René Bizac
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René Bizac

Le 17 Août 1997
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NÉ À BRIVE-LA-GAILLARDE en 1962.

Il y a longtemps que son intérêt pour le théâtre et l’écri­t­ure détour­nait René Bizac du cur­sus clas­sique « études — emploi sta­ble » qui aurait dû être le sien. Les encour­age­ments d’un de ses lecteurs le poussent à faire le pas — « On écrit dans le regard des autres » dit-il —, et en 1988, il décide de suiv­re ce désir qui s’est fait besoin. Il enchaîne alors les presta­tions de comé­di­en, dra­maturge, met­teur en scène — de ses pièces et de celles de ses com­plices —, tout en pour­suiv­ant son tra­vail d’au­teur, au sein du Théâtre de l’Ex­il. C’est en exerçant sa pre­mière activ­ité pro­fes­sion­nelle, très éloignée du théâtre, qu’il a com­mencé à écrire ses pre­miers textes. Écri­t­ure-bouf­fée d’air pour pou­voir tenir. Aujourd’hui, il respire libre­ment dans sa démarche.
Les « traces » : notion et inter­ro­ga­tion récur­rente dans les écrits de René Bizac. Traces de l’ex­is­tence : les car­nets —- mémoire du per­son­nage amnésique du ZINC (traces de l’amnésie du père de l’auteur, son héritage), sans quoi il ne pour­rait être sûr d’être vivant, traces de l’existence des autres à tra­vers le per­son­nage d’Andrea, dans ESSUF, qui ne cesse de déter­rer des stat­uettes, preuves de pas­sages précé­dents. 

Essuf

AUGUST, ANDRÉA, HUGO, trois per­son­nages vic­times d’un dou­ble enfer­me­ment volon­taire. Enfer­me­ment spa­tial tout d’abord, puisqu’ils sont sur une Île apparem­ment privée de tout con­tact avec une autre terre, enfer­me­ment men­tal ensuite : cha­cun tourne en rond dans sa tête, et con­scient de l’immobilisme et de l’inactivité que cela entraîne, sans savoir com­ment y remédi­er et sans pou­voir le sup­port­er, cha­cun va ten­ter d’en ren­dre respon­s­able l’autre ou les deux autres. Mais ils ont une chance de s’en sor­tir : Le Touareg, le nomade dont le nom représente la prin­ci­pale qual­ité ; il s’ap­pelle l’Homme. Il se pose sur l’île comme un ange ou un oiseau, guidé par son besoin pri­maire de repos ou de nour­ri­t­ure. C’est Le témoignage d’une cul­ture du mou­ve­ment, d’un peu­ple nomade, qui sait préserv­er sa sta­bil­ité, l’en­tité Touareg. Étrangère à tous, cette cul­ture illus­trant la sou­p­lesse va révéler la rigid­ité de ces humains qui croient encore pou­voir impos­er : qui son idée de l’ar­chi­tec­ture, qui celle de la pein­ture, qui celle de la mémoire.
Au tra­vers de ces per­son­nages, la pièce traite de cette dou­ble néces­sité chez l’homme : se créer, avoir des points d’an­crage, mais aus­si ce besoin de tou­jours aller voir ailleurs. Les traces de la cul­ture Touareg, pro­posées pat l’auteur, agis­sent comme révéla­teur des failles des per­son­nages et pro­posent une autre vision du monde, qui peut faire fig­ure d’alternative. 

VT

Œuvres théâ­trales

SIBÉRIE
Créa­tion dans une mise en scène
de Guy Rom­baux et de l’auteur
au Cen­tre cul­turel de Joli-Bois
à Brux­elles, en 1988.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes
Durée : 40 min­utes

LE ZINC
Pub­lié aux Édi­tions du Groupe
Aven, Col­lec­tion textes,
n° 5, Brux­elles, 1990.
Créa­tion dans une mise en scène
de François Beuke­laers
au Théâtre de l’Exil à Brux­elles,
en 1990.
Dis­tri­b­u­tion : 3 hommes
Durée : 1h15

ESSUF
Écrit en 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes,
3 hommes
Durée : 2h

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