Serge Kribus
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Serge Kribus

Le 1 Août 1997
Gilles Ségal et Serge Kribus dans LE GRAND RETOUR DE BORIS SPIELMAN de Serge Kribus, mise en scène de l’auteur et de Layla Nabulsi au Théâtre de Poche, 1995.
Gilles Ségal et Serge Kribus dans LE GRAND RETOUR DE BORIS SPIELMAN de Serge Kribus, mise en scène de l’auteur et de Layla Nabulsi au Théâtre de Poche, 1995.
Gilles Ségal et Serge Kribus dans LE GRAND RETOUR DE BORIS SPIELMAN de Serge Kribus, mise en scène de l’auteur et de Layla Nabulsi au Théâtre de Poche, 1995.
Gilles Ségal et Serge Kribus dans LE GRAND RETOUR DE BORIS SPIELMAN de Serge Kribus, mise en scène de l’auteur et de Layla Nabulsi au Théâtre de Poche, 1995.
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NÉ À BRUXELLES en 1962. 

Après une for­ma­tion au Con­ser­va­toire de Brux­elles dans la classe d’An­dré Debaar, Serge Kribus joue beau­coup au théâtre et au ciné­ma. Il écrit sa pre­mière pièce, ARLOC, en 1987. Remar­qué et encour­agé par Jean-Claude Grum­berg, il a écrit depuis plusieurs autres pièces. « Dans sa pre­mière pièce, Serge Kribus traite les ques­tions les plus graves et les plus actuelles, l’im­mi­gra­tion, l’in­té­gra­tion, le racisme, avec la pudeur de l’hu­mour et la feinte naïveté du con­teur. Il nous plonge dans l’univers du con­te de fée philosophique, à la manière légère et pro­fonde du XVIII : siè­cle : il nous fait redé­cou­vrir avec un regard neuf — le regard de l’autre — la réal­ité que nous croyions la plus proche, celle de notre société ; et il nous aide à exor­cis­er, par le jeu du théâtre, nos peurs et nos révoltes. » (Alain Sat­gé) 

Arloc

L’ECCLATTAMBOUR est en guerre. Arloc doit absol­u­ment par­tir. Avant de mourir, son grand-père lui a demandé d’aller racon­ter à tout le monde l’histoire de son pays pour que cesse la guerre : le vent a poussé vers le soleil le grand tam­bour dont la peau a explosé, les éclats retombés sur le tam­bour sont devenus des hommes, nés d’un son. Arloc arrive en Bel­gique dans les valis­es d’un cou­ple de touristes, Jeanne et Léon. Petit à petit, il tra­vaillera dans l’épicerie de Léon, ren­con­tr­era leur fille, Juli­ette, qui met­tra au monde un petit Juloc. Une nuit, Arloc fait un cauchemar, il se réveille trans­for­mé, com­prend alors qu’il n’est pas né d’un son, et que racon­ter l’histoire d’Ecclattambour ne va pas arrêter la guerre. 

Le grand retour de Boris Spiel­man 

UN PÈRE débar­que chez son fils. Le père est un vieux comé­di­en, il va rejouer. Le fils est au chô­mage, et sa femme vient de le quit­ter. Le père est tou­jours un peu largué, le fils, tou­jours un peu nerveux. Le père est dur, mais frag­ile. Le fils, c’est l’in­verse, il est frag­ile mais dur. Bref, ils s’ai­ment beau­coup et donc s’engueulent tout le temps. « Des­sine-moi un Juif » deman­dera le fils. Com­ment dire l’indicible ? Com­ment pos­er la ques­tion de l’i­den­tité ? Com­ment trans­met­tre l’ex­péri­ence de la douleur ? Com­ment hurler qu’on voudrait tout chang­er, com­ment avouer qu’on est ce qu’on est ?Le quo­ti­di­en des gens qui souf­frent est bur­lesque. 

Frag­men­té, ludique, vio­lent, intime, naïf, intel­li­gent, le théâtre de Serge Kribus mul­ti­plie les per­son­nages, les sit­u­a­tions, les ellipses de temps. Jamais il ne joue la grandil­o­quence, tou­jours il reste au plus près de l’être humain et de ses blessures. Qu’elles soient dues aux agres­sions de la société, de la mort, de l’amour. Et si nous pou­vons le qual­i­fi­er de théâtre de la vio­lence, il s’y glisse tou­jours énor­mé­ment d’étonnement, de com­pas­sion et d’hu­mour.

Œuvres théâ­trales

ARLOC
Pub­lié aux Édi­tions Actes Sud — Papiers, Paris, 1993.
Créa­tion dans une mise en scène de Jorge Lavel­li au Théâtre nation­al de la Colline à Paris, en 1996.
Prix tri­en­nal de lit­téra­ture dra­ma­tique attribué par la Com­mis­sion de la Com­mu­nauté française de Bel­gique, en 1996.
Durée : 2h10

ANTONIN ET MÉLODIE
Pub­lié aux Édi­tions Actes Sud — Papiers, Paris, 1996.
Créa­tion dans une mise en scène de Pietro Piz­zu­ti, dans le cadre du fes­ti­val Pre­mières Ren­con­tres, du Théâtre de Poche, Brux­elles, en sep­tem­bre 1994.
Reprise au Théâtre Le Pub­lic à Brux­elles, en 1996.
Durée : 2h

LE GRAND RETOUR DE BORIS SPIELMAN
Pub­lié aux Édi­tions Actes Sud — Papiers, Paris, 1993.
Créa­tion dans une mise en scène de Lay­la Nabul­si et de l’auteur au Théâtre de Poche, Brux­elles, en 1995.
Prix Beau­mar­chais et Prix du Pub­lic dans le cadre des Paroles d’au­teurs au Théâtre de l’Est parisien, en 1995.
Prix Tenue de Ville du meilleur auteur 1996.
Durée : 1h15

MAX ET GILBERTE
Une séquence du spec­ta­cle

RUPTURES.
Pub­lié aux Édi­tions du Groupe Aven, 1996.
Créa­tion dans une mise en scène de Thier­ry Debroux à l’E­space Sen­g­hor, Brux­elles, en 1994.
Durée : 15 min­utes

COMMENT S’EN SERVIR
À paraître aux Édi­tions Actes Sud — Papiers en 1997.
Pièce écrite dans le cadre de Brèves d’ailleurs.

Bourse d’écri­t­ure de la Fon­da­tion Beau­mar­chais pour la rédac­tion de CAGOUL (inédit), en 1992.
Prix de la décou­verte théâ­trale attribué par la Com­mis­sion de la Com­mu­nauté française de Bel­gique en 1994.

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