Joël Jouanneau, L’HYPOTHÈSE, 1987
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Joël Jouanneau, L’HYPOTHÈSE, 1987

Le 18 Juil 2003
Article publié pour le numéro
Festival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives ThéâtralesFestival d'Avignon 1980-2003-Couverture du Numéro 78-79 d'Alternatives Théâtrales
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L'HYPOTHÈSE de Robert Pinget, mise en scène Joël Jouanneau, avec David Warrilow, photo Brigitte Enguerand.
L’HYPOTHÈSE de Robert Pinget, mise en scène Joël Jouan­neau, avec David War­rilow, pho­to Brigitte Enguerand.

Pour le Fes­ti­val, l’espace des Péni­tents blancs est, en mineur, ce que la Cour est en majeur. Aux déploiements épiques du palais répon­dent ici les spec­ta­cles de for­mat réduit, véri­ta­bles con­cen­trés de théâtre qui récla­ment le regard de près. Regard qui cherche son bon­heur dans l’acteur. Pareille con­cen­tra­tion lui est favor­able car elle exalte sa présence au point de la ren­dre intense, fasci­nante et, par­fois, éprou­vante. Les Péni­tents blancs ont servi d’écrin à des comé­di­ens mémorables : Dominique Val­adié, Red­jep Mitro­vit­sa, Mar­tial di Fon­zo Bo, Valérie Dréville. Espace qui leur a servi d’écrin.
Ici aus­si Joël Jouan­neau révéla l’art sub­til de celui qui devien­dra son acteur : David War­rilow. L’HYPOTHÈSE de Robert Pinget scel­la leur alliance. Tout met­teur en scène, lorsqu’il parvient à l’adéquation par­faite avec un inter­prète qui sat­is­fait toutes ses attentes, éprou­ve un sen­ti­ment de pléni­tude que le spec­ta­cle laisse voir. Comme dans cette HYPOTHÈSE où l’écriture de Pinget, mélange de bur­lesque et de lyrisme, révélait son entière musi­cal­ité. David et Joël sem­blaient se fréquenter depuis longtemps tant leur entente était forte. Ils restèrent insé­para­bles jusqu’à LA DERNIÈRE BANDE où, dans la minus­cule salle Chris­t­ian Bérard du théâtre de l’Athénée, on entendait encore l’écho de ce spec­ta­cle inau­gur­al que fut L’HYPOTHÈSE. De cet accord partagé nous fûmes les témoins. Sa péren­nité ne nous a pas éton­né.
Les pactes con­clus aux Péni­tents blancs se sont tou­jours con­fir­més. Pour preuve Alain Françon et Dominique Val­adié, Ana­tolii Vas­siliev et Valérie Dréville, Matthias Lang­hoff et Mar­tial di Fon­zo Bo. Lieu béni pour des noces de théâtre.

Georges Banu.

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Écrit par Georges Banu
Écrivain, essay­iste et uni­ver­si­taire, Georges Banu a pub­lié de nom­breux ouvrages sur le théâtre, dont récemment La porte...Plus d'info
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mai 2025

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