Jacques De Decker
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Jacques De Decker

Le 1 Août 1997
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Jacques De Decker
Jacques De Deck­er

NÉ À BRUXELLES en 1945.

Si Jacques De Deck­er a exploré presque tous Les chemins des let­tres belges, c’est qu’il a pris la route très tôt. Dès l’âge de douze ans, il voit ses pre­miers poèmes paraître dans Le Soir pour enfants, et à la fin de ses human­ités, il crée avec Albert-André Lheureux le Théâtre de l’E­sprit frappeur. Ain­si com­mence l’aven­ture théâ­trale de Jacques De Deck­er. Licen­cié en philolo­gie ger­manique, il affûte sa plume, de tra­duc­tions en adap­ta­tions et retrou­ve le quo­ti­di­en Le Soir comme cri­tique lit­téraire et théâ­tral. Mais il con­tin­ue à enseign­er à l’École d’interprètes à Mons puis au Con­ser­va­toire de Brux­elles. Jacques De Deck­er croit à la péd­a­gogie, celle du cri­tique comme celle du pro­fesseur. C’est une his­toire de générosité. À Lon­dres, une pièce de Simon Gray lui révèle le théâtre qu’il voudrait faire, un théâtre un peu dif­férent de celui des années 70. C’est grâce à une com­mande de Claude Éti­enne qu’il écrira sa pre­mière pièce, PETIT MATIN. Et quand la route du théâtre le ralen­tit, il pub­lie des romans (LA GRANDE ROUE, PARADES AMOUREUSES, LE VENTRE DE LA BALEINE).
Au cœur de toutes ces écri­t­ures, Jacques De Deck­er garde le désir de traduire : d’une langue à l’autre, d’un code à un autre ou « Traduire un morceau du monde en en faisant de la fic­tion… »1

Tranch­es de dimanche 

INSTANTANÉS d’une vie de famille. Une famille d’au­jour­d’hui aux mem­bres dis­per­sés ; une famille où deux généra­tions se con­fron­tent et se cherchent. C’est un dimanche de récep­tion pas comme les autres. En vue du mariage de leur fille, Irène et Émile, séparés depuis quinze ans, vont se retrou­ver. Ren­con­tre préven­tive, pré­para­toire en quelque sorte…
Sur le ton anodin de la con­ver­sa­tion, les petits reproches, les aveux dis­crets dévoilent les per­son­nages, révè­lent le fond de leur être, la vérité de leurs moti­va­tions. Une réal­ité moins lénifi­ante perce sous l’optimisme de bon ton et sous l’enjouement : l’amour retombe un peu, les êtres se font moins dignes. Jusqu’à la scène dra­ma­tique et grotesque du fils en révolte con­tre l’hypocrisie, lançant à chaque per­son­nage une rafale de vérités. Alors, peu à peu, se lève comme une aube nou­velle… 

Le mag­no­lia 

« QUI A DEUX maisons perd sa rai­son » dis­ait un film d’Éric Rohmer… Adrien est archi­tecte de jardins et vit dans une mai­son à la cam­pagne. Julien étudie le théâtre fin de siè­cle et habite un apparte­ment en ville. Entre les deux, Marie et/ou Antoinette va et vient, scrute les signes de leur amour, sonde leur affec­tion, observe leurs réac­tions. De ques­tions en ques­tions, elle cherche peut-être à choisir. Pour l’un, elle est Marie, pour l’autre, Antoinette : deux vies qui se com­plè­tent sur une par­celle de lib­erté préservée. Mais l’équilibre pré­caire est fait pour se rompre. Julien ren­con­tre Adrien. Le citadin se met à rêver de cam­pagne et d’e­spaces verts, il voudrait un jardin sur sa ter­rasse.
LE MAGNOLIA est une fable qui se déroule dans une tran­quille fatal­ité. Mar­i­on­net­tiste soudain dépassée par ses poupées, Marie-Antoinette s’in­cline sans révolte tout comme elle créait sa dou­ble his­toire sans per­ver­sion. 

Les pièces de Jacques De Deck­er camp­ent des tranch­es de vie de la petite bour­geoisie d’au­jour­d’hui. L’au­teur plonge dans le quo­ti­di­en des rela­tions famil­iales ou amoureuses. Ses dia­logues réal­istes, tan­tôt légers, tan­tôt incisifs y soulig­nent les parades, les malen­ten­dus, les lieux com­muns… Avec tou­jours, en toile de fond, un mélange ambigu de ten­dresse et de séduc­tion.

ND  

  1. Entre­tien avec Paul Emond, in LA GRANDE ROUE, Édi­tions Labor, 1993. ↩︎

Œuvres théâ­trales

PETIT MATIN
Pub­lié aux Édi­tions
Les Éper­on­niers, suivi de JEU D’INTÉRIEUR, Brux­elles, 1979.
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur aux Midis du Rideau de Brux­elles, en 1976.
Adap­ta­tion radio­phonique par Jean-Louis Jacques pour la RTBF en 1976.
Retrans­mis­sion par la SSR et Radio Cana­da.
Ver­sion télévisée pro­duite par la RTBF, 1983.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 2 hommes
Durée : 1h

JEU D’INTÉRIEUR Pub­lié aux Édi­tions
Les Éper­on­niers, précédé de
PETIT MATIN, Brux­elles, 1979.
Pub­lié en anglais sous le titre
INDOOR GAMES dans une
tra­duc­tion d’Anne-Marie
Glasheen, dans « Four bel­gian
play­wrights », Gam­bit,
Inter­na­tion­al The­ater Review,
n° 42 – 43, Lon­dres, John Calder Pub­lish­er, 1986.
Créa­tion dans une mise en scène de Mar­cel Del­val au Théâtre de l’E­sprit frappeur, Brux­elles, en 1979.
Adap­ta­tion radio­phonique pour
la RTBF par Jacques Bourlez, en 1978.
Retrans­mis­sion par la SSR et Radio Cana­da.
Créa­tion en néer­landais sous le titre BINNENSKAMERS dans une tra­duc­tion de Roger van Rans­beeck, par le Teater Gomarus à Malines, en 1987.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 1 homme
Durée : 2h

ÉPIPHANIE
Pub­lié aux Édi­tions Le Cri, Brux­elles, 1980.

Adap­ta­tion radio­phonique
dif­fusée sur France-Cul­ture
et sur la RTBF, en 1981.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 3 hommes
Durée:2h

TRANCHES DE DIMANCHE
Nou­velle ver­sion d’ÉPIPHANIE.
Pub­lié aux Édi­tions Actes
Sud — Papiers, 1987.
Créa­tion dans une mise en scène
de Jean-Claude Idée au Théâtre
Molière, Brux­elles, en 1987.
Ver­sion télévisée pro­duite
par Del Dif­fu­sion.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 3 hommes
Durée : 2h15

FITNESS
Pub­lié aux Édi­tions de
l’‘Ambedui, Brux­elles, 1994.
Créa­tion dans une mise en scène
de Mar­tine Wille­quet à La
Samar­i­taine, Brux­elles, en 1992.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme
Durée : 1h20

FENÊTRE SUR COUPLE
Nou­velle ver­sion
de JEU D’INTÉRIEUR.
Créa­tion par la Com­pag­nie Yvan
Bau­douin — Lesly Bun­ton dans
une mise en scène d’Yvan
Bau­douin, Brux­elles, en 1994.

PETIT MATIN, GRAND SOIR
Pub­lié aux Édi­tions de
l’Ambedui, Brux­elles, 1996.
Créa­tion dans une mise en scène
de Daniel Simon au Théâtre­Poème, Brux­elles, en 1997.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 2 hommes
Durée : 2h

LE MAGNOLIA OU LE VEAU DE VILLE ET LE VEAU DES CHAMPS
À paraître aux Édi­tions
Lans­man, Carnières.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 2 hommes
Durée : 2h30

Adap­ta­tions

MORLY BLOOM
d’après ULYSSE de James Joyce
Créa­tion dans une mise en scène de Jacques De Deck­er au Théâtre-Poème, en 1969.

LE ROUGE ET LE NOIR
de Stend­hal (avec Albert-André Lheureux)
Créa­tion dans une mise en scène d’Albert-André Lheureux au Rideau de Brux­elles, en févri­er 1973.

COLLISION
de Pierre Mertens
Pub­lié dans l’Avant-Scène Théâtre, n 829 – 830, 1988.
Créa­tion dans une mise en scène de Hen­ri Rud­er aux Midis du Rideau de Brux­elles, en févri­er 1982.

LES TROIS MOUSQUETAIRES
d’Alexan­dre Dumas
Créa­tion dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Théâtre du Parc, Brux­elles, en décem­bre 1982.

LE CAPITAINE FRACASSE
(avec Daniel Sca­haise)
Créa­tion dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Théâtre roy­al du Parc, en sep­tem­bre 1986.

LES TROIS SŒURS
d’Anton Tchekhov
Pub­lié aux Édi­tions Le Cri, Brux­elles, 1996.
Créa­tion par le Théâtre en Lib­erté dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Vaude­ville, en jan­vi­er 1996.

Tra­duc­tions

LA FAMILLE
de Lodewijk de Boer
(avec Jean Sigrid)
Créa­tion dans une mise en scène de Derek Gold­by au Théâtre de Poche, en sep­tem­bre 1973.

DES FILLES ET DES GARÇONS
d’Yvonne Keuls
(avec Jean Sigrid)
Créa­tion dans une mise en scène de Jo Dua au Théâtre nation­al de Bel­gique, en novem­bre 1976.

MES QUATRE HOMMES ET MOI
de Jean Kerr
Créa­tion par la Com­pag­nie des Galeries dans une mise en scène de Claude Vig­not, en sep­tem­bre 1976.

PAS DE DEUX
de Hugo Claus
(avec Jean Sigrid)
Créa­tion par le Théâtre de la Bal­samine dans une mise en scène de Mar­tine Wijck­aert, en mai 1977.

AMADEUS
de Peter Shaf­fer
Créa­tion dans une mise en scène de Jacques Huis­man au Théâtre nation­al de Bel­gique, en avril 1981.

RICHARD III
de William Shake­speare
Créa­tion dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Théâtre du Parc, en sep­tem­bre 1981.

VISAGES CONNUS, SENTIMENTS MÉLANGÉS
de Botho Strauss
Créa­tion dans une mise en scène de Jules-Hen­ri Marchant au Rideau de Brux­elles, en févri­er 1984.

LA DIXIÈME DE BEETHOVEN
de Peter Usti­nov
Créa­tion dans une mise en scène de Philippe Ron­d­est au Théâtre nation­al de Bel­gique, en avril 1983.

BELLA, MARIE, TIM ET HARRY VONT À LA MER
de E.G. White­head
Créa­tion dans une mise en scène de Jean-Claude Idée au Théâtre de l’Ancre, en décem­bre 1984.

HAMLET
de William Shake­speare
Créa­tion par les Tréteaux Libres dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Cen­tre cul­turel Le Botanique, en jan­vi­er 1985.

LES HYPOCONDRES
de Botho Strauss
Créa­tion dans une mise en scène
de Jules-Hen­ri Marchant au Rideau de Brux­elles, en mars 1985.

LES BIENFAITEURS
de Michael Frayn
Créa­tion dans une mise en scène de Jacques Huis­man au Théâtre Nation­al, en octo­bre 1985.

L’HOMME GRIS
de Marie Laberge
Créa­tion dans une mise en scène de Gabriel Gar­ran par le Théâtre inter­na­tion­al de langue française au Théâtre nation­al de Bel­gique, en sep­tem­bre 1986.

LE FILS À PAPA
de Woody Allen
Créa­tion par la Com­pag­nie des Galeries dans une mise en scène de Claude Vig­not, en décem­bre 1987.

OUBLIER
de Marie Laberge
Créa­tion dans une mise en scène de Jean-Claude Drouot au Théâtre nation­al de Bel­gique, en mars 1988.

LA LÉGENDE D’ULENSPIEGEL
de Hugo Claus, d’après Charles de Coster
Pub­lié aux Édi­tions l’Âge d’Homme, Lau­sanne, 1992.
Créa­tion dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Théâtre du Parc, en sep­tem­bre 1988.

FUGUES APRÈS NOËL
de Ruud De Rid­der
Créa­tion par la Com­pag­nie des Galeries dans une mise en scène de Claude Vig­not, en décem­bre 1988.

BRISES D’ÉTÉ
d’Arthur Schnit­zler
Créa­tion dans une mise en scène de Jules-Hen­ri Marchant au Rideau de Brux­elles, en jan­vi­er 1991.

LES SŒURS OÙ CASANOVA À SPA
d’Arthur Schnit­zler (avec Armand Del­campe)
Pub­lié dans les Cahiers-Théâtre de Lou­vain-la-Neuve, 1993.
Créa­tion dans une mise en scène d’Ar­mand Del­campe à l’Ate­lier Théâ­tral de Lou­vain-la-Neuve, en févri­er 1993.

VERRES (TWO)
de Jim Cartwight
Créa­tion dans une mise en scène de Jacques Joël, en févri­er 1993.

LE MARTIN-PÊCHEUR
d’après William Dou­glas-Home
Pub­lié dans l’Avant-Scène Théâtre, n° 979, décem­bre 1995.
Créa­tion dans une mise en scène de Jean-Claude Idée au Théâtre Saint-Georges, Paris, le 10 sep­tem­bre 1995.

LULU
de Frank Wedekind
Pub­lié aux Édi­tions Le Cri, Brux­elles, 1997.
Créa­tion par le Théâtre en Lib­erté dans une mise en scène de Daniel Sca­haise au Vaude­ville, en jan­vi­er 1997.

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Écrit par Nancy Delhalle
Nan­cy Del­halle est pro­fesseure à l’Université de Liège où elle dirige le Cen­tre d’Etudes et de Recherch­es sur...Plus d'info
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