NÉ À LULUABOURG, Zaïre, en 1950.
Un théâtre de marionnettes improvisé dans un garage et des petites histoires qu’on invente pour les copains du quartier, il n’en faut pas plus pour lui insuffler le plaisir du texte. À dix-sept ans, il joue Mercutio dans une troupe d’amateurs, mais n’aimant pas la traduction qu’on lui fait jouer, il réécrit sa propre version. Vingt ans plus tard, sa traduction de ROMÉO ET JULIETTE sera jouée à l’abbaye de Villers-la-Ville. Entre-temps, il travaille à Europ Assistance, devient responsable de la promotion culturelle de divers magazines puis conseiller culturel à la Commission communautaire française. Les traductions et adaptations se succèdent depuis dix ans avec comme point de départ, dans la plupart des cas, le plaisir d’offrir à tel ou tel comédien un rôle ou une pièce. Pour LA NUIT DES ROIS qu’il a traduit récemment, il s’est efforcé, comme pour ses précédents Shakespeare, de respecter les différents niveaux de langage voulus par l’auteur. Se considérant plus traducteur littéraire qu’adaptateur, il tente de restituer la saveur de la langue originale.
Le fils des trois mousquetaires
ADAPTÉE DU ROMAN de Pierre Cami, cette comédie de cape et d’épée, entrecoupée d’intermèdes musicaux, utilise les ingrédients du récit d’aventure et du conte de fée avec un plaisir non dissimulé. Tout y est : la pauvre orpheline confiée par sa mère avant de mourir à un brave homme, un terrible secret que celui-ci ne pourra révéler à la jeune fille qu’au jour de ses dix-huit ans, un méchant duc, Tristan de Macabreux, amateur de chair fraîche, un prince charmant qui apparaît toujours au bon moment et qui n’est autre que le fils des trois mousquetaires, des combats, un enlèvement, des portes dérobées, une évasion de la Bastille, un serviteur fidèle mais peu courageux et très gourmand, une fin qui finit bien et pour donner plus de piment à l’ensemble encore : quelques éléments franchement surréalistes ; un croisement entre un chien et un mouton qui parle, et un jeune homme à la tête de veau, dissimulé sous un masque de fer, à l’ombre d’un cachot.
TD
Adaptations au théâtre
MARIE STUART
de Dacia Maraini
Création dans une mise en scène
de l’auteur au Théâtre du Grand
Midi, Bruxelles, en 1986.
Distribution : 3 femmes
et 1 musicien jouant
du clavecin
ROMÉO ET JULIETTE
de Shakespeare
Création dans une mise en scène
de Frédéric Dussenne à l’abbaye
de Villers-la-Ville, en 1988.
TURANDOT
de Gozzi
Création par l’Atelier Théâtre
du Préau, en 1992.
LA MÉGÈRE APPRIVOISÉE
de Shakespeare
Création dans une mise en scène
de Jonathan Fox au château
du Karreveld, en 1993.
PETER PAN
Création par la troupe de théâtre
amateur Les Bourges, en 1995.
LE FILS DES TROIS MOUSQUETAIRES
d’après le roman de Pierre Cami
Création dans une mise en scène
de Jean-Pierre Friche au château
du Karreveld, en 1994.
Distribution : 14 comédiens
Durée : 2 heures
LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ
de Shakespeare
Création par les Baladins
du Miroir au Festival de Spa,
en 1995.
LA NUIT DES ROIS
Création dans une mise en scène
d’Éric Lefèvre au château
du Karreveld, en été 1997.
LEÇON D’AMOUR
de Dacia Maraini
LE PROCÈS DE MARIEANTOINETTE
d’après les minutes du procès

