Jean-Claude Idée
Non classé

Jean-Claude Idée

Le 1 Août 1997
Article fraîchement numérisée
Cet article rejoint tout juste nos archives. Notre équipe le relit actuellement pour vous offrir la même qualité que nos éditions papier. Pour soutenir ce travail minutieux, offrez-nous un café ☕
Jean-Claude Idée
Jean-Claude Idée

NÉ À BRUXELLES EN 1951. 

Comé­di­en de for­ma­tion (au Con­ser­va­toire de Brux­elles), il se tourne très tôt vers la mise en scène, après avoir joué, dès la fin des années 60, au Rideau, au Nation­al, aux Galeries. Aus­si aguer­ri face aux clas­siques (Molière est l’un de ses chevaux de bataille) que dans le réper­toire con­tem­po­rain (on lui doit les deux seules créa­tions de pièces de l’Améri­cain Sam Shep­ard en Bel­gique), il joint à une rare intel­li­gence du texte une grande maîtrise de la dimen­sion sonore de ses réal­i­sa­tions, due à une pra­tique intense de la dra­ma­tique radio­phonique. Très atten­tif au renou­velle­ment du réper­toire, il crée en 1989 le Mag­a­sin d’Écriture théâ­trale qui veut, par le biais des lec­tures-spec­ta­cles, faire con­naître les nou­velles dra­matur­gies fran­coph­o­nes, dans la ligne du Fes­ti­val de Limo­ges auquel il par­ticipe régulière­ment. Sa maîtrise dra­maturgique fait de lui un adap­ta­teur au théâtre de textes romanesques, tech­nique qu’il applique à L’ALLÉE DU ROI de Françoise Chan­der­nagor, par exem­ple : ce spec­ta­cle con­naî­tra un suc­cès reten­tis­sant au Théâtre du Parc d’abord, au Mont­par­nasse à Paris ensuite, enfin au couts d’une vaste tournée. Depuis, il exerce surtout son activ­ité de met­teur en scène en France.

Et nos amours ou La force du miroir

EXPÉRIENCE RARE que cette comédie musi­cale qui retrace le par­cours d’Apollinaire en ten­ant une nuit qu’il passe dans une grange à Stavelot, l’hiv­er 1899, pour le moment piv­ot de son des­tin. Et le mi-temps de son âge : il a vécu dans le siè­cle qui s’achève autant d’années qui lui en restent promis­es dans celui qui s’en vient. Voué à une mère pos­ses­sive dont la pas­sion du jeu les mène à la ruine, en quête de l’amour fou qu’il attend de ses « sœurs lumineuses », Apol­li­naire se sait poète, il lui reste encore à le démon­tr­er par les actes. Une troupe de bal­adins de pas­sage, comme il les aime, lui donne le spec­ta­cle de ce que sera son des­tin. Et il ne reste fatale­ment pas le spec­ta­teur pas­sif de cette représen­ta­tion prophé­tique. Chaque inter­prète chante (les mélodies, sur les poèmes d’Apollinaire, sont de Vin­cent Grass), danse, joue cette vie mar­quée au sceau de la tragédie poé­tique. 

Plaisir d’amour 

« ADULTE, quoi qu’on fasse, on ne peut que gér­er, plus ou moins bien, la C4 décep­tion. » Des vérités aus­si peu com­modes que celle-là émail­lent une pièce de moral­iste féroce, qui passe au crible un homme de quar­ante ans que sa vie privée laisse, à l’âge cri­tique, au bord du chemin, effaré et inter­ro­ga­teur. Georges, musi­cien raté, recon­ver­ti dans l’industrie du disque, est quit­té par sa sec­onde épouse, par­tie avec son sec­ond enfant. Il cherche un recours auprès de sa maîtresse, d’une amie de jeunesse, de sa fille aînée. Il déclenche le retour pas­sion­nel d’une mère qu’il éloigne, d’autres sou­tiens qu’il rejette. En défini­tive, seule la soli­tude lui est de quelque sec­ours. Et il creuse, aus­si loin qu’il le peut, ce qui a pu le men­er à un tel « incon­vénient d’être né », pour citer Cio­ran, dont l’amertume tonique s’im­pose à pro­pos de cette comédie au scalpel. Georges se trou­vera même con­fron­té à son dou­ble de vingt ans plus jeune, à son moi qui ne savait pas encore … « Cette pièce, dit l’auteur, doit être jouée dans l’ironie et la lucid­ité avec une ten­dresse impi­toy­able. » 

JDD 

Œuvres théâ­trales

LES JEUX DE L’OISEAU ET DU TEMPS QUI PASSE
Créa­tion dans une mise en scène de Maïté Nahyr aux Midis du Rideau de Brux­elles, en 1972.

HAMLET
Adap­ta­tion théâ­trale de la nou­velle de Laforgue.
Créa­tion au Rideau de Brux­elles.

ANTON PAVLOVITCH TCHEKHOV, L’HOMME EN ÉTUI
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Théâtre de l’E­sprit frappeur, Brux­elles, en 1973.

GASPARD DE LA NUIT
Adap­té de l’œuvre d’Aloysius Bertrand.
Créa­tion au Con­ser­va­toire roy­al de Brux­elles.

LE SAUT DU GOL
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur aux Midis du Rideau de Brux­elles en 1979.

LE JEU D’ESTHER.
Créa­tion de l’ATAC au Cen­tre cul­turel d’Auderghem.

LA MAISON DES DIEUX MORTS
Pub­lié, avec LA FOLIE VAN DER GOES, aux Édi­tions Le Cri, Brux­elles, 1982.
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur aux Midis du Rideau de Brux­elles en 1977.

RIVAGES
Créa­tion dans une mise en scène de Jacques Cra­hay au Théâtre de l’É­tuve, Liège, le 4 mars 1982.

ET NOS AMOURS
ou LA FORCE DU MIROIR
Écrit avec Vin­cent Grass.
Créa­tion au Fes­ti­val de Spa en juil­let 1981 puis au Théâtre du Nou­veau Gym­nase, Liège, le 21 sep­tem­bre 1981.
Dis­tri­b­u­tion : 4 femmes, 4 hommes
Durée : 2h

LA FOLIE VAN DER GOES
Pub­lié, avec LA MAISON DES DIEUX MORTS, aux Édi­tions Le Cri, Brux­elles, 1982.
Créa­tion par Pro­duc­tion Daniel Sca­haise — Frédéric Latin, dans une mise en scène de Daniel Sca­haise, au Cen­tre d’art du Rouge­Cloître d’Aud­erghem, le 9 sep­tem­bre 1982.

ATRIDES
Tétralo­gie.
Créa­tion par l’AT­AC au Cen­tre cul­turel de Niv­elles.

PLAISIR D’AMOUR
Lec­ture-spec­ta­cle à Paris, en 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 5 femmes, 4 hommes
Durée : 2h30

MOI, CLYTEMNESTRE
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Théâtre du Parc, Brux­elles, en 1994.

L’ATTENTAT

SNOWDRAGON

Pièce radio­phonique

LANCELOT DU LAC
Créa­tion du Ser­vice dra­ma­tiqu radio du Cen­tre de pro­duc­tion RTBF de Brux­elles.

Non classé
Partager
Partagez vos réflexions...

Vous aimez nous lire ?

Aidez-nous à continuer l’aventure.

Votre soutien nous permet de poursuivre notre mission : financer nos auteur·ices, numériser nos archives, développer notre plateforme et maintenir notre indépendance éditoriale.
Chaque don compte pour faire vivre cette passion commune du théâtre.
Nous soutenir
Précédent
Suivant
1 Août 1997 — NÉ À FOY-NOTRE-DAME, le 4 juin 1937. Pour lui, «le théâtre meurt d’avoir été dit». Alors, au prix d’un effort…

NÉ À FOY-NOTRE-DAME, le 4 juin 1937. Pour lui, « le théâtre meurt d’avoir été dit ». Alors, au prix…

Par Nancy Delhalle
Précédent
1 Août 1997 — «EN 1958, j'avais 17 ans. Je dérivais solitaire à La foire de l'Exposition universelle de Bruxelles. Je suis entré dans…

« EN 1958, j’avais 17 ans. Je déri­vais soli­taire à La foire de l’Ex­po­si­tion uni­verselle de Brux­elles. Je suis entré dans une tente où était annon­cée une attrac­tion remar­quable : une femme-panthère.Je me suis trou­vé seul,…

Par Corinne Rigaud
La rédaction vous propose

Bonjour

Vous n'avez pas de compte?
Découvrez nos
formules d'abonnements

Mot de passe oublié ?
Mon panier
0
Ajouter un code promo
Sous-total