
NÉ À BRUXELLES en 1935.
Artiste peintre au départ, il est très tôt attiré par Le monde théâtral, pour lequel il déploie une vaste activité d’illustrateur, d’affichiste, de concepteur de fresques. Mais la littérature le requiert tout autant, ce qu’il concilie en réalisant, pour la presse, des chroniques illustrées de destinées célèbres. Lecteur passionné de littérature américaine, il s’inspire très naturellement dans sa première pièce de la vie passionnée de Carson McCullers. Mais sa curiosité littéraire le pousse également à consacrer des études à Marcel Arland. Il exerce par ailleurs une activité régulière de conseiller auprès du Théâtre du Parc, dont il rédige les programmes, et suit de près les activités des Baladins du Miroir, troupe de théâtre itinérant qui lui rappelle les temps héroïques du Chariot de Thespis.
Le singe dans la bouteille
CARSON MCCULLERS a épousé deux fois Reeves. Une première fois à la veille du succès de son premier livre, qui fut fatal au couple. Une deuxième fois au lendemain de la guerre, lorsque Reeves était rentré au pays nanti de l’aura du libérateur. Couple maudit, voué à la dépendance mutuelle et à des déchirements incessants, il déboucha sur une rupture définitive. C’est à ce moment que l’auteur s’immisce dans la situation, lorsque Reeves se retrouve seul en France, avant de se résoudre, quelques mois après leur séparation, à se donner la mort dans un hôtel parisien. Deux Américains, David et Carlotta, viennent l’interroger, parce qu’ils sont avides d’en savoir plus long sur ce que fut cette passion funeste. Reeves va les utiliser comme exutoires de son drame personnel. Et révéler ainsi devant ces témoins qu’il prend à partie et sur lesquels il projette sa détresse Les cercles de ce qui fut à la fois un paradis et un enfer conjugaux. Le personnage de Carson McCullers, l’auteur de L’AMOUR EST UN CHASSEUR SOLITAIRE, apparaît en creux dans cette évocation indirecte où elle est cependant omniprésente.
JDD
Œuvres théâtrales
LE SINGE DANS LA BOUTEILLE
Publié chez l’auteur,
Bruxelles, 1989.
Création radiophonique, dans une mise en ondes d’Anne Lemaître, sur France-Culture, en juillet 1991.
Création par le Rideau de Bruxelles, dans une mise en scène de Jean-Claude Idée, le 8 janvier 1992.
Distribution : 2 hommes, 2 femmes
Durée : 2h
LES SANCTUAIRES DE VICTORIA SWAN
Création au Théâtre du Parc, dans une mise en scène de Jean-Claude Idée, le 22 avril 1993.
LES VOYAGES DE MAX ET LÉNA
Lecture-spectacle à l’Atelier
Théâtral de Louvain-la-Neuve en 1993.

