
NÉ À BUJUMBURA (Burundi), le 24 octobre 1965.
Deux ans de philologie romane à l’Université, une année de scénographie à La Cambre, « Je me trompe beaucoup » avoue-t-il, et puis l’entrée au Conservatoire d’art dramatique de Bruxelles, et la rencontre avec Pietro Pizzuti à qui il confie la lecture de sa première pièce, TRANSIT. À partir de là, Pizzuti agit comme un véritable « stimulateur » de l’écriture. Sous son impulsion, Marganne écrit un conte d’après les frères Grimm, puis LA BELLE AU Bois DORMANT destinée à un spectacle en plein air dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville et coécrite avec la comédienne Laurence Vielle. Vient ensuite la pièce RÉSEAU qu’il écrit à partir d’improvisations d’élèves du Conservatoire. Cette approche de l’écriture semble bien lui convenir puisqu’il vient de reproduire l’expérience avec des élèves de fin d’humanités. Il est également l’auteur de recueils de poésie parus aux éditions l’Arbre à Paroles et figure dans l’anthologie des jeunes poètes belges.
Transit
UN APPARTEMENT presque vide. Un homme et une femme en fransit attendent l’expiration du bail pour quitter le lieu. Les meubles sont déjà partis, mais eux semblent s’accrocher, non par nostalgie, mais parce qu’ils aimeraient être sûrs de ne pas avoir envie de « prendre chacun un peu de solitude ». Suspendus dans cette attente, ils s’amusent à s’inventer des vies de rechange, improvisent des rencontres, des situations et s’avouent par fiction interposée des écarts qu’ils ont commis et qui, loin de les séparer, les rapprochent au contraire.
La pièce est courte et vive. La langue, souvent réaliste, se permet par moments des échappées ludiques : les personnages jouent sur les mots, en inventent et prennent plaisir à les faire sonner et résonner.
TD
Œuvres théâtrales
TRANSIT
Écrit en 1990.
Distribution : 1 homme, 1 femme
Durée : 1h
LA BELLE AU Bois DORMANT
Coécrit avec Laurence Vielle.
Création dans une mise en scène de Pietro Pizzuti à Villersla-Ville, en 1994.
Distribution : 15 hommes, 19 femmes
Durée : 3h30
RÉSEAU
Création dans une mise en scène de Pietro Pizzuti au Conservatoire royal de Bruxelles, en juin 1995, et repris au Théâtre de la Toison d’Or, Bruxelles, en 1996.

