Patricia Niedzwiecki
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Patricia Niedzwiecki

Le 1 Jan 1997
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PATRICIA NIEDZWIECKI (1958, Brux­elles), intel­lectuelle, dra­maturge, poly­glotte, a placé la femme, le lan­gage, au cen­tre de ses réflex­ions, de son écri­t­ure. Ce qui n’en exclut ni l’homme ni le silence. Ain­si, elle a écrit sa thèse de doc­tor­at sur la dif­féren­ci­a­tion sex­uelle dans la langue, elle est à la base du décret de la Com­mu­nauté française de 1994 sur la fémin­i­sa­tion des noms de méti­er et de fonc­tion. Par ailleurs, elle dirige active­ment l’‘IRDEC (Insti­tut de recherche pour le développe­ment de l’espace cul­turel européen). Ses travaux, ses com­bats nour­ris­sent ses livres théoriques (AU FÉMININ, Édi­tions Nizet, LES MOTS POUR LA DIRE, Édi­tions Labor… ), mais égale­ment son théâtre. Comme le dit Yves Bessières à pro­pos de MADAME ANTOINE (ce qui vaut aus­si pour RÉTRO): « Ce qui nous intéresse ici, c’est la femme en ce qu’elle a de com­mun avec l’être de tous les temps et ses prob­lèmes. » Avant d’écrire pour le théâtre, Patri­cia Niedzwiec­ki a hésité. Avait-t-elle quelque chose à dire de sin­guli­er ? En atten­dant la réponse, elle a biaisé : elle a été comé­di­enne, a mis en scène, a adap­té les pièces des autres. Mais elle n’a pas échap­pé au con­stat : c’est dans l’écri­t­ure qu’elle se réalise. Elle écrira donc, de son écri­t­ure économe, du théâtre et de la poésie. Cette dernière restera secrète. Son auteur Le trou­ve trop intime, trop triste. 

Rétro 

LES PERSONNAGES de ce poème dra­ma­tique, de ce spec­ta­cle total (théâtre, danse, musique) sont des fig­ures agglomérées. La danseuse et l’intruse (l’intruse dans la pen­sée de la danseuse ou la danseuse elle-même ?) sont con­stru­ites à par­tir d’Isadora Dun­can, Loïe Fuller, Sarah Bern­hardt…; le poète à par­tir de Jean Cocteau, Charles Plis­nier… Ils pren­nent leur vie, leur art en main. Et (s’)aiment en dehors des con­ven­tions.
Nous pour­rions dire qu’ils sont, dans leur essence, des métaphores de l’art libre et nou­veau de la pre­mière par­tie du XX° siè­cle et de son rap­port à l’histoire (les guer­res et l’an­tisémitisme). Nous Le pour­rions, mais nous ne toucheri­ons qu’une par­tie de leur être. Parce qu’il y a en eux aus­si de l’amour, de la chair. De la mort. Parce qu’ils sont avant tout mus par leur âme. Que c’est à par­tir d’elle qu’ils vivent, qu’ils créent. Que c’est pour la rejoin­dre qu’ils créent, qu’ils vivent. 

MZ

Œuvres théâ­trales

MADAME ANTOINE OU LA MÉMOIRE DE MARIEANTOINETTE
Pub­lié aux Édi­tions des Qua­tre-Vents, Paris, 1990.
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Cen­tre cul­turel Le Botanique, Brux­elles, en 1990.
Nou­velle ver­sion adap­tée par l’auteur, pour Nicole Colchat, créée par le Cen­tre théâ­tral de Namur dans une mise en scène de Bernard Debroux, en 1991.
Traduit en néer­landais, anglais, alle­mand, ital­ien, danois, sué­dois, polon­ais, espag­nol.
Dis­tri­b­u­tion : 5 femmes, 1 homme (1 femme dans l’adaptation jouée par Nicole Colchat)

RÉTRO
Pub­lié aux Édi­tions des Qua­treVents, Paris, 1993.
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur à l’hôtel Métropoleà Brux­elles, en févri­er 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 1 homme, 1 jeune chat­te ou 1 jeune chi­enne
Durée : 2h

Adap­ta­tions

THE NORMAL HEART
de Lar­ry Kramer, 1985 (Rideau de Brux­elles).

DE BLAUWE MAARSCHALK
de Johan Boo­nen,
Édilig/Théâtrales, Paris, 1986.

MEDEA
de Johan Boo­nen, Édilig/Théâtrales, Paris, 1986.

CLAM
de Deb­o­rah Levy, 1987

LES LIAISONS DANGEREUSES
de Chisto­pher Hamp­ton,
Théâtre roy­al Fla­mand, 1987 – 88

THREE ANNIES, BETTY LEMON, VARDALE, 4 PORTRAITS OF MOTHERS, THE MISTRESS d’Arnold Wesker

FRENCH GRAY de Joseph Bush, Édi­tions Dedalus, Anvers, 1989.

CHRABASZCZE de Mar­i­an Pankows­ki, Édi­tions Schoonbaert, 1989 – 1990.

MRS. KLEIN de Nico­las Wright, Édi­tions Dedalus, Anvers, 1989 – 1990.

DIEU LE VEUT de Claude Rap­pé, 1991.

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