NÉ À BRUXELLES en 1962.
Après une formation au Conservatoire de Bruxelles dans la classe d’André Debaar, Serge Kribus joue beaucoup au théâtre et au cinéma. Il écrit sa première pièce, ARLOC, en 1987. Remarqué et encouragé par Jean-Claude Grumberg, il a écrit depuis plusieurs autres pièces. « Dans sa première pièce, Serge Kribus traite les questions les plus graves et les plus actuelles, l’immigration, l’intégration, le racisme, avec la pudeur de l’humour et la feinte naïveté du conteur. Il nous plonge dans l’univers du conte de fée philosophique, à la manière légère et profonde du XVIII : siècle : il nous fait redécouvrir avec un regard neuf — le regard de l’autre — la réalité que nous croyions la plus proche, celle de notre société ; et il nous aide à exorciser, par le jeu du théâtre, nos peurs et nos révoltes. » (Alain Satgé)
Arloc
L’ECCLATTAMBOUR est en guerre. Arloc doit absolument partir. Avant de mourir, son grand-père lui a demandé d’aller raconter à tout le monde l’histoire de son pays pour que cesse la guerre : le vent a poussé vers le soleil le grand tambour dont la peau a explosé, les éclats retombés sur le tambour sont devenus des hommes, nés d’un son. Arloc arrive en Belgique dans les valises d’un couple de touristes, Jeanne et Léon. Petit à petit, il travaillera dans l’épicerie de Léon, rencontrera leur fille, Juliette, qui mettra au monde un petit Juloc. Une nuit, Arloc fait un cauchemar, il se réveille transformé, comprend alors qu’il n’est pas né d’un son, et que raconter l’histoire d’Ecclattambour ne va pas arrêter la guerre.
Le grand retour de Boris Spielman
UN PÈRE débarque chez son fils. Le père est un vieux comédien, il va rejouer. Le fils est au chômage, et sa femme vient de le quitter. Le père est toujours un peu largué, le fils, toujours un peu nerveux. Le père est dur, mais fragile. Le fils, c’est l’inverse, il est fragile mais dur. Bref, ils s’aiment beaucoup et donc s’engueulent tout le temps. « Dessine-moi un Juif » demandera le fils. Comment dire l’indicible ? Comment poser la question de l’identité ? Comment transmettre l’expérience de la douleur ? Comment hurler qu’on voudrait tout changer, comment avouer qu’on est ce qu’on est ?Le quotidien des gens qui souffrent est burlesque.
Fragmenté, ludique, violent, intime, naïf, intelligent, le théâtre de Serge Kribus multiplie les personnages, les situations, les ellipses de temps. Jamais il ne joue la grandiloquence, toujours il reste au plus près de l’être humain et de ses blessures. Qu’elles soient dues aux agressions de la société, de la mort, de l’amour. Et si nous pouvons le qualifier de théâtre de la violence, il s’y glisse toujours énormément d’étonnement, de compassion et d’humour.
Œuvres théâtrales
ARLOC
Publié aux Éditions Actes Sud — Papiers, Paris, 1993.
Création dans une mise en scène de Jorge Lavelli au Théâtre national de la Colline à Paris, en 1996.
Prix triennal de littérature dramatique attribué par la Commission de la Communauté française de Belgique, en 1996.
Durée : 2h10
ANTONIN ET MÉLODIE
Publié aux Éditions Actes Sud — Papiers, Paris, 1996.
Création dans une mise en scène de Pietro Pizzuti, dans le cadre du festival Premières Rencontres, du Théâtre de Poche, Bruxelles, en septembre 1994.
Reprise au Théâtre Le Public à Bruxelles, en 1996.
Durée : 2h
LE GRAND RETOUR DE BORIS SPIELMAN
Publié aux Éditions Actes Sud — Papiers, Paris, 1993.
Création dans une mise en scène de Layla Nabulsi et de l’auteur au Théâtre de Poche, Bruxelles, en 1995.
Prix Beaumarchais et Prix du Public dans le cadre des Paroles d’auteurs au Théâtre de l’Est parisien, en 1995.
Prix Tenue de Ville du meilleur auteur 1996.
Durée : 1h15
MAX ET GILBERTE
Une séquence du spectacle
RUPTURES.
Publié aux Éditions du Groupe Aven, 1996.
Création dans une mise en scène de Thierry Debroux à l’Espace Senghor, Bruxelles, en 1994.
Durée : 15 minutes
COMMENT S’EN SERVIR
À paraître aux Éditions Actes Sud — Papiers en 1997.
Pièce écrite dans le cadre de Brèves d’ailleurs.
Bourse d’écriture de la Fondation Beaumarchais pour la rédaction de CAGOUL (inédit), en 1992.
Prix de la découverte théâtrale attribué par la Commission de la Communauté française de Belgique en 1994.



