Marcel Kervan
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Marcel Kervan

Le 1 Août 1997
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Marcel Kervan
Mar­cel Ker­van

QUAND MARCEL KERVAN (Liège, 1944) était enfant, il aimait les laque­mans1 de la Foire d’octobre et le théâtre de mar­i­on­nettes. Il ne loupait aucune appari­tion de Tchantchès2, comme plus tard il ne rat­era aucun lun­di du Gym­nase de Liège, jour de la semaine où se retrou­vaient tous les jeunes amoureux de théâtre. Il s’y fera quelques amis avec qui il fondera le Prosce­ni­um, ce théâtre ama­teur au cœur de la Cité ardente. Il y accom­pli­ra, sans compter, les tâch­es les plus divers­es. Il y a tout appris, aime-t-il dire : écrire, met­tre en scène, planter les clous. Car, avant tout, Mar­cel Ker­van est un auto­di­dacte. Il a mis en scène de nom­breuses fois, sans jamais avoir été dans la moin­dre école. Il a été comé­di­en pour con­naître les exi­gences du jeu, de la dic­tion. Il a écrit parce qu’il fal­lait des pièces adap­tées à la troupe. Fon­da­men­tale­ment, il doit être met­teur en scène car lorsqu’il écrit, sa créa­tion con­siste à met­tre des mots sur des mis­es en scène qu’il s’est inven­tées. Des mis­es en scène (donc une écri­t­ure) qui priv­ilégient Le con­tact avec le pub­lic, comme dans ce théâtre de mar­i­on­nettes qu’il aime tant. Aujourd’hui, retiré de ses fonc­tions au Prosce­ni­um, il se con­sacre prin­ci­pale­ment à l’écri­t­ure. Il a plus de dix pièces en chantier. 

Drac­u­la-Waltz 

LE COMTE DRACUL vit retiré dans un château en ruine. Ses jours s’écoulent, entouré de son fils Jean-Sébastien un tan­ti­net folle, d’un fac­to­tum vrai­ment laid et d’une gou­ver­nante prévenante. Pour­suivi par sa mau­vaise répu­ta­tion, il n’a plus trou­vé de demoi­selles à se met­tre sous la dent depuis qua­tre mois. Noël et ses cadeaux approchent.. Pour le réveil­lon, il a invité deux jeunes artistes vien­nois­es, les sœurs Schnei­der, à venir don­ner un con­cert. Le sang frais devrait couler à flots. Elles arrivent accom­pa­g­nées de Sig­mund, un char­mant mon­sieur (ce qui rav­it Jean-Sébastien) qui refuse de don­ner son nom mais dont on sait qu’il reçoit ses patients sur canapé… De quipro­qu­os en jeux de mots, de sous-enten­dus en clins d’œil, la pièce n’ar­rête pas de jouer avec la légende et l’histoire. Et quand le mot fin survient, comme un polaroïd, il fige tout ce petit monde dans une pose qui ressem­ble à s’y mépren­dre à un tableau chré­tien. 

MZ 

Œuvres théâ­trales

LES GOURMANDS FONT LEUR FOSSE AVEC LEURS DENTS
Créa­tion dans une mise en scène de Monique Mau­clair au Théâtre du Marais, Paris, en jan­vi­er 1980.
Prix de lit­téra­ture dra­ma­tique de la Province de Liège 1979.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, 4 hommes
Durée : 1h40

LE SCANDALE DE LA CHARITÉ
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Théâtre Arle­quin, Liège, en sep­tem­bre 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 4 hommes
Durée : 1h25

DRACULA-WALTZ
Créa­tion dans une mise en scène de Jean-François Calas au Théâtre des Songes, Paris, en mars 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, 4 hommes
Durée : 1h40

Pièces jouées au Théâtre Prosce­ni­um à Liège

LE LÉZARD DANS LA CORNICHE, 1975 ;
LADY LIMONADE, 1976 ;
LA DRAGUE, en col­lab­o­ra­tion avec Alain Krief, 1985 ;
LA NUIT CANAILLE, 1991.

Adap­ta­tions jouées au Théâtre Prosce­ni­um

POURQUOI PAS TOUTE L’HISTOIRE DE LIÈGE,
d’après Jo Gérard, 1980 ; FALSTAFF, 1985 ;

LES AMOURS DE DON PERLIMPLIN AVEC BELISE EN SON JARDIN,
d’après Fed­eri­co Gar­cia Lor­ca, 1990 ; QUICHOTTE, d’après Cer­vantes, 1994.

  1. Laque­mans : galette à la mélasse, spé­cial­ité lié­geoise. ↩︎
  2. Tchantchès : célèbre mar­i­on­nette lié­geoise. ↩︎
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