Patrick Ridremont
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Patrick Ridremont

Le 1 Août 1997
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NÉ EN 1967. 

Il y a mille manières d’at­trap­er un virus. Le goût du spec­ta­cle vivant est inoculé à Patrick Ridremont par le ciné­ma, où il ne vibre qu’à ce qui stim­ule les zygo­ma­tiques, de Mack Sen­nett et Buster Keaton aux Mon­ty Python, en pas­sant par ce vir­tu­ose de la réplique qu’est Michel Audi­ard, qu’il ne rou­gi­ra jamais de citer par­mi ses références lorsqu’il en cisèlera lui-même. Il fait ses gammes à l’Institut des arts de dif­fu­sion, et tra­vaillera plus tard Molière avec Armand Del­campe, qui lui fera con­fi­ance comme auteur de textes dans L’IMPROMPTU DE BLOCRY. Mais il trou­vera bien­tôt « sa » mai­son à la Com­pag­nie des Galeries, tem­ple du rire tout pub­lic, où il se frotte aus­si bien à Ayck­bourn qu’à Mus­set, tout en étant de la Revue. La Ligue d’im­pro­vi­sa­tion sera son autre espace d’en­traîne­ment d’au­teur : dans la transe de l’in­ven­tion immé­di­ate, il décou­vre les infinies ressources de l’imag­i­na­tion mise au pied du mur. Une pièce est-elle autre chose que la dilata­tion de cette ful­gu­rance ? 

Le syn­drome Fat­sen­berg 

ON TOURNE, sans la moin­dre con­vic­tion ni inven­tion, un de ces télé­films policiers comme il s’en con­fec­tionne tant à la petite semaine. Tout cela se passe dans une rou­tine morne, qui n’est drôle que par ses stéréo­types. À ceci près qu’un fig­u­rant crève les pla­fonds de la mal­adresse, et que le réal­isa­teur est saisi d’un mal étrange, que l’on nomme « syn­drome Fat­sen­berg ». Très vite, la machine s’’emballe, une pro­duc­trice dépêchée sur les lieux voit dans le fig­u­rant-cat­a­stro­phe la chance de l’entreprise : c’est autour de lui que se pour­suiv­ra le pro­jet. Et Le tout est entraîné dans un accéléra­teur de par­tic­ules hila­rantes, qui s’efforce d’in­staller dans la durée d’une pièce entière la ner­vosité d’un sketch ou d’une joute d’amuseurs. 

JDD

LE SYNDROME FATSENBERG
Créa­tion dans une mise en scène de Bernard Cog­ni­aux au Théâtre des Galeries, en sep­tem­bre 1995.

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