NÉ À MALMÉDY en 1953.
Agrégé de l’enseignement universitaire en philosophie, docteur ès lettres, docteur en médecine…, Philippe Caspar n’offre pas a priori le profil type de l’auteur dramatique. L’écriture a pourtant toujours été une de ses préoccupations, et les publications jalonnent sa carrière. D’abord pour rendre compte de sa pratique et de ses recherches, comme par exemple L’ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES HANDICAPÉES MENTALES. Puis le hasard veut qu’à la faveur d’une rencontre, une organisatrice des Nuits de Belœil lui demande s’il n’a pas une idée pour une saison consacrée à Mozart. Philippe Caspar a plus qu’une idée, un projet réactivant son intérêt pour le théâtre, souvenir d’enfance et de ses premiers pas sur scène. En 1991, la gageure est d’écrire un texte intégrant la musique dans sa structure même, de renouveler le genre du spectacle total. L’expérience s’avérant concluante, la formule a été reconduite. V a‑t-il un point commun entre des préoccupations aussi diverses que le statut de l’œuf fécondé humain et l’interrogation des grands mythes dans l’écriture dramatique ?Oui, le souci d’explorer les fragilités de l’être humain, qu’elles soient physiques ou mentales. Jusqu’à s’en remettre à La fragilité de l’instant de la représentation, de la confrontation avec le public.
Peer Gynt ou le hâbleur
PEER GYNT veut être lui-même. Vantard avec sa mère, il l’abreuve d’histoires dont il est le grand héros. Orgueilleux et bagarreur avec ses contemporains, il leur jette au visage sa réussite future. Beau parleur avec les femmes, il ne sera séduit que par la seule capable de lui résister, Solveig. Mais il ne peut rester près d’elle. Car Peer Gynt veut être roi. Quitte à ce que ce soit d’un peuple de monstres : « Qu’importe l’empire, pourvu que j’en sois le maître. » Solveig viendra Le sauver une première fois. Comme la prémonition de son salut, il imagine de rester avec elle pour mener une vie paisible. Mais il n’est pas encore assez sage. Il repart pour : « Devenir empereur par la puissance de l’or. » Nouvelle étape dans sa quête qui le mènera à rencontrer le Diable et le Fondeur de boutons, métaphore du gardien des portes de l’au-delà. C’est encore Solveig qui viendra le sauver, définitivement cette fois. « Me rendant à moi-même. Enfin. » Les légendes norvégiennes constituent les sources communes à Henrik Tbsen et à Philippe Caspar. Ainsi nous retrouvons ici des personnages du long poème dramatique de l’auteur norvégien. Comme inscrite dans l’écriture même, Philippe Caspar inclut l’exécution d’extraits de la musique composée initialement par Edvard Grieg pour le PEER GYNT d’Ibsen.
VT
Œuvres théâtrales
IL COMBATTIMENTO DI TANCREDI E CLORINDA
d’après Claudio Monteverdi
Publié aux Éditions Les Éperonniers, 1992.
Création dans une mise en scène de Charles Kleinberg, dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1992.
Distribution : 1 femme, 5 hommes et de petits rôles
Durée : 1h
ROBERT SCHUMANN : AUX CONFINS DE LA NUIT
Publié aux Éditions de l’Harmattan, 1994.
Création dans une mise en scène de Charles Kleinberg,
dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1994.
Distribution : 2 femmes, 10 hommes et de petits rôles, 1 chœur, des musiciens, des chanteurs
Durée : 1h
PEER GYNT OU LE HÂBLEUR
Publié aux Éditions de l’‘Harmattan, coll. Théâtre des cinq Continents, 1995.
Création dans une mise en scène de Jonathan Fox dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1995.
Distribution : 4 femmes et 1 soprano, 8 hommes
Durée : 1h15
BEETHOVEN
Publié aux Éditions de l’Harmattan, coll. Théâtre des cinq Continents, 1996.
Création dans une mise en scène de Jonathan Fox, dans le cadre des Nuits de La Hulpe, en 1996.
Distribution : 3 femmes, 5 hommes
Durée : 2h
Adaptation
LE VOYAGE DE MOZART À PRAGUE
Adaptation de la nouvelle d’‘Eduard Môrike, MOZART AUF DER REISE NACH PRAG.
Création dans une mise en scène de Charles Kleinberg, dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1991.
Distribution : 4 femmes, 5 hommes et des figurants
Durée : 1h

