OUI ! On peut dire et répéter après d’autres que Xavier Percy est né en Belgique en 1963. Qu’il a obtenu en 1984 un Premier Prix d’art dramatique au Conservatoire de Bruxelles. Qu’on le retrouve à l’affiche de nombreux théâtres bruxellois de 1982 à 1992. Qu’il a joué dans un spectacle qui a du mal à en finir avec son succès1. Qu’il a été remarqué par Jorge Lavelli pour lequel il a travaillé depuis 1992.
Oui et oui ! Qu’il est avant tout comédien. Et pourtant… Xavier Percy est très embarrassé lorsqu’on lui demande : « Si tout à coup, vous n’aviez qu’un seul moyen d’expression, lequel choisiriez-vous ? Le jeu ou l’écriture ? »
Après un silence et quelques hésitations, Xavier Percy emmènera la conversation ailleurs. Il parlera de beaucoup de choses et essentiellement de ce qu’il aime, de ce qu’il admire ou le fait rêver. Parfois et certainement par politesse, il tentera une réponse.
Xavier Percy est un acteur qui écrit et qui ne comprend pas pourquoi il devrait être tout à coup ou bien aveugle ou bien sourd. Il a une vitalité de création qu’il n’épargne pas et qu’il donne sans demi-mesure au théâtre et à travers lui, aux autres. On ne s’étonnera pas alors d’avoir affaire à une écriture du corps où chaque phrase est un geste qui frappe solide et juste, parce qu’il a trouvé sa vitesse et sa pertinence dans l’espace du jeu.
Au bout du désert
PARCE «…Que la terre est de plus en plus belle loin de chez soi »2 et parce qu’il faut sûrement aller au-delà de son palier pour connaître vraiment ceux que l’on aime, un père et son fils se retrouvent ensemble au bout du désert, après des années de séparation. Ils tombent en panne et doivent vivre et supporter une promiscuité à laquelle ils n’étaient pas habitués. Ils vont ouvrir les yeux et se voir pour la première fois : le père, vieux baroudeur, alcoolique, 58 ans ; le fils, Bobby, 30 ans et économiste. Entre les rires et la colère, les sentiments font leur chemin et les deux hommes, connaissance.
AU BOUT DU DÉSERT est une pièce réaliste qui tient compte de la psychologie de ses personnages. Elle se situe dans une veine dramaturgique où il s’agit de raconter une histoire, une vraie, qui, depuis le début jusqu’à la fin, nous dialogue comment les protagonistes pensent, agissent, intriguent et finissent par soulager un conflit trois fois noué. Parce qu’il joue sur des critères émotionnels classiques et fait parler des personnages qui nous ressemblent, Xavier Percy nous donne un théâtre qui se lit « cul sec » et jusqu’à plus soif.
CR
Œuvres théâtrales
GOSSES DE MERDE !
Coécrit avec Isabelle Quadens.
Création par la Compagnie de la Fiancée lunaire, dans une mise en scène de Xavier Percy, au café-théâtre du Nain Jaune, Bruxelles, en octobre 1992.
Distribution : 5 adolescents (3 garçons, 2 filles), 1 adulte
Durée : 1h 30
GOSSES DE MERDE II -
LE RETOUR
Coécrit avec Isabelle Quadens.
Création par la Compagnie de la Fiancée lunaire, dans une mise en scène de Xavier Percy, aux Tréteaux de Bruxelles, en février 1994.
Distribution : 5 adolescents (3 garçons, 2 filles), 1 adulte
Durée : 1h 30
CHIENS DANS UN BAC À SABLE
Lecture radiophonique sur Radio-Montréal en mars 1995.
Distribution : 2 femmes, 1 adolescent
Durée : 1h 30
AU BOUT DU DÉSERT
Publié aux Éditions Lansman,
collection Théâtre à Vif, n° 54, Carnières, 1995.
Lecture-spectacle organisée par le Magasin d’Écriture théâtrale à l’Espace Senghor, Bruxelles, en septembre 1994.
Lecture publique au Théâtre Essaïon, Paris, en mars 1996.
Distribution : 2 hommes
Durée : 1h 30

