Michel Ducobu
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Michel Ducobu

Le 1 Jan 1997
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AUTEUR FÉCOND, Michel Ducobu ne s’est pas lais­sé embri­gad­er par un genre lit­téraire spé­ci­fique : poète, dra­maturge, chroniqueur, con­férenci­er, con­teur, nou­vel­liste ; là aus­si, c’est l’occasion qui fait le lar­ron. Il s’est essayé à l’écri­t­ure dra­ma­tique en adap­tant, pour un théâtre de mar­i­on­nettes (le Théâtre du Gibet), un matéri­au clas­sique et pop­u­laire, des fabli­aux, des con­tes et des légen­des du Moyen Âge. Puis, il fera plus tard une adap­ta­tion du PURGATOIRE de Dante. Entre-temps et après, il écrira trois pièces en un seul acte : VESPER NOX, L’HEURE DU CRAPAUD, VÊTIR LES NUS. Les pièces de théâtre que Michel Ducobu a écrites ont en com­mun d’être con­stru­ites sur des critères formels pré­cis. Elles sont cour­tes et ramassées sur le verbe, de façon énergique. Elles doivent à chaque fois per­me­t­tre à l’auteur, selon sa pro­pre expres­sion, « de cern­er une crise entre deux per­son­nages et con­stater l’impossiblité de la résoudre sans pass­er à l’acte de vio­lence. » Michel Ducobu est né à Namur le 24 avril 1942. Licen­cié en philolo­gie romane, il enseigne le français et ani­me les Midis de la poésie à Namur. Son tra­vail d’écrivain a été plusieurs fois recon­nu à l’é­tranger et en Bel­gique. Il a notam­ment reçu, en 1981, le prix de lit­téra­ture de la Ville de Brux­elles. 

Ves­per, Nox 

QU’EST-CE QU’IL Y A DE PLUS BANAL qu’une his­toire d’amour ? Une très grande his­toire d’amour ! Qu’est ce qu’il y a de plus ennuyeux qu’une très grande his­toire d’amour ? Une très, très grande his­toire d’amour ! Il faut donc avoir un cer­tain tal­ent ou une cer­taine dose d’humour pour trou­ver un chemin de tra­verse et emmen­er le lecteur hors des sen­tiers bat­tus, sans pour autant lui par­ler d’autre chose que de ce qu’il adore enten­dre ou voir : un homme et une femme qui s’ai­ment d’un amour réciproque voué à l’é­ter­nité. Michel Ducobu a choisi de pren­dre deux per­son­nages qui arrivent à un âge où il est un peu plus ques­tion de mourir que de bat­i­fol­er et pour­tant… Ves­per (l’homme) et Nox (la femme) vont réserv­er une cham­bre d’hô­tel pour y pass­er la nuit. Ce sera leur dernière nuit mais on ne le sait pas au début et eux non plus. Ils se sont con­nus, il y a très longtemps, et ont été l’un pour l’autre le pre­mier amour. Et puis la vie est passée, très vite, on dirait, mais sans amoin­drir ni adoucir les rancœurs et l’af­fec­tion qu’un cou­ple se man­i­feste au som­met de sa pas­sion. Parce que c’est une pièce qui par­le du passé, tous les thèmes sont nos­tal­giques mais à aucun moment l’écri­t­ure ne l’est. Au con­traire — et c’est toute la force du texte —, plus les idées sont nos­tal­giques, plus les mots sont toniques et vifs. Plus les sen­ti­ments sont déprimés, plus les phras­es sont vin­dica­tives. Et Le jeu d’oppositions qui s’instaure, c’est-à-dire ce mou­ve­ment d’articulation entre la pen­sée et la parole, revig­ore et renou­velle ici ce que l’on a l’habi­tude d’appeler un sujet bateau. 

CR 

Œuvres théâ­trales

LA PASSION DU SECOND
LARRON
Pièce pour mar­i­on­nettes.
Créa­tion par le Théâtre
du Gibet à Namur, en 1974.
Prix Athé­na (Vir­ton, Bel­gique).
Prix inter­na­tion­al Diego Fab­bri.

LA FARCE DE L’AVEUGLE ET DU BOITEUX
Pièce pour mar­i­on­nettes.
Créa­tion par le Théâtre
du Gibet à Namur, en 1974.

JÉSUS ET SAINT PIERRE EN WALLONIE
Pièce pour mar­i­on­nettes.
Créa­tion par le Théâtre
du Gibet à Namur, en 1975.

LA LÉGENDE DE MONTAIGLE
Pièce pour mar­i­on­nettes.
Créa­tion par le Théâtre
du Gibet à Namur, en 1976.

LA TENTATION DE SAINT ANTOINE
Créa­tion par la Com­pag­nie
du Blé brûlé dans une mise
en scène de Mau­rice Michaux,
à la Mai­son de la Cul­ture
de Namur, le 13 juin 1984.

VESPER, NOX
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man,
Carnières, 1989.
Lec­ture scénique dans une mise
en voix de J.-M. Evrard
aux Bate­liers à Namur.
Prix Pro­mo­tion Théâtre 1988.
Dis­tri­b­u­tion : 1 homme, 1 femme

VIKTOR OU LE PÈRE POURRISSIER
Dif­fu­sion radio­phonique, sous
le titre L’HEURE DU CRAPAUD,
sur la RTBF en 1992.
Primé au Con­cours Wz/ en Scène,
Valen­ci­ennes, 1990.

VÊTIR LES NUS
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man,
recueil Démoc­ra­tie mosaïque 1,
Carnières, 1996.
Prix Une scène pour la
démoc­ra­tie, Brux­elles, 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 5 hommes muets,
1 voix off

Adap­ta­tion

LE PURGATOIRE
de Dante
Créa­tion dans une mise en scène
de Pierre Laroche au Théâtre
nation­al de Bel­gique, en 1992.

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Écrit par Corinne Rigaud
Corinne Rigaud est née à Orange, un trois avril. Elle a déjà dit qu’elle aimait les jupes de...Plus d'info
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