Pierre Hupet
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Pierre Hupet

Le 1 Jan 1997
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NÉ À NAMUR en 1961.

Pierre Hupet aime les auteurs con­trastés, exces­sifs et trou­ve la langue française idéale pour la per­ver­sion et le cynisme. Voilà déjà de bonnes raisons pour se met­tre à écrire. Il en est une autre. Pierre Hupet s’en­gage très tôt dans le réseau asso­ci­atif comme ani­ma­teur cul­turel. Là, le théâtre en tant que moyen d’ex­pres­sion immé­di­ate­ment acces­si­ble devient un out­il de tra­vail. Pierre Hupet joue et met en scène.
En 1992, il écrit SADE ou LE MIROIR DE L’ABSENCE et obtient le prix de lit­téra­ture dra­ma­tique 1993 de la Province de Liège, pro­longé par une pub­li­ca­tion. En 1994, c’est la Com­mu­nauté française qui dis­tingue la pièce. À quelque dis­tance de l’écri­t­ure dra­ma­tique, Pierre Hupet, juriste de for­ma­tion, s’oc­cupe aujourd’hui des réfugiés poli­tiques. 

Sade ou Le miroir de l’absence 

ENFONCÉ dans un fau­teuil et dans un mutisme sur­prenant, le mar­quis de Sade écoute les can­di­dates à un poste de cham­brière égren­er un pas­sage par­ti­c­ulière­ment cru de JUSTINE OU LES MALHEURS DE LA VERTU. Dix-huit jeunes femmes se sont déjà suc­cédé quand entre Thérèse. La spon­tanéité, la naïveté et l’as­sur­ance dont elle fait preuve con­trastent immé­di­ate­ment avec le cli­mat un peu per­vers, un peu trou­ble qui entoure le mar­quis. Cette « can­dide déter­mi­na­tion » donne à Thérèse la force de crier son indig­na­tion. Et l’image que ses mots tis­sent sont le miroir que Sade recherche. « L’homme con­tre­fait trou­ve aus­si des miroirs qui le ren­dent beau… » Thérèse accepte de rester. Elle sera Jus­tine, égérie du man­u­scrit qu’il faut achev­er. Entre elle et Sade, un com­bat s’en­gage pour faire tomber les masques. Com­bat de la ver­tu et de la lux­u­re qui ne sont peut-être qu’un égal men­songe… Le mar­quis s’agrippe à l’or­age, au ver­tige, à la vio­lence, dés­espéré par l’amour que lui offre Jus­tine, par ce que cache ce « miroir de l’ab­sence…» Écrite dans une langue très tra­vail­lée, la pièce ne recherche pas la vérité biographique. Les dia­logues y jouent à voil­er et dévoil­er, empreints de grav­ité, de révolte et tout à la fois chargés d’ironie et de sen­su­al­ité.

ND 

SADE ou LE MIROIR DE L’ABSENCE
Pub­lié aux Édi­tions du CEFAL,  Liège, 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 6 hommes, 4 femmes, fig­u­rants, danseurs
Durée : 1h30 

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Écrit par Nancy Delhalle
Nan­cy Del­halle est pro­fesseure à l’Université de Liège où elle dirige le Cen­tre d’Etudes et de Recherch­es sur...Plus d'info
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