Pierre Guyaut-Genon
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Pierre Guyaut-Genon

Le 1 Jan 1997
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HOMME DES ONDES et de la presse, fam­i­li­er des micros et des rédac­tions, ce pro­duc­teur à la RTBF, né à Uccle (Brux­e­les) en 1950, abor­de la lit­téra­ture par ses volets les plus acces­si­bles, les plus pop­u­laires. L’ac­tu­al­ité l’incite à la couler sous la forme de romans policiers, et les récents évène­ments, en Bel­gique, ne man­quent pas de lui fournir de la matière pre­mière.
Ses livres aux titres col­orés (ROUGE NOVEMBRE, NOIR CORBEAU, JAUNE FAUVE, tous parus chez Quo­rum) passent « les affaires », les faits divers trau­ma­ti­sants qui ont affec­té son pays, et plus par­ti­c­ulière­ment le Bra­bant wal­lon, au prisme de l’imaginaire qui, dans son cas, ne va pas sans fan­taisie, féroce quelque­fois. L’on ressent la même ironie sen­si­ble dans la pièce qu’il a adressée, par le biais de son inter­prète, Leonil McCormick, comme en con­fi­dence ami­cale aux spec­ta­teurs de la grange trans­for­mée en théâtre sur la place d’It­tre1. Et pour ce qui est de la verve dévas­ta­trice — sa col­lab­o­ra­tion avec l’humoriste Richard Ruben, dont il a coécrit l’inénarrable MARIAGE DE GONZAGUE —, il n’a rien à crain­dre de per­son­ne.

Le bon dernier 

IL A QUELQUE CHOSE du Curé de Cucug­nan et de Don Camil­lo, ce bon abbé Bau­douin Jadoul qui coule des jours pais­i­bles lové dans sa petite paroisse comme tail­lée sur mesure pour lui. Il vit seul, mais il ne l’est jamais. Il a son chien, Vagabond, et ses ouailles, dont il sait les vices autant que les ver­tus. Ceux-là sont bénins, ceux-ci sont mod­estes, il les observe de son œil bien­veil­lant et jamais dupe. Mali­cieux, ce pré­posé aux fins dernières sait lui aus­si savour­er les nour­ri­t­ures ter­restres. Dans son petit univers, le monde ne débar­que pas. Sauf à tra­vers son Pep­pone à lui, Julien Fas­ben­der, le pré­posé à la mai­son de la cul­ture, dont il n’aime pas les idées, mais appré­cie la com­pag­nie. On est à ras de la vie de tous Les jours, dans un petit coin du monde où l’on donne du « m’’gamin » à son chien. Une époque s’effondre, et son dernier représen­tant vit ses ultimes journées. Quand il s’éteindra, tout une bib­lio­thèque de sou­venirs s’effondrera en même temps. 

JDD

LE BON DERNIER
Pub­lié aux Édi­tions Quo­rum, Ottig­nies, 1994.
Créa­tion par le Théâtre de la Valette dans une mise en scène de Jacques Her­bet, à Ittre (Bel­gique), le 7 avril 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 1 homme

  1. Le Théâtre de la Valette à Ittre, un vil­lage proche de Brux­elles. ↩︎
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