Éric de Staercke
Non classé

Éric de Staercke

Le 1 Août 1997
Article fraîchement numérisée
Cet article rejoint tout juste nos archives. Notre équipe le relit actuellement pour vous offrir la même qualité que nos éditions papier. Pour soutenir ce travail minutieux, offrez-nous un café ☕

AU SORTIR de l’Institut des arts de dif­fu­sion où il a suivi une for­ma­tion d’ac­teur, Éric de Staer­cke fonde le Théâtre Loy­al du Trac1. Pre­mière créa­tion, pre­mier suc­cès : La CANTATRICE CHAUVE d’Eugène Ionesco qui a obtenu, lors des Ren­con­tres du théâtre jeune pub­lic à Huy, la men­tion spé­ciale du jury pour l’in­ter­pré­ta­tion et la mise en scène. Mal­gré cela, le Théâtre Loy­al du Trac décide de s’en­gager dans une autre voie, celle, plus dif­fi­cile, de la créa­tion col­lec­tive. L’en­tre­prise com­mence bien avec une men­tion spé­ciale de la SACD pour la pièce TWO FOR ETERNITY. Tout est bien qui ne finit pas puisque le Théâtre Loy­al du Trac fonc­tionne tou­jours et pro­duit régulière­ment des spec­ta­cles. En fon­dant cette com­pag­nie en 1985, c’est-à-dire à ses débuts d’ac­teur, Éric de Staer­cke s’est don­né le priv­ilège de tra­vailler à la fois en solo et en famille. Il conçoit l’écri­t­ure dra­ma­tique comme l’orchestration per­son­nelle des pro­pos et des com­porte­ments des autres. C’est donc pour lui un exer­ci­ce à la fois indi­vidu­el et col­lec­tif, qui ne se fait pas à la table mais sur le plateau, là où les comé­di­ens dis­ent ce que l’auteur va écrire. Éric de Staer­cke est né le 29 mai 1962 à Brux­elles, il est égale­ment con­nu pour être ani­ma­teur d’une émis­sion télévisée, mem­bre de la Ligue d’im­pro­vi­sa­tion et chargé de cours à l’École du cirque de Brux­elles. 

Two for Eter­ni­ty 

RAPHAËL, jeune élève du maître Socrate, décide de par­tir en quête du bon­heur. Après l’avoir cher­ché dans le tra­vail, l’amour, la guerre, le jeu, l’ivresse, l’art et le dilet­tan­tisme, il revient, bre­douille, auprès de son maître.
Les auteurs, puisqu’il s’agit d’une pièce col­lec­tive écrite à par­tir d’improvisations, se sont inspirés des grandes tra­di­tions lit­téraires. Pour la forme de l’écri­t­ure, ils ont choisi l’exercice de la con­ver­sa­tion philosophique où chaque acteur-per­son­nage s’ex­prime autour du motif préal­able­ment imposé. On retrou­ve ain­si, à la fin de chaque scène, explicite ou implicite, une leçon ou une sagesse. Ils ont égale­ment choisi le thème du voy­age et de l’errance, comme le pas­sage obligé vers la matu­rité. Le voy­age, métaphore de l’apprentissage de la vie et remède con­tre la ten­ta­tion de l’ab­surde, nous ren­voie immé­di­ate­ment à quelques grands types uni­versels de la lit­téra­ture et notam­ment aux duos mythiques que for­ment Don Qui­chotte et San­cho Pança, ou encore Jacques et son maître. Pour la forme théâ­trale, les auteurs ont choisi l’esthé­tique de la com­me­dia dell’arte, en util­isant les masques, les cos­tumes et la gestuelle qui s’y appar­entent. Mais aus­si, en faisant inter­venir un troisième per­son­nage : une sorte de régisseur/bateleur qui, par ses inter­ven­tions et ses adress­es au pub­lic, annule les effets de réel et nous remet sans cesse en mémoire que nous sommes dans le domaine du jeu et de la fic­tion. 

CR

Œuvres théâ­trales

TWO FOR ETERNITY
Coécrit avec Chris­t­ian Nico­lay.
Créa­tion dans une mise en scène
de Guy Ram­et, à Huy, en 1986.
Dis­tri­b­u­tion : 3 hommes
Durée : 1h 15

POUR LES BEAUX YEUX DE GRASSOUPOV
Coécrit avec E. Fardeau.
Créa­tion par le Théâtre Loy­al
du Trac à l’E­space Sen­g­hor,
en 1990.

AUX FOLLES CROQUETTES
Coécrit avec I. Pater­notte
et N. Uffn­er.
Créa­tion à La Samar­i­taine,
Brux­elles, en 1991.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes

THÉRÈSE ET SIMON
Coécrit avec S. Hooge
et J.-P. Pagliari.
Créa­tion dans une mise en scène
d’Éric de Staer­cke, au Cen­tre
cul­turel Jacques Franck,
en décem­bre 1993.

LA CHUTE FINALE
Coécrit avec J.-L. Lecler­cq.
Créa­tion dans une mise en scène
de Jacques Viala, dans le cadre
des Scènes d’hu­mour de la Véner­ie
à Brux­elles, en mai 1994.

NOCES DE VENT
Créa­tion dans une mise scène
de l’auteur, dans le cadre
des Scènes d’hu­mour de la Véner­ie,
en mai 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 4 femmes,
4 hommes
Adap­ta­tion

NOTRE-DAME DE PARIS
de Vic­tor Hugo
(en col­lab­o­ra­tion
avec Jacques Viala)
Créa­tion aux Ren­con­tres
du Théâtre jeune pub­lic,
en août 1991.

  1. Avec Flo­rence Ducat­teau, Chris­t­ian Nico­lay, Dominique Meu­nier, Emmanuel Fardeau. ↩︎
Non classé
Partager
auteur
Écrit par Corinne Rigaud
Corinne Rigaud est née à Orange, un trois avril. Elle a déjà dit qu’elle aimait les jupes de...Plus d'info
Partagez vos réflexions...

Vous aimez nous lire ?

Aidez-nous à continuer l’aventure.

Votre soutien nous permet de poursuivre notre mission : financer nos auteur·ices, numériser nos archives, développer notre plateforme et maintenir notre indépendance éditoriale.
Chaque don compte pour faire vivre cette passion commune du théâtre.
Nous soutenir
Précédent
Suivant
1 Août 1997 — NÉ À LULUABOURG, Zaïre, en 1950.  Un théâtre de marionnettes improvisé dans un garage et des petites histoires qu'on invente…

NÉ À LULUABOURG, Zaïre, en 1950.  Un théâtre de mar­i­on­nettes impro­visé dans un garage et des petites his­toires…

Par Thierry Debroux
Précédent
1 Août 1997 — NÉ À NAMUR en 1952.  Si nos destins se trouvent écrits dans les livres de l’enfance, Jean-Pierre Dopagne rencontra peut-être…

NÉ À NAMUR en 1952.  Si nos des­tins se trou­vent écrits dans les livres de l’enfance, Jean-Pierre Dopagne ren­con­tra peut-être le sien chez la comtesse de Ségur. Il décou­vre Le dia­logue dans GRIBOUILLE et LES…

Par Nancy Delhalle
La rédaction vous propose

Bonjour

Vous n'avez pas de compte?
Découvrez nos
formules d'abonnements

Mot de passe oublié ?
Mon panier
0
Ajouter un code promo
Sous-total