DEPUIS L’ENFANCE, Michel Dieudonné (Bruxelles, 1958) vit pout/par ses deux passions. L’une est devenue sa profession — l’histoire —, l’autre sa vocation — le théâtre —. Dans LA COMTESSE POLONAISE, il les combine dans une langue classique et un propos humaniste. Son expérience d’historien et de gestionnaire, ses dons pour la communication l’ont beaucoup aidé à la diffusion de cette pièce. Il a commencé par la publier aux Éditions de la Régie européenne de science, d’art et de sport (RESAS) et ensuite, il a pris en main sa promotion. Elle a été recensée, louée par tous les journaux du pays, fait des plus rares pour une première pièce non encore créée, pour une pièce tout simplement. Pour chacune des rééditions, Michel Dieudonné, maniaque et perfectionniste, a remanié le texte, la finition bien plus que la création lui procurant son plaisir d’écrivain. En 1994, il fonde sa propre compagnie, Cléomadès, et lui donne parmi ses missions la défense du répertoire bruxellois. LES SURVIVANTS de Claude Spaak sera la première pièce montée (au Théâtre royal du Parc en 1995), LA COMTESSE POLONAISE, la seconde. Ajoutons qu’il n’écrit pas que des articles ou des drames historiques mais aussi de la poésie et que chaque fois qu’il lit un roman, il songe à Le diviser en cinq actes.
La comtesse polonaise
À LA FIN bouillonnante et sanglante du XVIIT : siècle, la Pologne subit les assauts de la Russie. Le général Kosciuszko appelle le peuple polonais à se révolter contre l’envahisseur et envoie l’officier Jan Potocki en France chercher de l’aide : des armes et des vivres mais aussi l’esprit des Lumières contre les ténèbres de la guerre. Potocki emmène avec lui Eva Pauliska, jeune demoiselle orpheline. Ils tombent follement amoureux l’un de l’autre. Séparés par les circonstances sur le chemin de la France, ils finissent par s’y retrouver. Il y règne la Terreur et les dénonciations ; Robespierre va plus que probablement être décapité. Nos deux amoureux ne feront pas qu’y roucouler, ils prendront une part active à la propagation du message utopique — et assumé comme tel — de l’auteur, celui du triomphe de la liberté et du bien.
MZ

