Thierry Debroux
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Thierry Debroux

Le 1 Août 1997
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NÉ À BRUXELLES en 1963. 

Thier­ry Debroux a les pieds sur terre mais rêve de la lune et des étoiles. Après une for­ma­tion de comé­di­en à l’IN­SAS, il prend la plume pour libér­er des per­son­nages du car­can réal­iste. Pour libér­er le rire et la gai­eté. C’est un ate­lier d’écri­t­ure dirigé par Michel Vinaver qui lui donne l’im­pul­sion déci­sive. Il y écrit sa pre­mière pièce, D’UNE. Aus­sitôt, il crée sa pro­pre com­pag­nie, le Théâtre Au Lieu. Les pièces de Thier­ry Debroux nais­sent du hasard de ses ren­con­tres : ren­con­tre de son his­toire famil­iale (TERMINI ROMA), ren­con­tre d’une ville (MOSCOU NUIT BLANCHE), d’un clown tra­vail­lant à l’hôpi­tal pour les enfants malades (LE CLOWN ET L’ENFANT SOMBRE)… Des chan­sons qu’il écrit pour Audrey Engle­bert aux comédies musi­cales qui Le fasci­nent (il en écrit trois); des planch­es où il joue et met en scène, à l’as­so­ci­a­tion REPLIQ qu’il cofonde au sein de la SACD pour la pro­mo­tion des auteurs dra­ma­tiques en Bel­gique, Thier­ry Debroux aime chin­er. Pour s’é­ton­ner, pour sur­pren­dre le spec­ta­teur, il con­fronte les univers et les per­son­nages jusqu’à ce que la réal­ité vac­ille. Ici com­mence un monde baroque. 

Ter­mi­ni Roma 

ROME. Un hôtel minable à l’heure où se répand l’odeur de la soupe. Dans une cham­bre au papi­er peint de mau­vais goût, un homme n’en finit pas de dif­fér­er son sui­cide. Il s’apitoie, pathé­tique, sur sa vie, son rêve de gloire, sa car­rière d’ac­teur infor­tuné. Et la faim lui tord le ven­tre. Près de lui, une jeune femme venue de nulle part, une image de la mort, lui oppose une vision moins théâ­trale de sa vie : la femme et l’en­fant qu’il a aban­don­nés, sa lâcheté et cette façon de pleur­er sur lui-même… L’homme implore puis se dérobe. Le temps d’une con­fes­sion, dit-il. « Quand la peste vous laisse avec des morts, n’importe quelle présence fait l’affaire. […} Ce fut Louise mais peut-être qu’un chien aurait suf­fi. » Le temps pour elle de chang­er de rôle, de devenir l’en­fant de l’en­fant aban­don­née. Pour­ra-t-elle se libér­er de ce des­tin de femme délais­sée 

La nuit du 21 juil­let 1969 

QU’EST-CE QUI FAIT courir Louis en cette nuit d’été alors qu’il vient de tomber en panne de voiture sur une route déserte ? Pas un garag­iste. Pas Marie-Odile, sa femme, qu’il laisse sur le bas-côté de la route. Serait-ce cette roulotte où Lucien Lafleur lui pro­pose la lune ? Ce Lucien Lafleur a des airs bien étranges pour un humain… Et quand il offre à Louis la com­pag­nie d’une de ses trois filles, il con­viendrait de se méfi­er de ces demoi­selles qui lisent dans les étoiles. Louis hésite. Il ne veut man­quer à aucun prix un moment unique dans l’histoire de l’humanité : le pre­mier pas de l’homme sur la lune. En fait, Louis cherche un poste de télévi­sion. Mais l’homme est faible et, comme Louis est un homme, il entre dans La roulotte. Dieu et maque­reau, Lucien Lafleur est pour­tant bien embêté car son com­merce demande une dis­cré­tion que la venue de Marie-Odile ne garan­tit guère ! Un dénoue­ment bur­lesque s’im­pose : Marie-Odile et Louis se retrou­vent devant leur téléviseur, les pieds posés à même la pous­sière lunaire. Et si la chem­inée de leur salon a dis­paru, ce n’est pas vrai­ment grave puisqu’à sa place, s’a­vance un cos­mo­naute… 

Thier­ry Debroux entrelace le réel et le théâtre, le jeu et le poids de vérité du jeu. Il met en scène des vies et les his­toires de ces vies. La réal­ité y prend les couleurs du fan­tas­tique et de l’humour. 

ND 

Œuvres théâ­trales

D’UNE
Lec­ture publique
dans le cadre d’un stage
dirigé par Michel Vinaver
à la Mai­son de la Bel­lone,
Brux­elles, en 1987.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 4 hommes
Durée : 20 min­utes

CROONER
Créa­tion par le Théâtre Au Lieu
dans une mise en scène d’Ève Bon­fan­ti à La Samar­i­taine,
Brux­elles, en avril 1991.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes
dont un comé­di­en sachant jouer du piano
Durée : 1h45

TERMINI ROMA
Pub­lié aux Édi­tions du Groupe
Aven, Brux­elles, 1992.
Ver­sion bilingue français­néer­landais, pub­liée aux Édi­tions Lans­man, Carnières, 1996.
Créa­tion par le Théâtre Au Lieu dans une mise en scène
de l’auteur au Théâtre du Grand Par­quet, Brux­elles, en sep­tem­bre 1992.
Pre­mier Prix du Jeune Théâtre de la Com­mis­sion
com­mu­nau­taire française en 1992.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 1 homme
Durée : 1h30

JE VAIS BIEN
Une scène de RUPTURES, spec­ta­cle col­lec­tif
Pub­lié aux Édi­tions du Groupe Aven, Brux­elles, 1996.
Créa­tion à l’E­space Sen­g­hor, Brux­elles, 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 1 homme
Durée : 5 min­utes

MOSCOU NUIT BLANCHE
Pub­lié, avec LE CLOWN ET L’ENFANT SOMBRE, aux Édi­tions
Lans­man, col­lec­tion Théâtre à Vif, n° 56, Carnières, 1996.
À paraître en russe dans la revue L’Àge d’or.
Lec­ture publique par Philippe Sireuil à La Char­treuse
de Vil­leneuve-lez-Avi­gnon, en juil­let 1994.
Nou­velles lec­tures publiques à Brux­elles et à Paris, en 1996.
Créa­tion à Moscou en mars 1997.
Traduit en anglais.
Primé (bourse à la créa­tion) par la Direc­tion des spec­ta­cles
du min­istère français de la Cul­ture.
Dis­tri­b­u­tion : 2 femmes, 3 hommes
Durée : 1h

LE CLOWN ET L’ENFANT SOMBRE
Pub­lié, avec MOSCOU NUIT BLANCHE, aux Édi­tions Lans­man, col­lec­tion Théâtre à Vif, n° 56, Carnières, 1996.
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Rideau de Brux­elles, en mars 1994.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 2 hommes, 1 enfant
Pièce écrite pour être acces­si­ble aux per­son­nes sour­des.
Dans ce cas, un acteur sup­plé­men­taire est néces­saire.
Durée : 1h05

LA NUIT DU 21 JUILLET 1969
Lec­ture publique au Vaude­ville, Brux­elles, en novem­bre 1996.
Dis­tri­b­u­tion : 4 femmes,
4 hommes
Durée : 1h30

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Écrit par Nancy Delhalle
Nan­cy Del­halle est pro­fesseure à l’Université de Liège où elle dirige le Cen­tre d’Etudes et de Recherch­es sur...Plus d'info
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