Marie Destrait
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Marie Destrait

Le 1 Jan 1997
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NÉE À BRUXELLES en 1961. 

« Dès que l’en­vie de présen­ter un spec­ta­cle émergeait dans un groupe de jeunes, je pre­nais en charge l’écri­t­ure, et comme corol­laire, la mise en scène et le rôle qui exigeait le plus de mémoire. » À 18 ans, par­al­lèlle­ment à une can­di­da­ture en philolo­gie romane, Marie Destrait entre au Con­ser­va­toire roy­al de Brux­elles, mais s’aperçoit peu à peu qu’elle n’a pas l’étoffe d’une actrice. Claude Éti­enne l’encourage mal­gré tout à con­tin­uer à écrire. Elle devient pro­fesseur, respon­s­able d’un ser­vice d’abon­nements, employée de librairie, tout en écrivant et met­tant en scène des spec­ta­cles (sou­vent des vaude­villes) pour des troupes d’a­ma­teurs. L’an­née 1996 vien­dra boule­vers­er quelque peu son par­cours. Pour la pre­mière fois, elle entre dans le cir­cuit pro­fes­sion­nel : sa pièce ÉCART reçoit le Prix de l’Union des Artistes, se voit pro­gram­mée au Rideau de Brux­elles et pub­liée aux Édi­tions Lans­man. 

Écart 

COMMENT AVOUER son désir à un auteur de théâtre aus­tralien et homo­sex­uel quand on est une jeune femme de bonne famille belge, mar­iée et mère de deux enfants ?La solu­tion que Marie Destrait nous pro­pose dans sa pièce est La pièce elle-même. Vari­a­tion sur le tri­an­gle amoureux, ÉCART s’a­muse égale­ment à démon­ter les procédés util­isés par un auteur pour se cam­ou­fler der­rière ses per­son­nages. Une jeune licen­ciée, appelons-la Pauline Jou­vet, fiancée avec un cer­tain Jean, tombe peu à peu amoureuse de l’écrivain, appelons-le Robert Bled, dont elle a fait le sujet de sa thèse et qu’elle ren­con­tre à cette occa­sion. La nature s’amuse à com­pli­quer l’in­trigue en ôtant à l’écrivain tout désir sex­uel pour une femme. Avec beau­coup d’hu­mour, Marie Destrait s’a­muse à nous promen­er dans cette rela­tion épis­to­laire, se jouant du temps et de l’espace. 

TD 

Œuvres théâ­trales

ÉCART
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man,
col­lec­tion Noc­turnes Théâtre,
n° 21, Carnières, 1997.
Créa­tion dans une mise en scène
d’Hélène Gail­ly au Rideau
de Brux­elles, en févri­er 1997.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes,
1 femme
Durée : 1h05
Pièces jouées au théâtre ama­teur

EN MÉDITERRANÉE, 1977 ;
DEUX TEMPS, TROIS
MOUVEMENTS, 1978 ;
FANTAISIE EN FEMMES
MINEURES, 1979 ;
JAMAIS D’EUX SANS TOI,
1″ ver­sion en 1981,
2° ver­sion en 1991 ;
NÉS L’UN POUR L’AUTRE, 1993.

Autres textes

LES SANS CIEL, 1982 ;
CRUCI-FICTION, 1983 ;
SŒUR SOLEIL, 1996.

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