Veronika Mabardi
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Veronika Mabardi

Le 1 Août 1997
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Veronika Mabardi
Veroni­ka Mabar­di

SA GÉOGRAPHIE famil­iale et les aven­tures généalogiques de ceux qui l’ont précédée lui ont don­né le goût des his­toires anci­ennes et des langues exo­tiques dont on ne pressent que la musique. Elle a aus­si entretenu, sans grande dif­fi­culté, un pen­chant hérédi­taire pour les déplace­ments et la ren­con­tre. Son écri­t­ure est le résul­tat impro­visé, mais oblig­a­toire, du mélange de tous ces ingré­di­ents. Elle ne peut pas con­cevoir d’écrire autrement. Elle aimerait pouss­er plus fort son rêve de métis­sage et inven­ter — qui sait — un nou­veau sabir. Habituée à tra­vailler dans un espace col­lec­tif où l’échange « empathique » est priv­ilégié, elle nous dit enfin — faut-il la croire ? — qu’elle n’écrirait peut-être pas si on ne le lui demandait pas. Veroni­ka Mabar­di est née à Lou­vain en 1962. Mem­bre fon­da­trice des Ate­liers de l’Échange (1986 – 1996) où elle a pu écrire, jouer et met­tre en scène, elle est aujourd’hui pro­fesseur en human­ités-théâtre à l’Académie d’Ot­tig­nies-Lou­vain-la-Neuve. 

Titre pro­vi­soire 

FRÉDÉRIC DUSSENNE1 a demandé à Veroni­ka Mabar­di d’écrire un texte, on pour­rait dire, à brûle-pour­point, sur « le besoin d’amour et la sit­u­a­tion de représen­ta­tion »2. Sans pré­pa­ra­tion et au fur et à mesure du jeu des acteurs, Veroni­ka Mabar­di a écrit ce qui lui va le mieux : un texte dra­ma­tique qui doit toute son inten­sité au regard d’une femme sur l’é­mo­tion de l’autre.
Plus que les autres pièces, TITRE PROVISOIRE nous dit ce qu’est l’écri­t­ure pour Veroni­ka Mabar­di : une his­toire soli­taire, ouverte comme un hall de gare, qui cherche, au hasard des pas­sages, la ren­con­tre de forces dif­férentes pour être au plus juste de ce qui doit être dit. Le texte est éton­nant parce que juste­ment, au départ, on ne sait pas ce qui doit être dit ; on se laisse aller à Le lire et après avoir mâchon­né la dernière phrase, on s’aperçoit, un peu sur­pris, que tout a été dit ou presque. Le pro­jet de TITRE PROVISOIRE mérit­erait d’être mis en regard du texte de Peter Hand­ke, VOYAGE AU PAYS SONORE OU L’ART DE LA QUESTION : l’écri­t­ure relève de la même énergie, un peu celle de l’écri­t­ure automa­tique des sur­réal­istes sans le sur­réal­isme. Un mou­ve­ment res­pi­ra­toire ali­men­té par des pen­sées « préoc­cupées » qui don­nent à la langue écrite le débit inin­ter­rompu du théâtre non dia­logué. Et puis un plateau, un acteur, une actrice et n’im­porte quoi d’autre pourvu qu’il y ait pré­texte à pos­er des ques­tions.
«Creuse tou­jours, soupire la taupe, tu fini­ras bien par savoir ce que tu cherch­es. »3

CR

Œuvres théâ­trales

CASSANDRE-GRAFFITI
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man, col­lec­tion Théâtre à Vif, n° 3, Carnières, 1990.
Créa­tion par les Ate­liers de l’Échange, dans une mise en scène de Frédéric Dussenne, au
Nou­veau Théâtre de Bel­gique, Brux­elles, en 1990.
Dis­tri­b­u­tion : 2 hommes, 1 femme

TITRE PROVISOIRE
Pub­lié aux Édi­tions Lans­man, col­lec­tion Théâtre à Vif, n° 36, Carnières, 1993.
Créa­tion par les Ate­liers de l’Échange, dans une mise en scène de Frédéric Dussenne, à l’É­den (Mai­son de la Cul­ture) à Charleroi, en 1993.
Dis­tri­b­u­tion : le nom­bre des per­son­nages est vari­able suiv­ant les choix dra­maturgiques. Idem pour la durée.

MALJOYEUSE
Roman écrit entre 1989 et 1995, en cours d’adap­ta­tion théâ­trale.
Lec­ture de la pre­mière ver­sion de cette adap­ta­tion, dans une présen­ta­tion de Jean-Marie Piemme, aux ren­con­tres de Théâtre Ouvert.
Dis­tri­b­u­tion : 4 hommes, 4 femmes

MADELEINE
Créa­tion dans une mise en scène de l’auteur au Cer­cle Ste-Anne, Brux­elles, en 1994.
Prix SACD de la créa­tion théâ­trale 1995.
Dis­tri­b­u­tion : 1 femme, 1 homme

LES PAVILLONS
Com­mande de Jean-Marie Piemme dans le cadre d’un pro­jet sur les péchés cap­i­taux.
Lec­ture publique au Théâtre de la Bal­samine, Brux­elles, en 1997.

  1. Acteur, met­teur en scène, fon­da­teur de la com­pag­nie théâ­trale les Ate­liers de l’Échange. ↩︎
  2. Dix­it Frédéric Dussenne ↩︎
  3. Veroni­ka Mabar­di. ↩︎
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Écrit par Corinne Rigaud
Corinne Rigaud est née à Orange, un trois avril. Elle a déjà dit qu’elle aimait les jupes de...Plus d'info
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Par Thierry Debroux
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