Margarete Jennes
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Margarete Jennes

Le 1 Jan 1997
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NÉE À HAUSET le 21 mai 1951. 

S’é­tant tou­jours située en marge des insti­tu­tions depuis sa sor­tie de la sec­tion mise en en scène de l’IN­SAS en 1975, nour­rie de l’e­sprit du Canard Enchaîné, de Hara Kiri, d’Alphonse Allais, elle a pra­tiqué l’hu­mour absurde, la satire poli­tique, a fondé avec Philippe Geluck et Chris­t­ian Baggen le Théâtre Hyp­ocrite, a écrit des chan­sons et mis en scène des spec­ta­cles musi­caux (pour Claude Semal, Mar­tine Kiv­its, entre autres), a beau­coup tra­vail­lé pour le théâtre jeune pub­lic. Elle aime écrire en pen­sant aux acteurs qui incar­neront les per­son­nages et revendique la dimen­sion pop­u­laire et comique du théâtre.
Sa capac­ité de tra­vail et d’écri­t­ure sem­ble inépuis­able. Depuis trois, qua­tre ans, elle pra­tique moins l’écriture col­lec­tive, s’éloigne un peu du bur­lesque et tente une approche plus con­stru­ite de la trame et des per­son­nages.

Celle que j’préfère 

HISTOIRE D’AMOUR et d’héroïsme pen­dant la Grande Guerre. Alter­nant dia­logues, adress­es au pub­lic, chan­sons, Mar­garete Jennes nous entraîne sur les pas de Made­lon Dubreuil, à la recherche e son jeune frère Ludovic qui, pour échap­per au pen­sion­nat, s’est enrôlé dans l’armée française. Munie de faux papiers, Made­lon se fait pass­er pour jour­nal­iste et parvient à un avant-poste de liai­son, non loin du front de Cham­pagne. Là, elle ren­con­tre le ser­gent Pierre Dampierre, surnom­mé Pi-erre Car­ré ou aus­si 3,1416 qui passe ses journées et ses nuits à répon­dre au télé­phone et à trans­met­tre les ordres. Le ton est ironique d’un bout à l’autre. En treize tableaux, nous plon­geons dans l’u­nivers absurde des tranchées où cha­cun rem­plit son rôle : « Ceux qui déci­dent déci­dent, ceux qui meurent meurent…» 

Le cheveu d’Elmer Krantz 

« TENTATIVE DE MEURTRE col­lec-TIF avec prémédi­ta­tion. » Il y a Gon­zague de Paris, coif­feur vol­u­bile pour messieurs,  Elmer Krantz, client colérique qui rêve de se débar­rass­er de sa femme, Sab­ri­na, assis­tante col­oriste légère­ment hor­rip­i­lante, Albert, scham­pouineur peu sûr de lui. Il y a le vieux papa d’Albert, Philippe Lep­oulain, client amoureux et Gabrielle Krantz, la femme que tout ce petit monde pro­jette d’assassiner car, comme le souligne l’auteur, « ils étaient tous de mèche dans le salon de coif­fure. » Cette comédie échevelée et déli­rante, truf­fée de jeux de mots, se déroule en huit phas­es (diag­nos­tic, sham­po­ing, sous le casque, la coupe mai­son, tein­ture, bigoud­is, brush­ing et l’ad­di­tion) et per­met à Mar­garete Jennes, très en verve, d’of­frir à sept comé­di­ens des per­son­nages hauts en couleur, et au pub­lic, un univers des plus récréa-TIFS. 

TD 

Œuvres théâ­trales

LA REINE DES MÈRES
Mélo­drame mar­itime. Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur à la Salle Albert à Brux­elles, le 20 jan­vi­er 1982.

HIPPOLYTE EN ÉGYPTE
Opéra pour rire.
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Cen­tre cul­turel Jacques Franck, Brux­elles, en 1993.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 3 hommes (comédiens/ chanteurs)
Durée : 1h15

TRANCHES D’EUROPE EXPRESS
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur à La Samar­i­taine, Brux­elles, en févri­er 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes
(1 comé­di­en pianiste et 1 comé­di­en polyin­stru­men­tiste) et 1 femme (comé­di­enne sopra­no)
Durée : 1h

CELLE QUE J’PRÉFÈRE
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man, col­lec­tion Noc­turnes Théâtre, n° 23, Carnières, 1997,
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Théâtre Le Café, Brux­elles, en juin 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 1 homme
Durée : 1h

LE PRINCE PRESQUE CHARMANT
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Théâtre Le Café, en 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 1 homme
Durée : 1h15

LE CHEVEU D’ELMER KRANTZ
Créa­tion en lec­ture publique
au Théâtre Le Café, en févri­er 1997.
Dis­tri­b­u­tion. 5 hommes,
2 femmes
Durée : 1h15

Pièces écrites en col­lab­o­ra­tion 

LE LORGNON FÉDÉRAL,
LA PRINCESSE PARESSEUSE,
TOUS AUX ABRIS,
VIE ET MORT DE LA VIANDE,
LA REINE ET MOI 

Adap­ta­tion

LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE 
D’après Buz­za­ti

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