Marcel Solbreux
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Marcel Solbreux

Le 1 Jan 1997
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NÉ À ATH en 1953. 

« C’é­tait la fin du temps des ceris­es mais en cette fin de juin 1974, nous ne doutions pas que le print­emps reviendrait. »1 Porté par l’envie de chang­er le monde, Mar­cel Sol­breux crée avec Rita Cobut et Jean-Charles Van Antwer­pen, un cen­tre mul­ti­mé­dias où bien­tôt, le théâtre prend la pre­mière place. C’est la nais­sance du Théâtre Cro­quemi­taine dont le pre­mier spec­ta­cle, ILS ONT TUÉ TONTON CORNICHON (de Michel Voi­turi­er), s’adresse aux enfants. La com­pag­nie s’im­plante à Tour­nai et con­tin­ue à tra­vailler dans la per­spec­tive du théâtre-action, un théâtre conçu comme lieu de prise de parole, comme moyen d’émancipation sociale. Les ani­ma­teurs, aidés par des comé­di­ens rom­pus aux tech­niques d’im­pro­vi­sa­tion, pro­posent des ate­liers et des créa­tions col­lec­tives à un pub­lic désireux de s’ex­primer. Car, s’il arrive au Théâtre Cro­quemi­taine de mon­ter des textes d’au­teurs comme Dario Fo ou Brecht, le plus sou­vent, les spec­ta­cles s’élaborent à par­tir d’un thème (le 200° anniver­saire de la déc­la­ra­tion d’indépen­dance des USA pour THE BB SHOW), d’un per­son­nage (le bouf­fon) ou d’une tech­nique (celle du clown, par exem­ple). Les notes, les bribes, Les canevas issus des impro­vi­sa­tions sont ensuite testés avant de faire l’objet d’une réécri­t­ure. Pour Mar­cel Sol­breux, écrire ou réécrire le texte n’est donc qu’une étape du tra­vail théâ­tral au ser­vice d’une cause, d’un engage­ment. 

Bouf­fon­ner­ies 

AU PAYS du roi des cons, les bouf­fons accueil­lent « les con­finés, les con­gelés, les com­pliqués, les con­sen­suels, les fau­cons, les con­sti­tués, les con­fédérés..… » Et le pub­lic s’installe pour enten­dre l’histoire des bouf­fons ou com­ment on devient bouf­fon. D’abord, l’enfant est cap­turé, enchaîné, corseté, décervelé : il doit tra­vailler. La recette, finale­ment, est sim­ple : « quelques gouttes d’eau bénite, un bouil­lon de cul­ture, un peu de boue des tranchées. Lais­sez croupir en usine, ou der­rière un guichet…» Dans une par­o­die bur­lesque et féroce du monde poli­tique et de l’acte de citoyen­neté, les bouf­fons choi­sis­sent leur roi. Puis, ils con­vient à une vis­ite du roy­aume de la con­ner­ie, un monde si bas qu’on y vit la tête bais­sée. Et lorsque « l’en­fant devenu bouf­fon » tente une révolte, une révo­lu­tion, la voix du roi résonne, tyran­nique, et con­damne l’en­fant à mort. Ain­si vont les Âmes des bouf­fons morts, « comme des phares éclairant la noire incon­science du monde… » 

ND

Œuvres théâ­trales

LILITH
Pub­lié par le Théâtre Cro­quemi­taine.
Créa­tion par le Théâtre Cro­quemi­taine dans une mise en scène de l’auteur et de Michel Dal­laire au Cen­tre cul­turel d’An­to­ing, en sep­tem­bre 1986.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 4 hommes
Durée : 1h

BOUFFONNERIES
Pub­lié aux Édi­tions du Cerisi­er, Cuesmes, 1994.
Créa­tion par le Théâtre Cro­quemi­taine dans une mise en scène de l’auteur et de Rita Cobut au Cen­tre cul­turel d’Antoing, en octo­bre 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 18 per­son­nages dont 2 femmes
Durée : 1h15

  1. Mar­cel Sol­breux, in THÉÂTRE-ACTION DE 1985 À 1995, ITINÉRAIRES, REGARDS, CONVERGENCES, Édi­tions du Cerisi­er, Cuesmes, 1996, p. 63. ↩︎
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Écrit par Nancy Delhalle
Nan­cy Del­halle est pro­fesseure à l’Université de Liège où elle dirige le Cen­tre d’Etudes et de Recherch­es sur...Plus d'info
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