Jean-François Lermusieau
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Jean-François Lermusieau

Le 1 Jan 1997
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JEAN-FRANÇOIS LERMUSIEAU (Brux­elles, 1961) n’est pas un dra­maturge mais un écrivain dont les textes ren­con­trent par­fois la forme théâ­trale. Ce qui est déjà arrivé par trois fois : pour CASSE-MÈRE et pour L’ORCHIDÉE ; pour PASSE-TEMPS aus­si mais cette pièce reste cachée dans ses tiroirs, en attente de réécri­t­ure. Jean-François Ler­musieau a décou­vert le théâtre par hasard. Pen­dant ses études d’éducateur, il devait faire un stage mais les endroits qu’il avait choi­sis n’é­taient pas acces­si­bles aux per­son­nes hand­i­capées. Son école lui a pro­posé d’être assis­tant-met­teur en scène au club Tom­my-Tiquette de Braine-le-Comte dirigé par Agnès Arnould. Il y écrira la pre­mière ver­sion de CASSE-MÈRE, sous le titre LE MANGEUR DE DOIGTS, ver­sion davan­tage con­cen­trée sur le monde hand­i­capé que celle pub­liée par Quo­rum en 1995. Le per­son­nage de la mère n’y appa­rais­sait pas encore, l’écri­t­ure était encore très proche d’un vécu à extir­p­er. Pour mon­ter L’ORCHIDÉE, il créera la com­pag­nie théâ­trale Pyra­me, du nom — entre autres — du chien du déco­ra­teur. Il y sera met­teur en scène, compt­able et y soign­era sa timid­ité. En 1988, il doit arrêter cette expéri­ence parce qu’il trou­ve un emploi comme jour­nal­iste au Soir. Aujourd’hui, il col­la­bore à la rubrique cul­turelle du Jour­nal du Médecin, écrit de la poésie, des nou­velles, un roman. 

Casse-mère 

Mono­logue à deux voix 

TOUT PETIT DÉJÀ, il per­dait l’équili­bre, tombait, vom­is­sait… À cause de ee trou­ble, la société l’a classé par­mi les hand­i­capés. Ce qui les isole, lui et sa mère : elle s’est battue pour qu’il soit accep­té. Il s’est bat­tu pour être con­sid­éré comme quelqu’un de nor­mal. A‑t-elle encore la volon­té de lut­ter, épuisée par son dou­ble com­bat : pour lui et con­tre lui ? Dans le présent de la pièce, il est enfer­mé. Il a voulu sor­tir seul dans la rue. Il a chuté. On l’a emmené, on a voulu le soign­er. Il a refusé. Il ne sera pas ce que le monde extérieur veut qu’il soit. Dans cette pièce d’ex­trême soli­tude, d’ex­trême incom­mu­ni­ca­tion — presque jamais la mère et le fils ne dia­loguent, tou­jours ils par­lent seuls —, jail­lit pour­tant, de toute part, la rage de vivre. Dés­espéré­ment. 

MZ

Œuvres théâ­trales

CASSE-MÈRE
Pub­lié, avec une pré­face de Lil­iane Wouters, aux Édi­tions Quo­rum, Ottig­nies, 1995.
Créa­tion de la pre­mière ver­sion sous le titre LE MANGEUR DE DOIGTS dans une mise en scène d’Agnès Arnould à Braine-le-Comte, en févri­er 1983.
Créa­tion de la deux­ième ver­sion sous le titre LE MANGEUR DE DOIGTS (ajout du per­son­nage de la mère), dans une mise en scène de l’auteur à Aulnois, en févri­er 1987.
Créa­tion de la troisième ver­sion sous le titre CASSE-MÈRE, dans une mise en scène de Jean-Pierre Dene­fve à la Galerie Koma, en sep­tem­bre 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 1 homme
Durée : 50 min­utes

L’ORCHIDÉE
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur à la salle cul­turelle de Cuesmes, en avril 1985.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, 3 hommes
Durée : 1h

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