Deux silhouettes, non moins reconnaissables au premier coup d’oeil : l’une, celle de Napoléon, contemplant son rêve, Moscou, découpé telle une carte postale chromo dans les pages d’un fabuleux et gigantesque livre en relief. Et l’autre, en respectueux retrait, veillant sur le premier. Ils ne regardent pas dans la même direction. Dans le farouche et joyeux « remake » de nos manuels d’Histoire, où à chaque instant nous émerveillent courts-circuits anachroniques et déflagrations physiques et poétiques, Courcoult et sa bande réinventent avec coeur, mais sans innocence, un théâtre populaire à 360 degrés de latitude.
Odile Quirot.



