Philippe Caspar
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Philippe Caspar

Le 12 Août 1997
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NÉ À MALMÉDY en 1953. 

Agrégé de l’enseignement uni­ver­si­taire en philoso­phie, doc­teur ès let­tres, doc­teur en médecine…, Philippe Cas­par n’of­fre pas a pri­ori le pro­fil type de l’auteur dra­ma­tique. L’écri­t­ure a pour­tant tou­jours été une de ses préoc­cu­pa­tions, et les pub­li­ca­tions jalon­nent sa car­rière. D’abord pour ren­dre compte de sa pra­tique et de ses recherch­es, comme par exem­ple L’ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES HANDICAPÉES MENTALES. Puis le hasard veut qu’à la faveur d’une ren­con­tre, une organ­isatrice des Nuits de Belœil lui demande s’il n’a pas une idée pour une sai­son con­sacrée à Mozart. Philippe Cas­par a plus qu’une idée, un pro­jet réac­ti­vant son intérêt pour le théâtre, sou­venir d’en­fance et de ses pre­miers pas sur scène. En 1991, la gageure est d’écrire un texte inté­grant la musique dans sa struc­ture même, de renou­vel­er le genre du spec­ta­cle total. L’ex­péri­ence s’avérant con­clu­ante, la for­mule a été recon­duite. V a‑t-il un point com­mun entre des préoc­cu­pa­tions aus­si divers­es que le statut de l’œuf fécondé humain et l’in­ter­ro­ga­tion des grands mythes dans l’écriture dra­ma­tique ?Oui, le souci d’ex­plor­er les fragilités de l’être humain, qu’elles soient physiques ou men­tales. Jusqu’à s’en remet­tre à La fragilité de l’in­stant de la représen­ta­tion, de la con­fronta­tion avec le pub­lic. 

Peer Gynt ou le hâbleur 

PEER GYNT veut être lui-même. Van­tard avec sa mère, il l’abreuve d’his­toires dont il est le grand héros. Orgueilleux et bagar­reur avec ses con­tem­po­rains, il leur jette au vis­age sa réus­site future. Beau par­leur avec les femmes, il ne sera séduit que par la seule capa­ble de lui résis­ter, Solveig. Mais il ne peut rester près d’elle. Car Peer Gynt veut être roi. Quitte à ce que ce soit d’un peu­ple de mon­stres : « Qu’im­porte l’empire, pourvu que j’en sois le maître. » Solveig vien­dra Le sauver une pre­mière fois. Comme la pré­mo­ni­tion de son salut, il imag­ine de rester avec elle pour men­er une vie pais­i­ble. Mais il n’est pas encore assez sage. Il repart pour : « Devenir empereur par la puis­sance de l’or. » Nou­velle étape dans sa quête qui le mèn­era à ren­con­tr­er le Dia­ble et le Fondeur de bou­tons, métaphore du gar­di­en des portes de l’au-delà. C’est encore Solveig qui vien­dra le sauver, défini­tive­ment cette fois. « Me ren­dant à moi-même. Enfin. » Les légen­des norvégi­en­nes con­stituent les sources com­munes à Hen­rik Tbsen et à Philippe Cas­par. Ain­si nous retrou­vons ici des per­son­nages du long poème dra­ma­tique de l’auteur norvégien. Comme inscrite dans l’écri­t­ure même, Philippe Cas­par inclut l’exé­cu­tion d’ex­traits de la musique com­posée ini­tiale­ment par Edvard Grieg pour le PEER GYNT d’Ib­sen. 

VT 

Œuvres théâ­trales

IL COMBATTIMENTO DI TANCREDI E CLORINDA
d’après Clau­dio Mon­tever­di
Pub­lié aux Édi­tions Les Éper­on­niers, 1992.
Créa­tion dans une mise en scène de Charles Klein­berg, dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1992.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 5 hommes et de petits rôles
Durée : 1h

ROBERT SCHUMANN : AUX CONFINS DE LA NUIT
Pub­lié aux Édi­tions de l’Harmattan, 1994.
Créa­tion dans une mise en scène de Charles Klein­berg,
dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 10 hommes et de petits rôles, 1 chœur, des musi­ciens, des chanteurs
Durée : 1h

PEER GYNT OU LE HÂBLEUR
Pub­lié aux Édi­tions de l’‘Harmattan, coll. Théâtre des cinq Con­ti­nents, 1995.
Créa­tion dans une mise en scène de Jonathan Fox dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 4 femmes et 1 sopra­no, 8 hommes
Durée : 1h15

BEETHOVEN
Pub­lié aux Édi­tions de l’Harmattan, coll. Théâtre des cinq Con­ti­nents, 1996.
Créa­tion dans une mise en scène de Jonathan Fox, dans le cadre des Nuits de La Hulpe, en 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 3 femmes, 5 hommes
Durée : 2h

Adap­ta­tion

LE VOYAGE DE MOZART À PRAGUE
Adap­ta­tion de la nou­velle d’‘Eduard Môrike, MOZART AUF DER REISE NACH PRAG.
Créa­tion dans une mise en scène de Charles Klein­berg, dans le cadre des Nuits de Belœil, en 1991.
Dis­tri­b­u­tion : 4 femmes, 5 hommes et des fig­u­rants
Durée : 1h

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