Philippe Blasband
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Philippe Blasband

Le 16 Août 1997
Muriel Jacobs, Michèle Schor, Jacqueline Bollen, Claire Bodson, dans LES MANGEUSES DE CHOCOLAT de Philippe Blasband, mise en scène de l’auteur. Photo Jorge Léon/Coto de Caza.
Muriel Jacobs, Michèle Schor, Jacqueline Bollen, Claire Bodson, dans LES MANGEUSES DE CHOCOLAT de Philippe Blasband, mise en scène de l’auteur. Photo Jorge Léon/Coto de Caza.
Muriel Jacobs, Michèle Schor, Jacqueline Bollen, Claire Bodson, dans LES MANGEUSES DE CHOCOLAT de Philippe Blasband, mise en scène de l’auteur. Photo Jorge Léon/Coto de Caza.
Muriel Jacobs, Michèle Schor, Jacqueline Bollen, Claire Bodson, dans LES MANGEUSES DE CHOCOLAT de Philippe Blasband, mise en scène de l’auteur. Photo Jorge Léon/Coto de Caza.
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NÉ À TÉHÉRAN en 1964. 

Philippe Blas­band est un gri­ot, un con­teur dont l’imag­i­naire s’est nour­ri au gré des pays tra­ver­sés par ses par­ents. Il habit­era en Angleterre, aux USA, en Iran avant de s’établir à Brux­elles. Après des études de mon­teur à l’INSAS, il com­mence à écrire. Il signe des scé­nar­ios et bien­tôt, un roman, DE CENDRES ET DE FUMÉES, paru chez Gal­li­mard (prix Rossel). Son pre­mier texte dra­ma­tique répond à un défi lancé par le comé­di­en Pierre Sarte­naer, un après-midi, à la ter­rasse d’un café : com­ment intro­duire l’interactivité dans l’écri­t­ure et au théâtre ? La ques­tion excite l’imag­i­na­tion de Philippe Blas­band. Il écrit LA LETTRE DES CHATS, sa pre­mière pièce, que Pierre Sarte­naer crée à la scène.
Romanci­er (MAX ET MINNIE, son troisième roman, paraît en 1996), scé­nar­iste, auteur dra­ma­tique, réal­isa­teur et met­teur en scène, Philippe Blas­band scrute, dans une sorte d’ur­gence, toutes les pos­si­bil­ités de racon­ter. Sem­blant suiv­re sere­ine­ment un chemin qui le con­duira entre autres en rési­dence d’écri­t­ure à l’Ate­lier Sainte-Anne durant la sai­son 1995 – 1996. 

La let­tre des chats

BRUXELLES, ses quat­tiers, ses gares, ses ter­rains vagues, son palais de jus­tice… Deux héros, deux per­son­nages prin­ci­paux : l’av­o­cat Mau­rice Korokows­ki et l’Iranien Ros­tam Kod­jähi. Un cer­tain nom­bre d’in­trigues pos­si­bles, une série d’aven­tures poten­tielles. Pour les con­stru­ire, pour choisir le déroule­ment : le pub­lic, lecteur ou spec­ta­teur. C’est à lui de jouer. Com­ment Les deux hommes se sont-ils ren­con­trés ? Com­bi­en de fois ? Pourquoi Ros­tam Kod­jâhi court-il à tra­vers la ville ? Qui Le pour­suit ? Pourquoi ces chats sont-ils assis autour de Mau­rice Korokows­ki, atten­tifs ?
Au hasard de la pro­gram­ma­tion, toutes les cer­ti­tudes s’effondrent, toutes Les vérités se défont. L’en­quête poli­cière prend des allures étranges. Approcherons-nous du mys­tère, du secret ? Quelle est cette langue très anci­enne, orig­inelle peut-être, que par­lent encore les chats ? Le con­teur nous a prévenus : « La vérité est un réseau de men­songes. » 

Le masque du drag­on 

L’UNE VIENT de la région des Lacs ; l’autre, de la région des Collines. Autre­fois rivales, elles s’allient aujourd’hui pour lut­ter con­tre la guerre que se font leurs pays. Leur arme ? Un con­te, l’histoire du masque du drag­on, qu’elles veu­lent livr­er aux gens d’i­ci. Mais ici, en Occi­dent, les gens ont le ciné­ma, la télévi­sion et le cédérom ; ici, ils sont pressés et les images leur tien­nent lieu de con­tes… Lac et Colline n’ont que leur corps et leur voix.
Pour­tant, peu à peu, elles racon­tent l’ini­ti­a­tion de Li, leur héroïne, qui apprend l’art mar­tial suprême inter­dit aux femmes, le fameux masque du drag­on. La légende révèle alors une femme en révolte con­tre l’ordre et qui apprend à se bat­tre. 

Philippe Blas­band se veut passeur d’his­toires, attaché à l’idée d’un théâtre qui con­serve et trans­mette la mémoire. Influ­encée par le ciné­ma et la cul­ture ori­en­tale, sa tech­nique d’écri­t­ure explore les pos­si­bil­ités de la forme, les mul­ti­ples vari­a­tions de la struc­ture. Et si ses textes touchent sou­vent au sens du secret, du mys­tère, ils égratig­nent aus­si nos frus­tra­tions et nos inhi­bi­tions (UNE CHOSE INTIME, LES MANGEUSES DE CHOCOLAT) ou rail­lent plus franche­ment des com­porte­ments soci­aux et un état de la société (JEF, FILATURES). 

ND

Œuvres théâ­trales

LA LETTRE DES CHATS
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man,
col­lec­tion Théâtre à Vif, n° 24,
Carnières, 1992.
Créa­tion dans une mise en scène
de Stéphane Olivi­er à l’Ate­lier
Sainte-Anne, Brux­elles,
en novem­bre 1992.
Dis­tri­b­u­tion : 1 homme
Durée : 1h30

UNE CHOSE INTIME
Pub­lié en ital­ien dans une
tra­duc­tion de Nico­lo Sta­bile
aux Teatrum Mun­di Edi­zioni,
Paler­mo, 1994.
Créa­tion dans une mise en scène
de l’auteur au Théâtre du Grand
Par­quet, Brux­elles,
en décem­bre 1993.
Créa­tion annon­cée en
néer­landais, dans une tra­duc­tion
de Wal­ter Tille­mans, et une
mise en scène de l’auteur
au Raamthe­ater d’An­vers,
en sep­tem­bre 1997.
Dis­tri­b­u­tion : 1 homme,
1 femme
Durée : 1h

OÙ ES-TU, SAMMY REBENSKI ?
Créa­tion par le groupe théâ­tral
ama­teur La Mag­naner­ie-UPJB
dans une mise en scène de
Richard Kalisz, en févri­er 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 7 femmes,
12 hommes, des fig­u­rants,
des musi­ciens
Durée : 1h30

JEF
Créa­tion par Tran­squin­quen­nal
dans une mise en scène
de Frédéric Fonteyne
à l’Ancienne École vétéri­naire,
Brux­elles, en févri­er 1995.
Créa­tion annon­cée
en néer­landais dans une
tra­duc­tion de Wal­ter Tille­mans
et une mise en scène de l’auteur
au Raamthe­ater d’An­vers,
en sep­tem­bre 1997.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes,
1 femme
Durée : 1h30

FILATURES
Créa­tion par Tran­squin­quen­nal,
dans le cadre du Kun­sten­fes­ti­val
des Arts, dans une mise en scène
de l’auteur, à Brux­elles,
en mai 1995.

LE MASQUE DU DRAGON
Créa­tion dans une mise en scène
de Véronique Dumont
à l’Ate­lier Sainte-Anne,
en décem­bre 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes
Durée : 1h30

LES MANGEUSES DE CHOCOLAT
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man,
col­lec­tion Noc­turnes Théâtre,
n°19, Carnières, 1996.
Créa­tion dans une mise en scène
de l’auteur à l’Atelier
Sainte-Anne, en févri­er 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 4 femmes
Durée : 1h30

L’INVISIBLE
Créa­tion dans une mise en scène
de José Bespros­vany
au Théâtre Le Pub­lic, Brux­elles,
en jan­vi­er 1997.
Dis­tri­b­u­tion : 1 homme
Durée : 1h

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Écrit par Nancy Delhalle
Nan­cy Del­halle est pro­fesseure à l’Université de Liège où elle dirige le Cen­tre d’Etudes et de Recherch­es sur...Plus d'info
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BOIVIN, ALAIN, Alfred, Serge, Léopold. Né à Charleroi le 20 juin 1948. L’aligne­ment anodin de ces prénoms met finale­ment en exer­gue les valeurs essen­tielles que l’on a cru recon­naître dans le tra­vail théâ­tral de l’auteur…

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