régulièrement des spectacles. En fondant cette compagnie en 1985, c’est-à-dire à ses débuts d’acteur, Éric de Staercke s’est donné le privilège de travailler à la fois en solo et en famille. Il conçoit l’écriture dramatique comme l’orchestration personnelle des propos et des comportements des autres. C’est donc pour lui un exercice à la fois individuel et collectif, qui ne se fait pas à la table mais sur le plateau, là où les comédiens disent ce que l’auteur va écrire. Éric de Staercke est né le 29 mai 1962 à Bruxelles, il est également connu pour être animateur d’une émission télévisée, membre de la Ligue d’improvisation et chargé de cours à l’École du cirque de Bruxelles.
Two for Eternity
RAPHAËL, jeune élève du maître Socrate, décide de partir en quête du bonheur. Après l’avoir cherché dans le travail, l’amour, la guerre, le jeu, l’ivresse, l’art et le dilettantisme, il revient, bredouille, auprès de son maître.
Les auteurs, puisqu’il s’agit d’une pièce collective écrite à partir d’improvisations, se sont inspirés des grandes traditions littéraires. Pour la forme de l’écriture, ils ont choisi l’exercice de la conversation philosophique où chaque acteur-personnage s’exprime autour du motif préalablement imposé. On retrouve ainsi, à la fin de chaque scène, explicite ou implicite, une leçon ou une sagesse. Ils ont également choisi le thème du voyage et de l’errance, comme le passage obligé vers la maturité. Le voyage, métaphore de l’apprentissage de la vie et remède contre la tentation de l’absurde, nous renvoie immédiatement à quelques grands types universels de la littérature et notamment aux duos mythiques que forment Don Quichotte et Sancho Pança, ou encore Jacques et son maître. Pour la forme théâtrale, les auteurs ont choisi l’esthétique de la commedia dell’arte, en utilisant les masques, les costumes et la gestuelle qui s’y apparentent. Mais aussi, en faisant intervenir un troisième personnage : une sorte de régisseur/bateleur qui, par ses interventions et ses adresses au public, annule les effets de réel et nous remet sans cesse en mémoire que nous sommes dans le domaine du jeu et de la fiction.
CR
Œuvres théâtrales
TWO FOR ETERNITY
Coécrit avec Christian Nicolay.
Création dans une mise en scène
de Guy Ramet, à Huy, en 1986.
Distribution : 3 hommes
Durée : 1h 15
POUR LES BEAUX YEUX DE GRASSOUPOV
Coécrit avec E. Fardeau.
Création par le Théâtre Loyal
du Trac à l’Espace Senghor,
en 1990.
AUX FOLLES CROQUETTES
Coécrit avec I. Paternotte
et N. Uffner.
Création à La Samaritaine,
Bruxelles, en 1991.
Distribution : 2 femmes
THÉRÈSE ET SIMON
Coécrit avec S. Hooge
et J.-P. Pagliari.
Création dans une mise en scène
d’Éric de Staercke, au Centre
culturel Jacques Franck,
en décembre 1993.
LA CHUTE FINALE
Coécrit avec J.-L. Leclercq.
Création dans une mise en scène
de Jacques Viala, dans le cadre
des Scènes d’humour de la Vénerie
à Bruxelles, en mai 1994.
NOCES DE VENT
Création dans une mise scène
de l’auteur, dans le cadre
des Scènes d’humour de la Vénerie,
en mai 1995.
Distribution : 4 femmes,
4 hommes
Adaptation
NOTRE-DAME DE PARIS
de Victor Hugo
(en collaboration
avec Jacques Viala)
Création aux Rencontres
du Théâtre jeune public,
en août 1991.
- Avec Florence Ducatteau, Christian Nicolay, Dominique Meunier, Emmanuel Fardeau. ↩︎

