Le Théâtre Royal du Parc
Non classé

Le Théâtre Royal du Parc

Le 12 Oct 1998
Article publié pour le numéro
Théâtre en images-Couverture du Numéro 58-59 d'Alternatives ThéâtralesThéâtre en images-Couverture du Numéro 58-59 d'Alternatives Théâtrales
58 – 59
Article fraîchement numérisée
Cet article rejoint tout juste nos archives. Notre équipe le relit actuellement pour vous offrir la même qualité que nos éditions papier. Pour soutenir ce travail minutieux, offrez-nous un café ☕

Le Théâtre Roy­al du Parc fut con­stru­it en 1782 par les frères Bul­tos. Ils voulaient don­ner à Brux­elles un de ces Vaux-Hall tant à la mode à Lon­dres et à Paris. Dans ses salons se don­naient des bals. On y venait au café. Il y avait des bou­tiques de pro­duits lux­ueux. S’y jouaient aus­si des spec­ta­cles var­iés, mais dans une salle qui n’était pas encore à pro­pre­ment par­ler un théâtre.

Le pub­lic adop­ta tout de suite ce lieu de diver­tisse­ment. Forts de ce suc­cès, les frères Bul­tos déci­dent d’ajouter une vraie salle de théâtre à leur étab­lisse­ment. Des enfants s’y pro­duisirent. Acteurs, danseurs, fig­u­rants de sept à qua­torze ans jouent des comédies, des proverbes, des opéras ou des pan­tomimes adap­tés à leurs pos­si­bil­ités. C’est ce petit théâtre qui prit le nom de Théâtre du Parc.

Peu à peu des forains et des gens de cirques vien­nent inve­stir le lieu. Mais le pub­lic n’est pas très nom­breux. Pour l’attirer, les pro­gram­ma­teurs invi­tent des pres­tidig­i­ta­teurs et organ­isent des soirées fan­tas­tiques. On ne jouait que trois fois par semaine et rarement dans des salles combles.

Le des­tin du théâtre change en 1869, quand il se voue à la comédie. Les artistes les plus en vue de l’époque vien­nent y jouer. Le lieu devient réputé. On établit un réper­toire, forme une troupe. Des tournées sont organ­isées à 1 etranger.

En 1874, la salle est entière­ment rénovée. Elle accueille Coquelin, Réjane ou Sarah Bern­hard, la Comédie-Française mais aus­si le Théâtre Libre d’Antoine, Lugné Poe ou Maeter­linck.

Les Alle­mands réqui­si­tion­nent le théâtre pen­dant la pre­mière guerre mon­di­ale. Il est donc rénové en 1919, sous la direc­tion de Vic­tor Red­ing. Lui suc­cè­dent son fils René puis Roger Red­ing ; en 1970, Feuillen Simon etJean Ner­gal. Celui-ci donne au théâtre son statut « d’Etablissement d’utilité publique » et reste son directeur jusqu’en 1987.

Aujourd’hui dirigé par Yves Larec, le théâtre sera fer­mé d’avril à sep­tem­bre 1999 afin de réalis­er d’importants travaux de réfec­tion.

Non classé
2
Partager
auteur
Écrit par Liliane Wouters
Lil­iane Wouters est poète, dra­maturge et tra­duc­trice. L’ensemble de son oeu­vre poé­tique est rassem­blé dans le recueil Tous...Plus d'info
Partagez vos réflexions...

Vous aimez nous lire ?

Aidez-nous à continuer l’aventure.

Votre soutien nous permet de poursuivre notre mission : financer nos auteur·ices, numériser nos archives, développer notre plateforme et maintenir notre indépendance éditoriale.
Chaque don compte pour faire vivre cette passion commune du théâtre.
Nous soutenir
Précédent
Suivant
Article publié
dans le numéro
Théâtre en images-Couverture du Numéro 58-59 d'Alternatives Théâtrales
#58 – 59
mai 2025

Théâtres en images

Précédent
11 Oct 1998 — ON PASSE par la cour d’une école, avec, collée aux fenêtres, des dessins d’enfants, puis on pénètre dans un foyer…

ON PASSE par la cour d’une école, avec, col­lée aux fenêtres, des dessins d’enfants, puis on pénètre dans un foy­er aux murs som­bres où toute la mémoire de la com­pag­nie décore les cimais­es. Chez Yvan…

Par Jacques De Decker
La rédaction vous propose

Bonjour

Vous n'avez pas de compte?
Découvrez nos
formules d'abonnements

Mot de passe oublié ?
Mon panier
0
Ajouter un code promo
Sous-total