Félicien Marceau
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Félicien Marceau

Le 1 Août 1997
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NÉ À CORTENBERG en 1913. 

Sous son « vrai » nom de Lucien Carette, il fait des débuts foudroy­ants en Bel­gique, de romanci­er, d’essayiste, de jour­nal­iste (à la radio d’État, où il aura le tort de con­tin­uer à tra­vailler alors qu’elle est con­trôlée par l’oc­cu­pant), d’éditeur. Lorsque l’histoire le prend à revers, il préfère l’ex­il à la con­damna­tion en terre natale. L’I­tal­ie d’abord, la France ensuite, où sous son nou­veau nom, il s’im­pose comme peu surent le faire comme lui. Ses romans lui font récolter des prix (l’Interallié, le Goncourt), ses pièces tri­om­phent sur le boule­vard et sont bien accueil­lies à l’é­tranger. À 62 ans, sous la prési­dence du général de Gaulle de sur­croît, il col­mate la brèche qu’avaient lais­sée en lui ses égare­ments de jeunesse en se faisant élire à l’Académie française. Le voilà notable dans son pays d’élec­tion auquel il a su comme per­son­ne adapter sa manière, même si ce stend­halien est, comme son mod­èle, amoureux de l’I­tal­ie, où il s’est trou­vé un autre cousin d’e­sprit en Casano­va. En tant qu’auteur dra­ma­tique, il refuse la démar­ca­tion qui selon lui « divise arbi­traire­ment le théâtre en deux caté­gories : le théâtre-mes­sage et le théâtre-diver­tisse­ment. » 

L’homme en ques­tion 

À SA MANIÈRE, Marceau est un auteur poli­tique. Même s’il est dif­fi­cile de le situer. Sûre­ment pas à gauche, à droite plutôt, mais alors ten­dance anar­chiste. Et avec un souci per­ma­nent de mesur­er les dégâts que la société cause à l’homme. Ain­si, dans cet HOMME EN QUESTION, où un per­son­nage arrivé, ou réputé tel, reçoit la vis­ite d’une inter­locutrice qu’il n’avait pas trop fréquen­tée jusque-là : sa con­science. Et ce qu’elle fait venir au jour, c’est l’enchaînement des petites trahisons suc­ces­sives qui font une car­rière, surtout lorsqu’elle passe pour réussie. C’est un mariage d’ar­gent qu’on veut faire pass­er pour une affaire de cœur, et qui n’est qu’une affaire tout court. C’est une sor­dide rival­ité avec le pré­ten­dant de sa fille. Ce sont des rus­es divers­es dans le rap­port avec l’au­torité. Or, on le décou­vri­ra en fin de course, cet homme incar­ne lui-même l’au­torité ; une dernière réplique le révèlera, même si elle ren­voie tout ce qui a précédé dans le domaine du rêve… 

JDD 

Œuvres théâ­trales

CATERINA
Édi­tions Fayard, Paris, 1954.
Rééd. chez Gal­li­mard, 1964.
Créa­tion dans une mise en scène d’An­dré Barsacq au Théâtre de l’Ate­lier, Paris, 20 octo­bre 1954.

L’ŒUF
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1957.
Créa­tion dans une mise en scène d’A. Barsacq au Théâtre de l’Ate­lier, le 18 décem­bre 1956.

LA BONNE SOUPE
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1958.
Créa­tion dans une mise en scène d’A. Barsacq au Théâtre du Gym­nase à Paris, en 1958.

L’ÉTOUFFE-CHRÉTIEN
Édi­tions Fayard, Paris, 1961.
Créa­tion au Théâtre de la Renais­sance, le 21 octo­bre 1960.

LES CAILLOUX
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1962.
Créa­tion au Théâtre de l’Ate­lier, le 27 jan­vi­er 1962.

LA PREUVE PAR QUATRE
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1964.
Créa­tion au Théâtre de la Michodière, le 3 févri­er 1964.

MADAME PRINCESSE
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1965.
Créa­tion au Théâtre du Gym­nase à Paris, en 1965.

UN JOUR J’AI RENCONTRÉ LA VÉRITÉ
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1967.
Créa­tion dans une mise en scène d’An­dré Barsacq à la Comédie des Champs-Élysées, en 1967.

LE BABOUR
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1969.
Créa­tion dans une mise en scène d’A. Barsacq au Théâtre de l’Ate­lier, le 20 sep­tem­bre 1969.

L’HOMME EN QUESTION
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1974.
Créa­tion dans une mise en scène de Pierre Franck au Théâtre de l’Ate­lier, le 3 novem­bre 1973.

À NOUS DE JOUER
Édi­tions Gal­li­mard, Paris, 1979.
Créa­tion dans une mise en scène d’Andreas Voutsi­nas au Théâtre des Arts, Paris, en 1979.

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Par Thierry Debroux
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