
NÉE À LA HESTRE le 21 décembre 1961.
Pascale Tison est d’abord une voix. Celle de l’émission Parole donnée sur Radio 3 où elle fait entendre les mots des autres, artistes ou philosophes. Déjà importent le phrasé, la musique et les silences. Pas vraiment comblée par ses études de lettres à Liège, Pascale Tison poursuit sa formation à Paris. Elle touche un peu au journalisme, collabore aux revues Saison de la danse et Ballet international. À ses yeux, c’est « écrire autour»… Alors, quand en 1988, l’association Promotion Théâtre organise un concours d’écriture de pièces en un acte, Pascale Tison franchit le pas et écrit LA RAPPORTEUSE. Le texte, primé, sera publié avant d’être mis en scène par l’auteur quelques années plus tard. Si, par le théâtre, Pascale Tison explore une situation très précise, intime, presque fermée, elle cherchera dans un premier roman, LE VELOURS DE PRAGUE, à ouvrir la perspective vers l’histoire.
La rapporteuse
UN HOMME et une femme parlent, ils éventrent des souvenirs qui se répondent en décalage. Chacun dit les failles, les écueils de la vie à deux. Chacun donne sa version des faits, sa vision d’un amour finissant. Elle, scrupuleusement, rapporte les plus petits détails en apparence anodins, qui, accumulés au fil du temps, ont miné l’amour. Ce que l’on a tu, ce que l’on n’a pas su ou pas compris… Et ce double monologue sonne comme un adieu où comme un bilan. Une cantate à deux voix, un processus de deuil. Les mots sont des armes pour vider — un peu — les frustrations. Ils sont aussi des remparts derrière lesquels s’abriter, se réfugier. Ces deux confidences se dévident dans un enchevêtrement de sentiments blessés et d’éclairs plus réalistes, teintés d’une ironie douce-amère.
ND
Œuvres théâtrales
LA RAPPORTEUSE
Publié aux Éditions Lansman,
Collection Théâtre en Tête, n°1, Carnières, 1989.
Réédition dans la collection Nocturnes Théâtre, en 1997.
Traduction en anglais d’Anne-Marie Glasheen à paraître en 1997.
Création dans une mise en scène de l’auteur à la Maison de la Culture de La Louvière, en mars 1992.
Traduit en néerlandais par Martine Ketelbutters.
Distribution : 1 femme, 1 homme
Durée : 1h30
LA CHUTE DES ÂMES
Publié aux Éditions Lansman, collection Théâtre à Vif, n°41, Carnières, 1994.
Création par la Compagnie AREA dans une mise en scène de l’auteur aux Rencontres Théâtre de Stavelot, en juillet 1994.
Prix Charles Plisnier 1996.
Distribution : 3 hommes
Durée : 2h

